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nalçs; car. entre les tropiques, la cha-leur , eu excitant dans les corps unetranspiration continuelle , y abrégé lecours ou le songe de ía vie. Ce qu’ït y ade bien vrai encore, c’est que les fem-mes Américaines accouchent presquetoutes fans douleur, & avec uuc facili-té étonnante , & il est très-rare qu’eîlesexpirent en enfantant, ou par les fuitesde Tenfantement : les historiens élisentqu’avaut l'arrivée de Pizatre & d’Almá-gre au Pérou , ou u’y avoir .jamais ouïparler de sages femmes. Tout cela a faitsoupçonner que cet effet n’étoit produitque pâr une configuration particulièredes organes L peut-être aussi par ce dé-faut de senfibî'ité qu’on a observé par-mi les Américains , & dont on trouvedes exemples frappons dans les voya-geurs. 11 s’est écoulé près de deux centans avant qu’oli ait co mi u la méthodeqa’emploìent les sauvdgésses pour fer-rer le' cordon ombilical à leurs enfans:fc’est une. grande erreur de soutenirqu’élles le nouent, & d’aj/mter encoreque c’est là une pratique indiquée par lanature à toutes les nations du monde :fe'les ue le nouent point, mais y appli-quent un charbon ardent, qui en em-porte une partie, & l’autte fe crispe aupoint de ne pouvoir se r’ouvrir. Cetteméthode n’est peut-être pas la plus mau-vaise de toutes; & si la‘nature a ensei-gné à cet égard quelque procédé , il fautavouer qu’il est très - difficile de le re-èonnoître d’avec ceux qu’elle n’a pointenseignés. . ,.
Ón á trouvé parmi les Américains peud’iiulividus estropiés ou nés contrefaits ,parce qu’ils oot eu , ainsi que les Lacé-démoiiiens, la barbarie de détruite lesenfaiis , .qn’ttne organisation vicieuse,ou une difformité naturelle", met horsd’état de.pou voir fe procurer la nourri-ture en chassant ou en pêchant. bail-leurs,, comme jes sauvages n’oslt pointles arts , ils n’imt pas non plus les ma-ladies des artisans , & ne fe disloquentpoint leurs membres , en élevant desédifices ott en conduisant des machines.Les grandes courses que les femmes en-ceintes font obligées d’y entreprendre ,les font quelquefois avorter ; mais ilest rare que la violence du mouvementy estropie ls fœtus. Le défaut absolude toute efpece de bétail domestique, &
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par conséquent le défaut de toute efpe-ce de laitage , fait que les Américainesgardent long - temps leurs enfans à lamamelle, & que quand il leur naît desjumeaux, ailes immolent celui qui leurparoît être le plus foible: usage mon-strueux , mais introduit chez les petitesnations errantes , où les hommes ne fechargent jamais de quelque-fardeau quipourvois les empêcher de chasser.
Rien n’est plus surprenant que les ob-servations qu’on trouve dans les mé-moires de plusieurs voyageurs touchantla stupidité des enfans Américains qtt’ona essayé d’instriiire. Margrave assure( Comment ail Hift. Br-.’.jtliie qu’à me-sure qu’ils approchent du terme de ITi-dolefcence , les bornes de leur esprit pa-rfissent se rétrécir. Le triste état oànous savons que les études font réduitesdans les colonies de VAmérique méri-dionale , c’est-à-dire , parmi les Portu-gais & les Espagnols, feroït croire que■ 'ignorance des maîtres a été plus quésuffisante pour occasionner celle desécoliers ; mais on ne voit point que lesprofesseurs de l'université de Cambrid-ge , dans la nouvelle Angleterre, aientformé eux-mêmes quelques jeunes Amé-ricains , au point de pouvoir les produi-re dans le monde littéraire. Nous dironsici que, pour bien s’assúrer à quel pointlés facultés intellectuelles font étenduesou bornées dans les indigènes Ae {'Amé-rique, il faudroit prendre leurs enfansencore au berceau , & en suivre l’édiîca-tion avec beaucoup de douceur & dephilosophie ; car quand ces enfans ontcontracté pendant quelque temps lesmœurs de leurs pareils, ou barbares, eusauvages, il est très-diffici'le d'vSaeer deleur ame ces impressions d’autant plusfortes , qtte ce font les premieres : il nes’agit pas d’ailleurs de faire des expé-riences fur deux ou trois sujets, maisfur un grand nombre de sujets , puis-qu’en Europe même , de tant d’enfansappliqués aux études dès leur plus ten-dre, jeunesse, on obtient un si petit nom-bre d’hommes raisonnables , & un nom-bre encore plus petit d’hommes éclai-rés. Mais est-ce bien de la part de quel-ques marchands de Y Amérique , ne lapart de quelques aventuriers guidésdans toutes leurs actions par l’avaricela 'plustbrúlautc, qu'uii doit s’attemíre *
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