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Tome second. AL - AOU.
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un tel artifice, que quand elle étoit regar-dée su point S, il sembloit que ce Fut levi'age d’un satyre. Mais on ne petit don-ner facilement des régies pour cette par-tie , qui dépend principalement de l’in-duftrie & de l’adrefíe de l’artiíle.

On peut auíîi faire méchaniquementune anamorphose de la maniéré suivante :on percera de part en part le prototype àcoups d’aiguille dans son contour, &dans plusieurs autres points ; ensuite o»ses posera à la lumière d’une bougie oud’une lampe, & on marquera bien exacte-ment les endroits où tombent fur un plan,ou fur me surface courbe , les rayonsqui passent à travers ces petits trous ,car ils don neront les points correspond ansde l’image difforme, par le moyen des-quels on peut achever la déformation.

Faire une anamorphose sur la surfaceconvexe d’un cône. U paroît assez par leproblème précédent, qu’il nes’agitquede faire un ectype craticulaire fur lasurfac. d’un cône qui paroisse égalau prototype craticulaire, l’œil étant pla-cé à une distance convenable au-dessus dusommet d u cône,

C’est pourquoi, soit la base ABCD ducône(/g.îo.)diyi(ée par des diamètres entin nombre quelconque de parties égales ;ou, ce qui revient au méme, soit diviséela circonférence de cette base en tel nom-bre qu’on voudra de parties égales, &soient tirées par les points de divisiondes lignes droites au centre. Soit atisti di-visé un rayon en quelques parties égales;par chaque point de division décrivez descercles concentriques ; par ce moyenvous aurez tracé le prototype craticulai-ie A, le double du diamètre AB , connuerayon ; décrivez le quart de eefcle EGXftg. 21.) afin que Tare EG soit égal à k' circonférence entiere, & pliez ve quartde cercle , de maniéré qu'il forme la sur-face d’un cône, dont la base soit le cer-cle ABCD ; divisez l’arci’Ç dans le mê-me nombre de parties égales que le pro-totype cratimihire est divisé , & brezdes rayons de chacun des points de divi-sion; prolongez GF en I, jusques à ceque FI=zzFtì '. du centre I, & du rayonIF, décrivez le quart de cercle FER-,K- dn point / au point E, tirez Sa dioiteIF', divises l’arc KFâ ans le même nom-bre de parties égales que le rayon du pro-totype craticulaire-; & du centre F par

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chaque point de division , tirez désrayons qui rencontrent EF aux points r,2, z.êtc. enfin du centre F, & des rayonsFt, Fe, F3, décrivez des arcs concen-triques. De cette maniéré vous aurez !'ec-type craticulaire, dont les aréoles paroi-tront égales entr’elles.

Ainsi en transportant dans les aréolesde l’ectype craticulaire , ce qui est dessinedans chaque aréole du prototype craticu-laire, vous aurez une image monstrueu-se qui paroìtra néanmoins dans ses justesproportions, fi l’œil est élevé au-dessusdu sommet <ìii cône, d’une quantité éga-ie à la distance de ce sommet à la baie.

Si l’on tire dans le prototype craticu-laire les cordes des quarts de cercle, Scdans l’ectype craticulaire, les cordes dechacun de ses quarts, toutes choses d ail-leurs restant les mêmes, on aura l’ectypecraticulaire dans une pyramide quadran-gulaire.

II,fera donc aisé de destiner une imagemonstrueuse sur toute pyramide, dontla base est un polygone régulier quel-conque.

Comme l’ilhision est plus parfaite ,quand 011 ne peut pas juger, par les ob-jets contigus , de la distance des partiesde l’image monstrueuse, il est mieux de11e regarder ces sortes d'images que parun petit trou.

On voit à Paris dans le cloître des mi-nimes de la place royale , deux anamor-phoses tracées fur deux des cotés du cloî-tre ; su ne représente k Magdeleine; l’a li-tre 8. Jean écrivant son évangile. Ellesfont telles que quand on regarde directe-ment, on nevoitqu’nne espeoe de pay-sage , Sc que quand on les regarde d’uncertain point, de vue, elles représententdes figures humaines très-distiactessi Cesdeux figures font fourrage d 11 pere îst-ceron , minime , qui a fait fur ce mêmesujet un traité latin , intitulé, Thauma-turges opticus , Optique miraculeuse,dans lequel i,l traite de plusieurs phéno-mènes curieux d’optique, & donna.softan long les méthodes de tracer ces sottesd’ anamorphoses fur des surfaces quelcon-ques. Le P. Emmanuel M a igiia n, m ij li-me , a aussi traité cette même matièredans lin ouvrage latin , intitulé, Pcrs-fvBivahorariií, imprimé à Róineen tî>48.Voyez la proposition 77 de lit catoptri'qùehoraire de ce dernier ouvrage-, page .433-