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pose celle d’un enchaînement si prodi-geux de causes & d’iffcts , qu’aueun nemene plus directement à la notion d’nneintelligence toute sage & toute puissante;elle est, pour ainsi dire, le fondementde la théologie naturelle, (salien, dansson livre de la formation du fœtus , faitnn crime aux philosophes de son tempsde s’amuser à des conjectures hasardéesfur la nature & la formation du monde,tandis qu’ils ignoroient les premiers élé-niens de la structure des corps animés.Donc la connoissance anatemique est re-quise daiis un philosophe.
Quatrième -propos tion. Les magistratsfont exposés tous les jours à faire ouvrirdes cadavres , pour y découvrir' les cau-ses d’une mort violente ou suspecte ; c’estsur cette ouverture & les apparencesqu’elle offrira, qu’ils appuieront leurjugement, & qu’ils prononceront que lapersonne morte a été empoisonnée , ouqn’ellc est morte naturellement ; qu’unenfant étoit mort avant que de naître, ouqu’il a été étouffé aprés fa naissance, Sise.Combien de contestations portées.à leurstribunaux, où l’impuissance, la stérilité,le temps de l’accouchement, l’avorte-ment, í’acconchement simulé ou dissimu-lé, ffc. se trouvent compliqués ! Us fontobligés de s’en tenir aveuglément auxrapports des médecins & des chirurgiens.Ces rapports font motivés à la vérité,mais qu’importe, si les motifs font inin-telligibles pour le magistrat ? Vanatomiene seroit donc pas tout-à-fait inutile à unmagistrat.
Cinquième propos tion. Les peintres,les sculpteurs, devront à réunie plusou moins grande qu’ils auront Faite del’ anatomie , le plus ou le moins de cor-rection de leurs dessins. Les-Raphaels,les Michel - Anges , les Rubens, £)V.avoient étudié particulièrement Vanato-mie. I.’étude de la partie de Vanatomìequi est relative à ces arts, est donc néces-saire pour y exceller.
Sixième propos tion. Chacun a intérêtà connoitre son corps ; il n’y a personneque la structure, la figure, la connexion,la communication des parties dont il estcompose , ne puisse confirmer dans lacroyance d’un Etre tout-pnissant. A cemotif si important, il se joint un intérêtqui n’est pas à négliger, celui d’êtreéclair* fur les moyens de se bien porter ,
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de prolonger sa vie, d’expliquer pins net-tement le lieu, les symptômes de fa ma-ladie , quand 011 se pòrte mal ; de discer-ner les charlatans ; de juger , dn moinsen général, dcsremedes ordonnés, &c.Aulu-Gellc ne peut souffrir que des hom-mes libres, & dont l’éducation doit êtreconforme à leur état, ignorent rien ne.ce qui a rapport à l’économie du corpshumain. La connoissance de Vanatomìeimporte donc à tout homme. ’
Histoire abrégée des progrès de t anato-mie. Est - il étonnant après cela qn’onfasse remonter l’ovigine de Vanatomìeaux premiers âges du monde? Eusebedit qu’on lisoit dans Mancthon, qu’A-thotis, dont la chronologie égyptiennefixoit le régné plusieurs lìecles avant no-tre ere, avoit écrit des traités á'anato-» tie. Parcourez les livres saints, arrêtez-vous à la description allégorique quel’Ecclésiaste fait de la vieillesse : mémen-to Crcatoris tui, dumjuvenis c s , £?V. &vous appercevrez dès ce temps des vèsti-ges de systèmes physiologiques. Homeredit de ïa blessure qu’Enée reçut de Dio-mede , que les deux nerfs qui retiennentle fémur, s’étant rompus, l’os fe brisaau dedans de la cavité où est reçu lecondyle supérieur ; ce poète est dansd’autres occasions semblaoles si exact &si circonstancié, que quelques auteursont prétendu qn’on tireroit de ses ouvra-ges un corps d'anaton ie assez étendu. Dès^les premiers âges du monde, l’inspcc-tion des entrailles des victimes, la cou-tume d’embaumer, les traitemens desplaies, & les boucheries mêmes, aidè-rent à connoitre la fabrique du corpsanimal. On est convaincu par les ouvra-ges d’Hippocrate ,que Vcftéohgie lui étoitparfaitement connue ; L Pausanias nousdit qu’il fit fondre un squelette d’airan ,qu’il consacra à Apollon de Delphes. Onseroit tenté de croire qu’il avoit eu desnotions de la circulation du sang & de lasécrétion des humeurs. Voici là-ddlusun des passages les plus frappans. On litdans Hippocrate: “ que les veines fontrépandues par tout le corps, qu’elles yportent le flux, l’cfprit & le mouvement,& qu’elles font toutes des branches d’unefeule. „ Remarquez que les anciens don-noient à tous les vaisseaux sanguins in-distinctement, le nom de veines.ûémocrite cultiva l 'anatomie ; & lerf-