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plus on moins amples : nous en a vont vn& Leuwenboeck en a dépeint, où plu-sieurs globules rouloient de Front dans labranche communiquante: il yen a beau-coup auffi, où la lumière de la veine nais-sante est entièrement remplie par un glo-bule.
Le parenchyme des anciens n’étoit que,la tunique cellulaire , qui avec les vais-seaux , compose les viscères. Le sang nes’y épanche point; car le suif & la cirepassent avec facilité des artères dans lesveines, & ces liqueurs groffieres s'épan-cheroient certainement dans la cfflulo-fité, si le sang des artères ponvoit péné-trer dans le tissu cellulaire avant d’entrcrdans les veines. Dans le pénis & le clito-ris, où le sang des artères s’épanche effec-tivement dans une cavité, de laquelle lesveines le repompent, la cire injectée dansFartere forme effectivement une massedans le corps caverneux.
On a beaucoup parlé de Futilité desmnastomosts. Bellini a cru que les réseaux.capillaires Faisoient l’organe principal,dans lequel ìa nature broyoìt le sang &le préparoit à la sécrétion. Les cercles ad-mirables que les artères forment dansFœil, ont été regardés comme une struc-ture essentielle pour la sécrétion d’uneliqueur extrêmement fine. On a vu lesréseaux des artères différer entr’eux danschaque organe, & il est assez naturelqn’on ait été tenté de çruire que cette di-versité des réseaux étoit destinée à dessécrétions différentes.
Les réseaux peuvent rompre la vitessedu sang, & les grandes anastomoses peu-vent Faire le même effrt, lorsque les ar-tères communiquantes ont une directionopposée. II est naturel, dans tous ces cas,que des torrens de sang opposés se cho-quent, & que la friction détruise unebonne partie de la vitesse , avec laquelleles globules étoient arrivés. Nous avonsv» , au microscope, ce choc, & des co-lonnes de sang opposées se heurter , &la plus forte repousser l’autre & lui fairechanger fa direction ; ce qui ue se fauroitfaire sans consumer une partie de la vi-tesse originelle des deux colonnes.
Mais nous ne saurions espérer de trou-ver dans la différence des réseaux la cau-se des différentes sécrétions , puisque lesveines ne séparent point d’humeurs, &que cependant elles out également leurs
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anastomoses, leurs réseaux, & qii’on ytrouve des dessins aussi artificieux queceux des artères. Les cercles artériels deFœil ne font pas plus beaux que le cer-cle ou plutôt la figure ovale qui environ-ne le poulet, & qui certainement est vei-neuse. Les vaisseaux en tourbillons dela choroïde qu’on a tant admirés, ne sontsûrement que des veines. Ces destins fiagréablement diversifiés dans les vais-seaux des différentes parties du corps hu-main peuvent donc remplir des vues delanatire, soigneuse de procurer la faci-lité de la circulation; mais ils ne fanroientservir à préparer les humeurs.
Les anastomoses considérable» ont certai-nement pour but de suppléer aux embar-ras, qui pourroient naître dans le mou-vement du sang. Une obstruction fait leméme effet qu’une ligature. Sans les anas-tomoses tome la partie de Fartere qui fe.roit au dessous de la ligature, devien-droit inutile, & feroit perdue pour l’ani-mal ; & fi cette artère avoir un organe,un muscle à nourrir , cet organe ou cemuscle perdroit immanquablement sa vi-talité, & feroit détruit par le sphacele& par la pourriture.
Vanastomose remédie a ces malheurs :c’est elle qui empêche les ligatures deFartere hnmérale de devenir mortelles.Ces ligatures sont rendues nécessaires pardes saignées malheureuses,qui ouvrent letronc de l’aitere : c’est le seul remedequ’on puisse opposer à une hémorrhagietoujours renaissante, qui deviendroit fu-neste , & par la perte du sang , & par sonépanchement dans la cellulofité, où facorruption feroit suivie de la gangrené.Mais ce remede deviendroit funeste lui-même , en privant tout l’avant-bras dusang que lui amenois l’artete, en y étei-gnant la vie , & en y produisant le spha-cele : le pouls disparoît effectivement, lefroid gagne le bras , & il s’y montre desmarques de gangrené ; mais le dangerne dure que quelques jours; la chirur-gie gagne du temps,& la nature travaille,pendant ces jours rachetés par Fart, àréparer les butes rie la ligature. Plusieursbranches communiquent de Fartere hu-mérale aux trois troncs de l'avant-hras ;la récurrente radiale, in récurrente intér-essé use & la récurrente ulnaire jettentdes branches qui s’unissent à deux bran-ches nées au dessus de la ligature. Le tor-