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Tome second. AL - AOU.
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cerveau. II décrivit fort exactement lesmembranes qui font aux orifices du cœur,que nous nommons ranidés, & que sesdisciples appellent tricuspidalts. Ce n’estpas ici le lieu da faire mention de fa phy-siologie! il savoit que l’oriiie se séparedans les reins , & il redressa Platon furTissage de b trachée-artere , par laquel-le ce philosophe & d’autres croyoientque la boisson alloit rafraîchir les pou-mons.

Après Héròpbile & Erasistrate, cesdeux fondateurs de l’art anutomique , pa-rurent Lycus , Quintus , Marinus , dontil ne motisest parvenu que !a réputationde grands anatomistes dont ils ont joui.On voit à'plusieurs .-traits épars dans lesouvrages-de Celle, qu il s’étoit occupéde i'anatomie. On en peut dire autant dePline le naturaliste, auffi-bien qúe de sonneveu.

Aretée fit trop de cas de cet art pourPavoir ignoré. Selon Aretée , le cœur estle siège de l’ame : les poumons ne. peu-vent jamais être par eux-mêmes suscepti-bles de douleur. La pulsation de l’arte-rc est la cause du mouvement progreffifdu sang. Aretée fait partir les veines dufoie: il y'fait engendrer la fille. L'efto-mac est la source de la peine & d u plaisir ;le colon contribue à la coctiou des ali-srens. 11 y a aux intestins & à l’estomacdeux tuniques couchées obliquementTune fur l’autre : les reins font des corpsglanduleux. Le reste de fa physiologieest fondé fur les connoíssances anatomi-ques qu’on avoit avant lui. C’étoit.un sy-stème composé de ceux d.Hippocvate,d’Hérophile & Erasistrate : on a dit delui qu’il n’avoit embrassé aveuglémentaucun parti, qu’il n’étoit admirateur en-thousiaste de personne, & qu’il étoitpourla vérité contre toute autorité.

Rufus Téphésien, qui vécut fous lesempereurs Nerva & Trajan , est le pre-mier anatomiste célébré qui fe présenteaprès Aretée ; on inféré de quelques en-droits des livres qui nous restent de lui,qne les nerfs qu’on a depuis appelles ré-current, étaient récemment découverts,& qu’il avoit apperqu dans la matricequelqms vaisseaux , dont ses prédéces-seurs n’avoient pas fait mention.

Galien succéda à Rufns. On ne voit pasque ì'anatomie ait fait de grands progrèsdepuis Hippocrate jusqu’à Hérophile &

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Erasistrate , ni depuis ces deux derniersjusqu’à Galien. On s’oecupa dans tous lestemps qui précédèrent ces deux anato-mistes, depuis Hippocrate, Si dans ceuxqui les suivirent jusqu’à Galien , au dé-faut de cadavres qu’on pût disséquer pouraugmenter le fonds des connoíssancesaratomiques, à combiner ces connaissan-ces , & à former des conjectures physio-logiques. Plus on fuit attentivement l’hr-stoire des sciences & des arts , plus on estdisposé à croire que les hommes fonttrès-rarement des expériences & des sy-stèmes en même terris. Lorsque les espritssent tournés vers les connaissances expé-rimentales , on cesse de raisonner! & al-ternativement, quand on commence àraisonnerles expériences restent sus-pendues.

Mais on apperçoit évidemment iciTobstacle qui arrêta îes dissections anato-miques. Dans les teins qui suivirent ceuxd’Hérophile & d’Erasistrate, on brûloitplus attentivement que jamais les cada-vres chez les Romains ; la religion & sesloix civiles faiseient respecter les corpsmorts Ions les peines les plus féveres;les anatomistes en furent réduits à deshasards inopinés ,• il leur fallut trouverou des tombeaux ouverts ou des malfai-teurs exposés. Les eufans abandonnésen naissant furent leur plus granité res-source , & ce fut dans les ouvrages desanatomistes, fur les grands chemins, furles enfans exposés, fur les animaux, &sur-tout sur les singes , que Galien s’in-struisit en nna’omie. II nous a laissé deuxouvrages qui l’ont immortalisé! l'un estintitulé administrations anatomiques, &ì’autre de Vusage des parties du corps hu-main. II dit qii’en les écrivant, il com-pose un hymne à Thotmeur de celui quinous a faits; & j’estime. ajoute-1-il, quela solide piété ne consiste pas tant à sacri-fier à Dieu une centaine de taureaux,qn'à annoncer aux hommes là sagesse &fa toute puissance. On voit, en parcou-rant ces ouvrages, que Galien poffédoittoutes les découvertes anstomiques dessiécles qui l’avoient précédé , & que s’iln’y en ajouta pas un grand nombre d'au-tres fur Vanatomie du co v ps humain , cefut manque d’occasions & non d'adbvité.Trompé par la ressemblance extérieurede I’homme avec le singe , il a souvent at-tribué à celui-ci ce qui ne convenoit qu<èKk z