sor ANA
trois angles & trois nervures intermé-diaires qui la funt paroíne comme hexa-gone , longue d’nn pou* e& demi, deuxfois moins large , à trois loges rempliesde graines orbicnlaires, membraneuses,extrêmement fines & peu sensibles.
L'anantali est vivace par ses racinesqui subsistent plusieurs années, pendantque 'es tiges meurint tous les ans aprèsavoir .fleuri ,• ce qui lui arrive une foisl’an vers le mois de juin. Ses fleurs du-rent l’tspace de cinq mois fans sécher nitomber , à peu-près comme feroient desfeuilles, au point que fi l’on en cueillela panícule lorfqu’elle n’est encore qu’enbouton , & qu'on la suspende dans un•lieu sec , ces boutons grossissent, Rou-vrent , s’épanoniflent, fleurissent & du-rent jusqu’à la maturité du Fruit; ce quiprouve que cette plante, parvenue à cepoint , n’a plus besoin de cirer aucunenourriture , aucune substance solide quede l’air leu!, pour pouvoir opérer l’actede la génération dont tous les principesfont contenus dans ces panicules par-venus à ce point.
Qualités, Toute la plante est fans fa-veur, fans odeur; fes fleurs feules ontune od.ur très-défagréable.
Usages. Son suc , tiré par expression &donné aussi-tôt, dissipe la colique & lesdouleurs de toute espece du ventre, re-mue la bile & lâche le ventre.
Remarques. On volt par la descriptionde Vanantali , qu’il ne peut être placé dansle genre de la vanille , où l’a confonduM. Linné , & qu’il a tous les caractèresde l’ambokely, avec lequel il doit formerun genre particulier dans la famille desorchso. (M. Adanfon.)
AX.A NUS , Hist. des Juifs , fils deSetfi . grand - prêtre des Juifs, appelleAnne dans l’évangile , posséda la grandesacvificature pendant onze ans , & eutcinq de ses fils grands-prêtres , dont unporta auífi le nom à'Ananas. Après fa dé-position de cette dignité, il en conservale titre , & eut toujours beaucoup depart aux affaires. II étoit beau-pere deCaïphe , & ce Fut chez lui que Jésns-Chrift fut d’abord mené , lorsqu’il eutété arrête au jardin des oliviers.
Ananus son fils , qui ne fut grnnri-prê.tre que trois mois, & que le conseil desJuifs nomma ensuite gouverneur de Jé-rusalem , fit lapider S. Jacques , frere,
ANA
c’est-à-dire, parent de J. C. selon la chair,avec quelques chrétiens , comme coupa-bles d’impiétés: violence qui lui fit per-dre le pontificat.L’historien Jolephe loueextrêmement la prudence rie ce gouver-neur : il en parle comme d’un hommetrès-jutte , ami de la paix , zélé pour lebien public, très-vigilant & très-atten-tif aux intérêts du peuple : ce qui prou-ve qu’il s’etoit bien corrigé de ce zeleimpétueux & violent qu’il montra lors-qu’il étoit grand-prêtre.
L’écriture parle encore de quelquesautres Ananus.
ANAPARUA, f. m. Hifi.nat. hotan .,plante du Malabar , très-commune sur-tout à Ghanotti L à Parou , où elle fleu-rit tous les ans pendant la saison despluies. Lw Brames Rappellent henderli ;les Portugais solhas da lanea , les Hollan-dois pnmgwortel. Van Rheede en a don-né une figure passable, mais incomplètefous le nom malabare unapurua , dans Ionhart. Malabar, v VII, p. 7 pi. k f,.
C’est une plante grimpante qui «'atta-che aux arbres par la pointe de fes feuil-les, & qui jette nombre de racines fibreu-ses du bas de ia tige qui est couchée parterre , rondes , vertes , charnues , decinq à six lignes de diamètre , & qui ontjusqu’à quatre à cinq pies de longueur.Ses branches fout en petit nombre , cou-vertes de feuilles espacées d’un à troispouces ; & disposées alternativement furun même plan , les unes à droite, lesautres à gauche ; chaque feuille est com-me composée de deux parties , dont lapremière , qui est la feuille proprementdite, représente un cœur allongé, ou unFer de lance pointu à son extrémité , quis’accroche comme une vrille fur les ar-bres, long de trois à quatre pouces , deuxfois moins large , épais , ferme , lisse ,nerveux, porté fur un pédicule ailé cnforme de cœur, mie fois plus court, auífinerveux, qui semble faire un étrangle-ment-avec elle, & former une secondefeuille qui entoure la moitié de la tige.
De l’aisseilie de chaque feuille fort unépi de fleurs en tête ovoïde , long desept à huit lignes, de moitié moins large ,porté fur un pédicule de même longueur,au haut duquel est une enveloppe er. for-me d’écaille, hémisphérique, concave,d'un rouge obscur, qui renfermoit l’épiavant sa floraison , & qui raccompagne