Band 
Tome second. AL - AOU.
Seite
509
JPEG-Download
 

ANA

renf du sang, arrêté par la ligature, dilateces branches j bientôt elles deviennenta(Tez considérables, pour rendre à ba-vant-bras tout le sang que lui portoitl’arterc humérale.

Nous avons découvert des branchesanastomotiques, plus petites à la vérité,à l’articulation dn genou ; il y en a detrès - considérables qui communiquententre les artères du baffin & les branchesprofondes de la crurale : d’autres anasto-moses uni lient l'artere tibiale antérieure& la postérieure; toutes les Fois doncqu'il seroit nécessaire de faire une liga-ture à l’artere crurale , à ia poplitée , à latibiale antérieure ou postérieure, nousne désespérerions point de tirer des anas-tomoses que nous venons de nommer, as-sez de secours pour entretenir Ja vie dansle membre privé de son artere principale.

C’est apparemment le principal usagedes anastomoses. Un autre qui est lié à ce-lui-ci,c’est la facilité qu’elles donnent ausang de se décharger dans des situations& dans des circonstances dans lesquellesil ne peut pas suivre son courant naturel.C’est ainsi que dans les grands efforts,pendant que le sang est arrêté dans l’o-reillette & dans le ventricule du cœur ducoté droit, la veine azigos a la facilité dese décharger dans la veine cave inférieu-re. Dans les veines du bras, dont la situa-tion perpendiculaire pourroit causer linobstacle au retour .-lu sang, les veines su-périeures cutanées peuvent fe soulageren versant leur sang dans les veines pro-fondes soumises à faction des muscles;car il est sûr que la gravitation affectetrès-considérablement ie mouvement dusang veineux. Dans la main, les artèresqui communiquent entre le dos de lamain & la paume, peuvent alternative-ment faire aller lcnr sang dans celle deces deux faces de la main qui est devenueFinférieure.

On a cru , & avec beaucoup de proba-bilité , que les arcades & les anastomosespouvoieut servir à rétablir le mouvementd’un amas de globules,qui fans ce secourspourroit arrêter !c mouvement du sang.Soit une artere conique , qui à la pointede l’on cône s’ouvre dans une artere pa-reillement conique. Posez un amas deglobules , un grumeau de sang dans lapointe commune des deux cônes , lì l’ar-|tere contìuuoit à diminuer cyniquement, j'

ANA ' y 09

la force du sang pousseroit ce grumeauvers la partie capillaire de l’artere. Lemouvement de ce sang coagulé devien-droit iì chaque moment plus difficile, ilfermeroit entièrement son artere : au lieuque l’impulsion du stng peut le repousserdant le cône élargi de l’artere, qui fait laseconde extrémité de i'arcade, dans unedirection dans laquelle la résistance dugrumeau diminue à chaque moment, &devient mille, lorlqu’il est rentré dans lapartie la plus large de l’artere. ( II.D.Gt A N A S T RO P H K , f. f. Gramm .,jj , de «v« , qui répond nper, /«,inter des Latins , & du verbe ïpêipa, ver-to. Quintilien, au chap.v. du Iìiv. dcsetInst. or. dit que 1 ’anaftrophe est un vicede construction dans lequel on tombe pardes inversions contre l’usage, vitìum iti-verfionìs. On en donne pour exemple cesendroits de Virgile , Saxaper &scopuios.III Géor. v. 276, & encore

. surit immìjjìs Vulcanus habenis,

Transtra per & remos. iEu. V, v. 662.& au L. I, v. 12. Italiam contra. On voitpar ces exemples que l'anastropbe n’eílpas toujours un vice , & qu’elle peutauflìpasser pour une figure par laquelle unmot qui régulièrement est mis devant uaautre, psr fixa, per transtra, contra T-talìam , versus Italiam, &c. est mis après.Saxa per , Sic. Ç F)

ANATAJ AN, ou l’isle de St.Joachim:l'une des isles Mariannes ou des Larrons.

* ANATE ou ATTOLE, f. f. Hist.nat ., forte de teinture qui se prépare auxIndes orientales, à peu près comme l’in-digo.On la tire d’une fleur rouge qui croîtfur des arbrisseaux de sept à huit piésde bâtit : 011 cueille cette fleur quand elleest dans la force ; 011 ia jette dans des cu-ves ou des citernes; on i’y laisse pourrir:quand elle est pourrie, on 1 agite, ou àbras, ou avec une machine teile que cellequ’on emploie dans les indigotterier. (/-LIndigoJ : 011 ia réduit en une substanceépaisse; cn la laisse lin peu sécher au so-leil; on en forme ensuite des gâteaux oudes rouleaux. Les teinturiers préfèrentP ««nie à l’iiuiigo. On la tire de la baied'Honduraï.

r ANATHEME, f. m. Thíol ., dugrecsàaS-j<y.u , chose mise à part, séparée, dé-vouée. Ge uoni est.équivoque , St a étépris dans un sens odieux & dans un sens.ftvtnabk, Dans le premier de Ces deux