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dês Typhons , qui pompent d’un coté lefluide, & le déposent de l’antre dans laniasse d u sang ; en 1693 , Verheyeu ,qui fit dans fa jeunesse tant d’obsorva-tions fur la semence.
En 1694, Gibbon & Cowper, qui dé-,couvrit les glandes de l’urethre , quiporte son nom ; Dionis & Ridley, qui abien connu le cerveau , en 1695:; en 169b,Leuwenhoecli dont on a une infinité d’ob-servations microscopique) ; Posthius, en1^97; en 1701 , Paschiotii , Berger &Fantonus ; Valsalva, en 1704 ; Francusde Franckenau , en 1705 ; en 1706, Mor-gagni, dont on a des choses nouvellesfur la langue, le pharynx, l’épiglotte ,les glandes sébacées, l’utérns, le vagin,les mamelles, en 1707, Dracke, Keil,& Douglas , qui a fait Voir que quoiquele conduit de la glande parotide fût cou-pée , ou pouvoit, quand l’extrémité cou-pée étoít encore assez proche, la ramenerdans la bouche & guérir la plaie.
En 1709 , Listár ; Hovius, qui a écritfur les humeurs des yeux, en 1710 ; Goe-liche , en 1713 ; Lancifi , qui s’est parti-culièrement illustré par la publicationdes tables d’Eustachi, en 1714 ; en 1719,Hcister, chirurgien & médecin si célébré;Cn 1721 , Ruifch, qui poussa l’art des in-jections si loin , ait dont la perfection aconfirmé tant de découvertes anciennes,& occasionné celle de tant de vérités in-connues; en 1724, Santorini; en 1726,Bernard Siegfried Albinus , qui a uneConnoissance si étendue de tout le corpsanatomique, & qui s’est Fait urte si granderéputation par ses tables & par séditionqu’il a donnée de celles d’Eustachi; en1727, Haller , savant en anatomie & enphysiologie; le célébré Monro, en 1730;Nichols, en 1733 ; Cassebohm, qui a bienfconnn l’oreille, en 1734 ; ensin Boerhaa-v?, l’Esculape de notre fiecle, celui detous les médecins qui a le mieux appli-qué \'anatomie & la physiologie à la théo-rie & à la pratique ; & tant d'autres par-mi les anciens & les modernes , tels queCasserius, Bourdon , Palfin , Lientaud ,Gant, £9*0. à qui leurs ouvrages ferontplus d’honneur que mes éloges , & quipar cette raifort ne devroient point êtreoffensés de mon oubli.
Mais je serois impardonnable, & l’onpoufroit m’accuscr de manquer à ce queje dois à nos académies » si je 11e faisois
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mention de notre Winslrtw , qui Vit en-core , & dont le traité passe pour le meil-leur qu'on ait fur les parties solides ; no-tre Morand , si connu par (es lumières &ses opérations ; notre Bertin, qui a si bienexpliqué les reins ; notre Senac, à qui letraité fur le cœur, qu’il nous a donné ré-cemment , assurera dans les siécles à ve-nir la réputation de grand physicien &de grand anatomiste ; notre Fetrein, undes hommes qui entend le mieux l’éco-nomie animale , & dont les découvertesstlr la formation de la voix & des sonsn’en sont devenues que plus certainespour avoir été contestées ; & les auteursde Phistoire naturelle , dont le secondvolume est plein de vues & de découver-tes fur l’ anatomie & la physiologie.
Vanatomie païoìt être née en Egypte,empire qui fut la mere des arts. L’atta-chement que la nation avoit pour les dé-cédés , y introduisit de très-bonne heurel’emba,internent. Quelque grossière qu’onsuppose cette opération , elle accoutumales hommes à toucher des cadavres, & àen tirer les entrailles. Le squelette pa-raît être né en Egypte; on y a sculptédans la plus haute antiquité des squelet-tes de différens métaux ; on en a trouvéavec les momies ; & on avoit communé-ment dans les familles, de ces squelettesdont les articulations mobiles servoientde pantin aux riches voluptueux. On lesmontroit dans' les repas, & cette coutumesubsistait en Egypte au commencementdu siecle passé. C’étoient de véritablessquelettes, & non pas des réprésentationsd'un homme exténué par la maladie; &l’on avoit en Egypte les originaux de cessquelettes artificiels. Galien alla à Ale-xandrie pour y profiter des squelettesqu’on y démontrait; c’étoient les seulsan monde qui servissent à l’instriictioixde la jeunesse.
La Grece connut fort tard les arts. L’a-Hatemie n’y fut cependant pas étrangère tplusieurs siécles avant Iiippoerate. Ontrouve dans Pausanias la premiere dissec-tion légale. Aristodeme voulut immolerfa fille pour satisfaire à un oracle. Unamant au désespoir, imagina pour sauversa maîtresse, de publier que cette victimene pouvoit être agréable aux dieux, puis-que la fille d’Aristodeme étoit grosse. Lepere rempli d'un patriotisme farouche,ouvrit les flancs de fa fille, & vengea son