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Tome second. AL - AOU.
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ceiui-ia; c’est du reste le seul.reprochequ’on lui Fasse.

Snranus, contemporain de Galien,ana-tcmisa la matrice : Théophile Protospa-taritis écrivit de la structure du corps hu-main j dqns une analyse des traités ana-tomiques de Galion, il dit que la premie-rs paire de nerfs qui partent des pre-miers ventricules du cerveau, s’étendaux narines ; qu’il y ;t deux muscles em-ployés pour fermer les paupières, & unseul pour les ouvrir ; que la substance dela langue est musouleuse ; qu’il y a unligament fort qui embrasse les,vertèbres,& que cela est commun à toutes les au-tres articulations. Oribase, Jtngc de Ga-lit n, ne nous a rien laissé qu’on 11e.trouveclans les ouvrages de son models , li l’onen excepte la description des glandes Ja-Uvaires. Théophile écrivit-de Vanatomiefous l'enipereur.Héraclius.

Nemesius, évêque d’Emissa en Phéni-cie , disoit fur la fin du quatrième ficels,que la bile n’existoit pas dans le corpspour elle-même , mais pour la digestion,l’éjection des excrémens, & d’autres usa-ges ; idée dont Syivius de le Boë se van-toit long-temps après.

Sui.virent les temps d’ignonnce & debarbarie , pendant lesquels Vanatomieéprouya.le.sort des autres sciences & desautres arts. II s’écoula des siécles fansqu’il parût aucun anatomiste ; & l’on estpresqu’òbligé de sauter depuis Nemeíìusd’Emissa, jusqu’à Mundinus de .Milan ,sans être arrêté dans cet intervalle deplus de-nenf cents ans, par une feule dé-couverte de quclqu’importance.

Mundinus tenta de perfectionner l’a-natomie', il disséqua beaucoup 5 il écrivit :mais au jugement de Douglas & deFreindil écrivit peu de choses nouvelles ; ilavança que les testicules des femmes fontpleins de cavités & de caroncules glan-duleuses, & qu’il s’y engendre une humi-dité assez semblable n de la salive, d’oùnaît k plaiSir de la Femme , qui la répanddans Pacte vénérien ; que la matrice estdistribuée en sept cellules ; que son orifi-ce ressemble à un bec de tanche ; & qu’ily a à l’oriíipe du vagin une membranequ’il appelle w lametitmn : auroût-i! vou-lu désigner l’hymen ? Une réflexion quinous est suggérée par ce mélange de cho-ses fausses & vraies,c’est qu’il semble queyeux ay,ec ksqtî,els, îçs.anfejìrs. ont

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vu certaines choses, ne font pas les mê-mes yeux que ceux avec lesquels ils en

ont observé d’autres. .

Mais je, 11’aurois jamais fini, si j’iníi-stois fur tous les anatomistes des siéclesoù je vais entrer. Cet art, qu’on ayoit silong-temps négligé, fut tout à-coup re-pris avec enthousiasme. Les..-différentesparties des cadavres humains suffirent stpeine à la multitude des observateurs :de-là vint que les mêmes découvertes se,firent souvent en même temps dans deslieux sot t éloignés, & par plusieurs ana-tomistes à la fois , & qu’on est très-ineer-itain à qui il faut les attribuer.. J’avertisdonc ici. que je ne prétends dépouillerpersonne de ee qui lui appartient,& qu’onme trouvera.tout disposé à restituer à un,auteur ee.qqe je lui aurai été, au premier,titre de propriété qui me sera produit ensa faveur. Après cette protestation , quim’a paru nécessaire, je vais poursuivreavec rapidité l’histoire de Xanaiomien’insistant sur les découvertes que lors-qu’elles le mériteront par leur importan-ce, & me conformant.à l’ordre cbxonojlogique de la première édition de leurs,principaux ouvrages. > -

Jean de Concorriggio, Milanais , anaatomisa en 1420, & ses œuvres furent pu-bliées st Venise en i;i; ; Vésale en 1514,AndréVésole, natif de Bruxelles, dontle mérite anatotnique excitai? jalousie despremiers hommes de son temps, & quidonna à ses ouvrages: tant de soliditéqu’ils ont résisté à toutes leurs attaques.

On pourroit distribuer l’histoire .géné-rale de l 'anatotnie en cinq parties : la pre-mière comprendrait depuis la créationju.squ’àHippocrate; la seconde, depuisHippocrate jusqu’à Hérophile & Erasi-strate ; la troisième , .depuis Hérophile &Erafistrate jusqu’à Galien ; la quatrième,depuis-Galien jusqu'à Vésale ; & la cin-quième, depuis Vesale jusqu’à nousVésale découvrit le ligament suspen-se n r du pénis, & rectifia un grand nom-bre dp notions auxquelles om étoit atta-ché de son temps, & qu’il eut le couraged’attaqncr, malgré l’autorité de Galiendqnt elles étaient appuyées..

Achillinus de Bologne parut en 1521 :on lui attribue la découverte du marteau& de rcnclnme, deux petits.os .de Toreil-le interne. Dans la même année., Eeren-ger de Carpi, qui guérit le premier le