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Tome second. AL - AOU.
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ANA

en particulier des métaux & demis mé-taux , est plus difficile. l r . Animal, Vé-gétal P.i Métal.

I.es diíFémitcs analyses de plantesn’ont pas réussi par rapport à aucune dé-couverte des propriétés & vertus desplantes analysées, f.es plantes les plussalutaires rendent par cette voie d’agir,à peu près les mêmes principes que tesplus venimeuses; la raison apparemmentest, que faction du feu dans la distilla-tion change les plantes & leurs princi-pes : c'tífc pourquoi au lien de distillation,M. Boldtic a fait ses analyses par décoc-tion feulement. V. ìllém. acad. roy. desscienc. an. 17 33 , p. 159, hifl. 63.

Quelques corps du genre des minérauxfont formés de particules S menues & sifortement unies, que leurs corpusculesonr besoin de moins de chaleur pour lesemporter que pour les diviser en leursprincipes j de forte que l’ analyse de telcorps est impraticable : c'est ce qui faitla difficulté à'analyser le soufre, le mer-cure , (sc.

La dissection anatomique d’un animalest aussi une espece Xanalyse. V. Ana-tomie. ,

II est du devoir d’un bon citoyen defaire connoître aux autres, autant qu’illui est possible, les erreurs qui peuventles séduire. U analyse , qui est si difficilecn chyinie, est aujourd’hui fort communepar la crédulité des hommes & la charla-tauerie de ceux qui en abusent. II est dis-ficile de connoître par Vanalyse la compo-sition L les propriétés des choses ; il fautêtre savant & expérimenté en ctaymie,pour séparer ies principes qui composentles corps , & les avoir tels qu’ils y sontnaturellement, afin de pouvoir dire cequ’ils font. Cependant on croit que touthomme de fart, je veux dire tout hommequi tient à f art de guérir, fait faire desanalyses. On donne comme une chose pos-sible à tout homme du métier, à faire f a-nalyse d’un remede secret ou d’une eauqu’on veut connoître; & on a la vanitéde s’eu charger, & le rapport qu’on enfait est une imposture. Ces faiseurs d'ana-lyses tronvoient toujours autrefois itu ni-tre dans toutes les eaux, aujourd'hui c’estdu sel íeícnite £; du sel de Glauber : ilssavent faire loucher de seau avec de lanoix de galle ; ils la distillent ou la fontévaporer , & ne lavent pas méme counoi-

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tre le résidu de ces opérations, qui d’ail-leurs font insuffisantes. L 'analyse deseaux est ce qu’il y a de plus difficile enchyinie , comme les expériences fur lesfluides, en physique, font en général lesplus difficiles. 11 faut pour pouvoir par-ier savamment des eaux & des principesqui les composent , être non-seulementversé dans la chymie , mais méme il fauty être très-babile. Pour connoître com-bien il est difficile d'analyser, & pour ap-prendre comment il Fauts’y prendre pouranalyser une eau minérale, il faut liredans les mémoires de f académie de 1726X analyse des, eaux de PasTy ; & dans lesmémoires de 1746 f analyse de l’eau dePlombières. (M)

L’article que l’on vient de lire nousa développé le sens qne les modernesdonnent à ce mot. AI. de Castillon vanous apprendre quelque choie de la mé-thode des anciens.

Vanalyse , dit Paf pus dans la préfacedu septième livre de ies colleílions sna~thém. est la méthode de parvenir, pardes conséquences nécessaires depuis cequ’on cherche & qu’on regarde commedéja trouvé, à une conclusion qui four-nisse la réponse à la question proposée ,c'est-à-dire, à une proposition connue &mise au n Ambre des principes.

Le but de Vanalyse est ou de décou-vrir la vérité, ou de trouver le moyeud’exécuter ce qu'on s’est proposé. Con-sidérée sous le premier point de vue,Xanalyse s’appclle théarétiqui ; elle sup-jtose certaine la proposition douteuse ,& eu tire des conséqvnces jusqu’à cequ’elte parvienne à une conclusion ma-nifestement vraie ou manifestement faus-se. Dans le premier cas, la propositioqprise pour vraie, l’est réellement, &dans le second cas elle est fausse. Sousla seconde face Xanalyse fe nomme pro.blématlque ; elle regarde comme, fait cequ’on doit faire, & tire de cette suppo-sition des conséquences, juíqu’àce qu’elleparvienne à une conclusion évidemmentpossible & exécutable, ou certainementimpossible; cans le premier cas, lepro Tblême est possible ; dans le second il estimpossible; toujours il est résolu, com-me il est manifeste. '

Je me fuis servi du mot exécutablepour rendre le ereum des Grecs, parceque les anciens distinguaient, pour ce