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Tome second. AL - AOU.
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plante du Malabar, qui vient naturelle-ment dans la famille des plantes à fleurscomposées, & dans la section des cony-ses. Van-Rheede en a donné une figurepassible dans son Hortus JPInlabar. vol X,fl, VII, p. 13 , sous ce nom matnbarequi veut dire pié-d'éléphant ; te nom ajiì-fada que lui donnent les Brames, lignifiefeuilles étendues eti rond , ou rayonnan-tes , & delui de godjura veut dire languede vache, parcs que ses feuilles en ont àpeu près la figure. M. Linné la désignefous le nom A'elephantopus ,scaber, foliìsoblongis scabris. Syft. nat. édit. »'«-ii,sage ; 8 c>, »°. 1.

C’est une herbe vivace , d’un pié auplus de hauteur, qui croît communémentdans les terreins sablonneux, humides &ombragés. Sa racine est: un assemblagede douze à quinze fibres rameuses, blan-ches, avec un filet au milieu, longues defix à sept pouces, de deux à trois lignesde diamètre, d'où part une tige courte,dur», blanche, ligneuse, de deux lignesde diamètre', traçante horizontalement,entourée d'anneaux velus qui indiquentJa chute des feuilles ou écailles qui lacouvroient, & jetant à la distance detrois on quatre pouces, lorsque la planteest en fi. »r, une jeune plante qui lors-qu’elle vient à fleurir , en reproduit unepareille au bout du prolongement de lamême tige.

Chaque plante ou touffe, est composéedehist à dix feuilles rayonnantes fur laterre, etlipriques, médiocrement poin-tues, longues de quatre à cinq pouces,deux à trois fois moins larges, marquéesde chaque coté de douze à quinze eréne-lures épaisses, un peu ridées ou crépues,couvertes de poils rudes, verd-noires,àvec nue côte blanchâtre en dessous, rap-prochées en rayons fans aucun pédiculeautour des racines.

Du centre de ces feuilles s’éleve tonsles ans, pendant les pluies du mois de dé-cembre , une tige fans feuilles, verd-brune, hérissée, roide, haute de stx à septpouces, du diamètre de deux lignes, ra-mifiée vers son extrémité en huit à dixbranches, surmontées chacune d’une têtede dix fleurs sphéroïdes , de six à huitlignes de diamètre , enveloppées de deuxà quatre grandes feuilles arrondies, con-caves, contenant plusieurs paquets defleurs, d’abord bleu purpurin, ensuite

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blanc-jaunes, posées fur un réceptacleplat & nu lans écailles. Chaque fleur eftun fleuron hermaphrodite, porté fur l’o-vaire à long tube, divisé en cinq dentelu-res égales, portant intérieurement cinqétamines courtes, réunies par leurs an-thères, & enfilé par un style simple , cy-lindrique, velu. L’ovaire porte encoreextérieurement un calice de cinq écaillesenfuie, longues, dentées, qui Raccom-pagnent jusqu’à sa maturité ; alors il estovoïde, allongé , d’abord blanc, ensuitejaune, enfin cemìré-roux. ;

L'anaschovadi se propage non seulementdc graines, mais encore par ses tiges oubourgeons, qui tracent sous terre.shialitès. Cette plante n’a aucune odeur,même dans les fleurs, mais une saveuracre mêlée d’amertume.

Usages. C'cst un vulnéraire astringent-,dont la décoction se boit avec succès dansles crachemens de sang, & dans lc's dysn-ries. Pilée & prise avec le lait aigri, ellearrête les dysenteries. (AI. Adunson,')AN A STASE , s. f. en médecine, trans-port des humeurs qu’on a détournéesd’une partie fur une autre. ( X)

* ANASTASIE ou Anastasiople ,Géogr. , Anastajia ou Anastajìopolis, villede la Mésopotamie, auparavant le bourgde Dara , Dara ou D ara s , que l’empe-reur Anastase fit fortifier, au rapport deProcope, & dont il fit une très-belle villequ’il appella de son nom.

La Martïniere nomme quatre autresAnajlajloplc , toutes villes épiscopales,l’une dans la seconde Phrygie Pacatien-ne, la seconde dans la Carie, la troisièmedans la Galatie premiere, & la quatrièmeen Thracc dans la province du montdEuus.

§ ANASTOMOSE, Anat., les anciensdonnoient un autre feus à ce terme forméd'civx, fer, à travers, & çny.x , os,bouche. Ils entendoient par anastomose,l’ouverture faite dans un vaisseau , parlaquelle s’épanchoit le sang , sans que-levaisseau fût rompu. De nos jours; & mê-me dans quelques phrases des anciens,anastomose signifie l 'union de deux troncsde vaisseaux , Faite par quelque branche,par laquelle lé sang peut passer de l’un àí’autre, ou par l'union immédiate dedeux artères , qui n’en font plus qu’une.

Les anastomoses règnent, dans toutes lesclasses des vaisseaux, dans les artères-,