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Tome second. AL - AOU.
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A NA-

jnsqu’àla maturité de ses fruits. Cet épiou cette tété se recourbe en bas en formede crochet , &: contient environ vingtHeurs hermaphrodites , d'abonl blan-ches, ensuite vertes, composées chacuned'un calice seflite a quatre feuilles, dequatre étamines jaunes , d’iur ovaire quidevient en mûrissant, nue baie rongede corail, ovoïde, à une loge contenantune feule graine en oiselet très-dur.

Qualités. Tonte !a plante a une faveuramere, astringente.

Usages. On l'cmploie en décoction dansles bains pòur les fievres ardentes: lesfeuilles pilées, s’emploieiit eu cataplasmesur les tumeurs & suc toutes les partiesdouloureuses.

Remarques. L 'anaparua n’a jamais étéclassée par aucun botaniste, ii est néan-moins facile de voir par ses caractères,qu’elle est nue efpece du genre du tapa-nuva, & qn’.elle vient par conséquentdans la famille des arons, où nous sa-vons placée. ( M.,Adanson ; )

* ANAPAUOMÉNÉ, f. f. Hifl. nat.à'oi'tct'XavQiJ.ìvY,, qui cesse; nom d’une fon-taine de Dodone , dans laMoloffie, pro-vince d’Epirc, en Grece. Pline dit quel’eau en est si. froide, qu’eîle éteint d’a-bord.les flambeaux allumés, & qu’elleles allume néanmoins, fi on les en ap-proche quand ils font éteints ; qu’elletarit fur le midi ; on l’a appellée par cetteraison : anapauoméné : qu’elle croît de-puis midi jufqu’à minuit, & qu’elle re-commencé ensuite à diminuer, fansqu’on puisse savoir quelle peut être lacause de ce changement. II ne faut pasmettre an même degré de probabilité lespremières & les dernieres merveilles at-tribuées aux. eaux dè Y anapauoméné. II ya fur la surface de la terre tant d’amasd’eaux su jets à des abaissemens & à desélévations périodiques, que l’efprit estdisposé à admettre tout ce qu’on luiracontera d’analague à ce. phénomène ;mais la fontaine d 'anapauoméné est peut-être la feule dont on ait jamais dit qu’elleéteignoit & allument les flambeaux qu’onen approchoit : on n’eiì ici secouru paraucun fait semblable.

* ANAPE , f. m. Géog. Ôs Myth. au-jourd’hui l’Alfeo , fleuve de Sicile, prèsde Syracuse ; les poètes Pont fait amou-reux de Cyané, & protecteur de Profer-pine, contre l’attentat de Plutou. Cyané

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fut changée en fontaine ; ses eaux fe mê-lèrent à celles de l'Alphée , Scelles cou-lèrent ensemble dans la mer de Sicile.Ovide a décrit cette aventure dans Tesmétamorphoses; & il en fait aussi men-tion dans ses fastes, à propos des j .nxinstitués à Rome, & célébrés en avrilen Phonneur de Gérés.

ANAPERA, Mus. des anciens, fortede rhythme pour les flûtes , qui nous estinconnu. ( F. D. C. )

ANAPESTE, f m. Littér ., forte de piédans la poésie grecque & latine,qui consi-ste en deux breves & une longue. V. PlE.

Ce mot est dérivé à'ûvxnuíaj , frapperè contre sens ; parce qu’en dansant lort-qu’on chautoit des vers de cette mesure,on frappoit la terre d’une maniéré toutecontraire à celle dont on battoitla mesurepour des poésies où dominoit le dactyle ;auífi les Grecs l’appelloient-ils anti-dac-tyle xvrtììxxrtÁa;. Dìom,III, p. 474.V . Dactyle.

En effet , Yanapejle est comme l’oppofédu dactyle; ces trois xftoXssàpïëns , lêgc-rûnt, %vçkv',, font des anapestes. (6)

Les Grecs, dont Poreille avoit unesensibilité si délicate pour le nombre,avoient réservé Yanapejle aux poésies lé-gères , comme le dactyle aux poèmes hé-roïques : & en effet, quoique ces deuxmesures soient égales , le dactyle frappéfur la premiere syllabe, a plus de gravitédans fa marche que Yanapejle frappée furla derniere.

On a observé que la langue françoifea peu.de dactyles & beaucoup d'anape-Jlesi - Lullv semble être un des premiersqui s’en soit apperçu , & son récitatif ale plus souvent la marche de ce dactylerenversé. .

On n’en doit pas conclurre que nosvers héroïques où Yanapejle d omitte, nesoient pas susceptibles d’un caractèregrave & majestueux ; il suffit, pour leralentir, d’y entremêler le spondée , &Yanapejle alors assujetti par la gravitédu spondée, n’est plus que coulant L ra-pide, & cesse d’être sautillant. (M. Mar-nwntcl. )

* ANAPHE, s. f. Géogr. ^ Myth.,isle de la mer Egée, qn’on dit s’êtreformée- insensiblement comme Delos;,Hiera, & Rhodes. C’estduculte parti-culier qu’on y rendoit à‘Apollon, qu’ilfut appelle Anaphéen. -

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