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Tome second. AL - AOU.
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innocence des calomnies de son amant.Parthenius rapporte un fait à peu prèssemblable dans ses Erotiques.

Ce furent les philosophes qui mirentdans Xanatomie des détails , & qui y con-sacrèrent des travaux suivis. L'écule dePythagore découvrit le tympan L mêmele limaçon de l’oreille interne. Démocritedisséqua soigneusement le caméléon. 11nous est cependant resté de ces philoso-phes beaucoup plus d’hypotheses que defaits anatomiques.

Les deseendans d’Esculape , médecins& prêtres de ce dieu, exerqoicnt chez euxVanatomie. Elle s’y conservoit par tradi-tion selon le témoignage de Galien. Dansles ouvrages d'Hippocrate, dans les plusauthentiques , ou s’apperqoit assez queVanatomie étoit très Familière aux Afclé-piades, & qu’íls possédoient dans leur Fa-mille l’ostéologie & la myologie à un de-gré digne de nos éloges. En effet, on trou-ve dans Hippocrate une expérience chi-rurgique faite fur le deltoïde d’un hom-me &i non d’un animal. Une expérienceanatomique suppose des vues, des recher-ches & des connoissances ; on ne parvientguere à connoître une vétité détaillée,fans connoître en même tems les véritésdu même rang qui Pavoisaient, & quifont un tout avec elle. On ne sait pas unedémonstration d’Euelide fans connoîtrecelles qui la précédent,

Aristote cite Diogene d’Apollonie &Syennefis de Chypre , anatomistes quiont donné iaplusancienneangyologiequenous ayons, après celle d’Hippocrate.

Aristote lui-même tient un rang consi-dérable entre les anatomistes. C’est luiqui le premier a donné des figures à'ana-tomie. C’est lui encore qiti le premier adonné Vanatomie comparée. Sa sagacitélui a fait remarquer avec précision , cequ’il y avoit de commun dans la structurede plusieurs animaux ; il a tiré d’uneabondante induction , des réglés qui fontsoudées fur un grand nombre de faits.Telle est la réglé que tous les animaux quin’ont qu’iin rang de dents incisives ontquatre estomacs. 11 n’a pais ignoré l’íma-tomìe humaine. 11 a très-souvent fait lacomparaison des viscères des hommesavec ceux des animaux.

II n’entre pas dans notre plan de don-ner le détail des découvertes an atomi-que d’Aiilìctc. 11 mérité d’être lu avec

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attention, & les erreurs répandues dans-ses écrits ne doivent pas déroger à notrereconnoissance.

Les fragmens qui nous font restésd’IIéropbile , nous en donnent la plusgrande opinion. II paroît être le premieranatomiste , à qui le corps humain ait été,familier. Erasistrate partage avec lui ladécouverte des vaisseaux lactées , maisil a beaucoup plus cultivé la physiologieque Vanatomie.

On doit beaucoup à Galien , quoiqu’ilait noyé fous un style asiatique bien d’ex-cellentes choses. 11 Fut le dernier des ana-tomistes : l’art périt avec lui, & pendantdouce cents ans on n’apprit cet art quedans ses livres. Son adresse à faire desexpériences passe tout ce qu’on pmtvoitespérer de son âge; il en a fait sur desanimaux vivans , qu’aucun moderne n’asu vérifierc’est le Fort de Galien , on nel’y a pas surpassé.

Pour Vanatomie , il l’a tirée des ani-maux. Si jamais il a disséqué des corpshumains, ce n’est que bien rarement &fort en passant. U n’a pas laissé de fairebeaucoup de découvertes : il est le seuldes anciens qui ait laissé à la postérité unsystème complet de l’art. Véfale, tout enle réfutant, n’a que trop répété Galion.II Faut lire ce grand homme, on y décou-vrira bien des morceaux utiles ; mais ilfaut être en garde & contre l’hypothèse& contre Vanatomie comparée.

Douze cents ans après Galien, on re-commença à disséquer. Tous ces siéclesfont perdus pour Vanatomie. L’empereurFrédéric 11 rappelle un art salutaire,fans lequel la médecine ne seroit que con-jecture. 11 ordonna que toutes les annéesil se seroit en Sicile la dissection d’uncorps humain : il fit traduire Galien ;mais ce législateur ne put pas créer destalcns contraires au goût du siecle. Totutes les sciences étoient entre les mains desecclésiastiques qui n’étoient pas faitspour disséquer j elles n’étoient que lec-ture ou que subtilité : on avoit perdu devue la nature , & il fallut plusieurs siéc-les pour y rappeller les hommes.

Jacques Bcrenger de Carpi, le mêmequi introduisit le mercure dans la curedes maladies vénériennes, fut l’instaura-teur de Vanatomie. 11 disséqua des corpshumains, & l’on répéta contre lui la mê-me calomnie , qui avoit noirci la réputa-