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Tome second. AL - AOU.
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AME

pouces , elliptiques, pointues Suxdeuxbouts, longues de six pouces, une foismoins larges, épaisses, molles , à bordsentiers,luisantes dessus,ternes en dessous,où elles font relevées d'nue côte longi-tudinale , ramifiée de chaque coté en dixà douze nervures alternes, dont chacu-ne porte à son aisselle un petit tuberculeyerdâtre, & soutenues fur un pédiculecylindrique, médiocrement long , maisassez fort pour les soutenir fous un anglede cinquante à soixante degrés d’ouver-ture.

Les fieurs font fort petites, disposéesau nombre de deux cents eu un corymbeterminant les branches , une fois pluscourt que les feuilles, partagé en trois ouquatre paires de branches opposées en•roìx , qui se subdivisent pareillement entrois ou quatre paires auffi opposées encroix ; à l’extrémité de chacune defquel-les les fleurs font portées fur un pédicule«Tune ligne & demie de longueur. Cha-que fleur forme une petite étoile de mê-me largeur, à-peu-près d’une ligne & de-mie d’ouverture , blanche, composée d’uncalice de quatre feuilles & d’une corolle àquatre pétales elliptiques, pointus , unefois plus longs que larges. Van-Rheedenous laisse ignorer si cette fleur a des éta-mines, L par conséquent si elle est mâleon fi elle est hermaphrodite stérile ; ilnous apprend seulement que jamais onne lui volt de Fruits. Peut-être les étami-nes & le pistil font-ils trop peu sensiblesdans une fleur auss petite: peut-être auffile fruit seroit-il une capsule, qui avantde s’ouvrir, aura été prise pour un bou-ton de la fleur, & qui s’ouvrant à quatrebattans dans fa maturité, aura été con-fondu avec des fleurs passées on flétties,qui auront persuadé les Indiens, &Van-Rheedé fur leur rapport, que ì'atndpo neportoit point de fruits.

Qualités. Au reste cet arbre n’a aucuneodeur. Ses feuilles out une saveur acide,& ses fleurs, ainsi que fa racine, fonttrès-rares.

Usages. Sa racine est très-estimée, par-ée qu’il suffit, selon !es Maiabares, de !aporter fur foi, pour être préservé des ac-culons fâcheux qui résultent de la mor-sure des serpens venimeux.

. Remarques. Quoique Van Rlieede n’aitrien pu nous apprendre des fruits de l'a-nidpti -, cela ne doit pas nous empêcher de

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«lasser cet arbre d’après les caractères quefournissent les autres parties qui en fontconnues. Ainsi en examinant ses feuilles ,onvoit que les tubercules qu’elles por-tent à l'aisselle de chacune de leurs nervu-res, peuvent être comparées aux fosset-tes que partent aux tu mes endroits lesfeuilles du bois de guittarre, cithanexy -Ion , d’autantplus qu’elles font opposéesen croix comme elles ; mais fes fleurs po-lypétales régulières, nous font voir uneressemblance plus prochaine entre lesplantes de la feuille des cilles , où cegenre doit être placé assez prés de i'ameli;de forte que les Maiabares, qui ont cou-tume de regarder ces deux plantes commedeux efpeecs d’un même genre, font bienplus proches de la vérité que Jean Com-me'in , qui dans fes notes prétend qu’el-les n’ont aucune affinité; d ailleurs !’«-melpo différé autant que I’ameli de tnritesìt s autres plantes qui portent le nom deracine de serpent. ( M. Adctnson. )

*AMELPUDI, nom de quatre arbresqui croissent aux Indes. Ray qui en parle,rapporte quelques-unes de leurs proprié-tés ; mais il n’en donne d’aiifres descrip-tions que celles qui peuvent entrer dansdes phrases de botanique fort courtes. IIappelle , par exemple, le premier, arborIndica acarpos, florìbus umbeUatìs tetra-petalis , & ainsi les autres.

* AMELSFELD, contrée de la Tur-quie en Europe , dans la partie orientalede la Bosnie , aux confins de la Servie ,vers la rivière de Setníca.

AMEN , mot hébreu usité dans l’égliseâ la lin de toutes les prières folemnelles,dont il est la conclusion ; il signifie pat ,c’est-à-dire , soit fait, ainjìsoit-il. Les Hé-breux avoient quatre fortes d 'amen ; l’nnentr’autres qu’ils appelloient V amen juste,devoit être accompagné de beaucoup d’ítt»tension & de dévotion : c'eft l 'amen en-tendu dans le sens que nous venons del'interpréter , lequel a passé dans tontesles langues fans aucune altération.

Quelques autres prétendent que le motamen n’eft qu’un composé des lettres initia-le: de ces mots, -adonai melech neeman, Dc-minus rix fiielis , expression usitée parmiles Juifs, quand ils vouloient donner dupoids & del’autorité à ce qu’ils difoicnc.En effet, pour exprimer en abrégé íesmots I0N3 tVj RTUN, adotutï tndctbne iman les Rabius ne se serven t que des