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qu'Hippocrate fut appels par les Abde-ritains, pour le guérir de la salie préten-due , il trouva le.philosophe occupé dansses jardins à disséquer des animaux. IIavoit écrit fur la nature de l'homme &des chairs ; mais nous n’avous pas sonouvrage.
Pvthagore eut auífi das notions anato-miques; Empedoele , disciple de Pytha-gore , avoit formé un système sur la gé-nération , la respiration , fouie, la chair,& les semences des plantes. II attrihuoitla génération des animaux à desparticsde ces animaux mêmes, les unes conte-nues dans la semence da mâle , les autresdans la semence, de la femelle. La réu-nion de ces parties Formoit ranimai, &leur pente à se réunir oceasionnoit l’ap-pétit vénérien. 11 comparait l’oreille àun corps sonore que l’air vient frapper j,1a chair était, selon lui, un composé dequatre élémens ; les ongles étoient uneexpansion des nerfs racornis par l'air &par le toucher ; les os étoient de la terre& de l’eau condensées ; les larmes & lessueurs, du sang atténué & fondu4 lesgraines des plantes , des œufs qui tom-bent quend ils font mûrs, & que la terrefait éclore; & il attrihuoit la suspensiondes liqueurs dans les typhons, à la pesan-teur de l’air.
Alcmeon , autre disciple de Pvthagore,passe pour avoir anntomisé le premierdes animaux. Ce qui nous reste de sonanatomie ne valoit’ guere la peine d’êtreconservé ; il prétendait que les chevresrespirent par les oreilles: cé que je pour-rais ajouter de fa physiologie n’en donne-roit pas une grande opinion.
Ce qui nous reste d’Aristote ne nouspermet pas de douter de ses progrès enanatomie. Un fait qui honore autant Ale-xandre qu’aueune de ses.victoires , c’estd’avoir donné à Aristote huit cens talens,près de onze millions de notre monnoie(*) & d’avoir consié à ses ordres plusieursmilliers ri’hommes, pour perfectionnerla science de la nature & des propriétésdes animaux. Ces puissans secours, n’é-toientpas restés inutiles entre les mains
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d n philosophe., s’i! est vrai, comme jel’ai entendu dire à un habile anatomiste,que celui qui cn dix ans rie travail par-viendroit à lavoir ce qu’Aristote a renfer-mé dans ses deux petits volumes des ani-maux, auroit bien employé son temps.
Aristote disséqua des quadrupèdes,des poissons, des oiseaux & des infectes.Scion ce philosophe, le cœur est le prin-cipe & la source des veines & du sang, IIiort du cœur deux veines ; l’une du cotédroit, qui est la plus grosse; l’antre ducoté gauche : ces veines portent le singdans toutes les parties du corps. Le cœura trois ventricules dans le Fœtus ; cesventricules communiquent avec le pou-mon, par deux grandes veines qui se di-stribuent dans toute la substance. Le cœurest aussi l’organe des nerfs. Aristote con-fond , ainsi qu’Hippocrate, les nerfs , lesJigamens &Ìes tendons. Le cerveau n’estqu’une malle d’eau & de terre, mais iln’en est pas de méme de la moelle épinie-re; il donne au foie, à la rate & auxrems la fonction de soutenir & de sus-pendre les vaisseaux. Les testicules nefont que pour le mieux. Deux canauxviennent s’y rendre de l’aorte , & deuxautres des reins; les derniers contien-nent du sang ; les premiers n’en contien-nent point. I! fort de la tête de chaquetesticule ou de l’une de leurs extrémités,un autre canal plus gros qui se recourbe& va en diminuant vers les deux autrescanaux ; ce canal recourbé est enveloppéd’nne membrane & fe termine à l’origiuede la verge: il ne contient point desang , maïs une liqueur blanche. II y a ùl’emlroit de la verge où il fe termine,une ouverture par laquelle il aboutitdans la verge. Aristote fe sert de cetteexposition anatomique pour expliquercomment les eunuques ne peuvent en-gendrer. La conception se fait, selon lui,du mélange de la semence de l’hommeavec le sang menstruel; il admet de lasemence dans la femme; mais il la re-garde comme un excrément. II prend lestesticules pour des poids semblables àceux que les tisse ra u s attachent à leurs
(*) Le dictionnaire de médecine , dont la partie historique de cet article est un ex-trait,. fixe cette somme à 1900000 liv. cette somme est trop peu considérable vu letaux où l’argent est aujourd’hui ; mais dans i’hypothese de onze millions , il faudraitque chaque talent eût valu plus de treize mille livres, & cette somme exorbitante nepeut être justifiée par le tarif de notre monnoie.
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