Band 
Tome second. AL - AOU.
Seite
342
JPEG-Download
 

34-2 AME

genre particulier, assez voisin de l’alcanadans la famille des cistes. ( AI.Adatison.j

§ AMELIA, Géogr ., ville d’Italie, dansle duché de Spolette: on l’appelloit an-ciennement Ameria. Feíhis donne le nomiìAmirus à son fondateur ; ilparoît, pardes inscriptions, qu’elle devint mie deces villes que les Romains appelloïentimmicipium; elle acquit le droit de colo-nie romaine fous Auguste. C’est la patriede Scxtns Roscius, en faveur de qui Ci-céron fit un beau plaidoyer. I! y a aujour-d'hui un évêché qui ne relevé que dii saintsiège. Elle est située fur une montagne,entre le Tibre & la Néra, dans un terreínagré»b!e&Fertile , environnée de beauxvignobles, à dix-huit lieues, nord de Ro-me. L'/ig. 30 .4î *»*• 42, 22-(C. A.)

AMELIORATION, f. fém. endroit,signifie l’accroissement ou progrès de lavaleur & du prix d’une chose. V. Va-leur. Ainsi améliorer, c'est augmenterle revenu d’nne chose.

On en distingue de plusieurs sortes ,^indispensables , d 'utiles, & Ac voluptueu-ses. Les améliorations indispensables fontcelles qui étoient absolument nécessairespour la conservation de la chose. Les uti-les font celles qui n’ont fait qu’augmenterfa valeur ou son produit. On tient comp-te à celui qui a fait les unes ou les autres,quoiqu’il n'eût pas commilsioij de lesfai-Jr.Les améliorations voluptueuses font cel-les qui n'ajoute'.t que des agrément? ex-térieure ì la chose, fans en augmenter leprix. On n'est pas obligé de tenir comptede c"!le t :-lîi à celui qui les a faites lanspouvoir, s /f V

AMÉLIORER, v. act. s’entend . en jar-dinage , de la réparation qu’on fait à unti rreiu épuisé des sels nécessaires à la vé-gétation,en le labourant bien, & 1 échauf-fant par d’txccîlent fumier; pour f en-graisser & le rendre meilleur. SI c’est uneterre n fée on très-tnanvaife, on fera fouil-ler à trois'pies de profondeur dans toute ■Retendue du terrein : or. enlèvera la mau-vaise terre on y en fera apporter demeilleure.On peut faire encore retournerles terres à trois pies de bas, en commai-qantpvr un bout à faire une rigole de sixpiés de large , & de toute Retendue du ijardin: on répandra dans le fond un litde demi-pïé de fumier convenable à lanature de la terre : on fera ensuite cou-vrir de'teric; le fumier en observant de

■A M Ë

jeter dans le Fond la terre de dessus, qùîest toujojirs la meilleure , & que l’on auraeu foin de mettre <ìs part. Parde sembla-bles rigoles faites dans tont le terreín, ohrejoindra la premìere rigole par où onavoit commencé , & on rendra cette terreplus vigoureuse, & même cela coûtemoins qne d’en rapporter de nouvelle ,comme il a été dit ci-dessus. II se trouve-*roi t un vuide à la derniere tranchée, si lefumier qu’on a répandu par-tont, & quine laisse pas de hausser les terres , ne sup-pléoit à ce défaut.

Si on trquvoit une terre très-pierrense ,on la passeroita la grosse claie; mais sic’étoicnt de grosses pierres ou roches quise rencontrassent par espace, onlespour-roit laisser , elles ne nuiroient point ,elles serviroient même à la fiitçption desparties les plus grossières de la terre , Sià en détacher plus facilement les sels.

C K) ,

AMELIORISSEMENT, f. m. se ditdans i'ordre ds Multbe, dans le même sensqu’on dit par-tout ailleurs amélioration .Voyez AmÉliosatíon. ( H )

AMELPÒ ; f. m. I/ìjl- nat. bot. lionibranle d’un arbre destiné d’une maniéréfort incomplète par Van - Rheede, loirsson nom malabars: amclpodi , dans sonHortus McilabaricuS , vol. pag. IOI , pi.LI. Les Portugais Rappellent raiz de co-bra ; & les Hollandois slmigc-wortct, aus-fi-bien que l’améli, parce qne ces racinespassent de même pour le coutre-poison dela morsure des serpens.

Cet arbre s’éleve à la hauteur de vingtscinq à trente piés dans les lieux mon-tueux & pierreux du Malabar, autourde Kandenate. Sa racine est fibreuse &jaune. II est toujours verd & fleurit pen-dant les mois de juin, juillet & août; @nne lui voit jamais de fruit, au rapportdes naturels du pays. Sa tête approchede la forme d’une sphere. Soo tronc hautde six à huit piés , fur un à deux' piés Aediamètre , a le bois blanc , couvert d’nneécorce cendrec.. Ses branches font oppo-sées en croix, cylindriques, fort ferrées,ouvertes fous un angle de nuarante-cinqdegrés au.plus, verte dans k-nr jennefle,allez longues , minces & roules , de deuxlignes au plus de diamètre.. Les Feuillesfont opposées deux à d< ux en croix com-me les branches, fur lesquelles elles so»tplacées par intervalles de deux à trois