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Tome second. AL - AOU.
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ANA

connue , la circulation dn sang par lepoumon : maïs il y a ajouté des idées ,quoique exposées trop brièvement, furla grande circulation.

Jenn-B-aptiste Canani est un des pre-miers anatomistes, qui aient parlé desvalvules. II a laissé des planches d’mrà-tomie , qui font dune extrême rareté,qui représentent les muscles du bras.

Jean-Baptiste Careanits , élevs de Fal-lope , a corrigé les erreurs de son maîtrefur la direction du sang qui passe par leconduit artériel, & fur la glande la-ehrymale.

Constance Varole a donné une nouvellemaniéré de démontrer le cerveau , encommençant par la baie ; il y a découvertla membrane arachnoïde , le pont quiporte son nom , la véritable figure desventricules antérieurs. Nous lui attri-buons ces découvertes , quoique Ensta-chìo les ait faites, mais les planchesd’Eustachio n'étoient pas connues, quandVarole écrivoit. Dans \'anatomie posthu-me de cet auteur , on trouve la valvuledu colon & le muscle de l’étrier.

Salomon Alberti, professeur de Wit-temberg, a des prétentions fur quelquesdécouvertes ; il a donné la premiers fi-gure de la valvule du colon j i! a faitdestiner le premier quelques valvulesveineuses ; il a perfectionné Yanatomìedes conduits des larmes. Disciple de Fa-bricius d’Aqtiapendente , il a pu tenirde lui ces découvertes.

Severin Pineau, chirurgien de Paris,a acquis de la réputation par son ouvragefur les parties génitales de k femme ; ila cependant rejeté l’hymen, il y a substi-tué des caroncules qni n’en font que lesdébris, & donné des figures d’cmbryontrès-suspectes. Le livre au reste est bienécrit.

Ulisse Aldrovande étoit plutôt un cu-rieux qu’un anatomiste : il le procura desrecueils immenses de raretés, & laissaassez de manuscrits pour en f >rmer unedouzaine de gros ouvrages posthumes. IIy a >Ie Yanatomìe dans ces in-fol. , il y afur-tout plusieurs dissections d’oiseauxfaites chez Aldrovande par Cortclius ,par Boiter: on y trouve auffi une fuited’observations fur le poulet.

Jérôme Fabrice d’Aqnapendente , mé-decin , chirurgien de Padoue , n’a ç.era-

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meneé que fort tard à publier ses ou-vrages; il en a donné cependant un nom-bre considérable. Le plus intéressant con-tient l’histoire des valvules veineuses,& plusieurs dessins faits fur le corps hu-main. Généralement Fabrice dissertoitbeaucoup , & quoiqu’il eútde Yanatomìe,il n’êpuifoit guere son sujet. La fuited’embryons & de fœtus de plusieursquadrupèdes & de l’homme même ,n’a pas cette exactitude qu’on exige denos jours. II a mieux réussi fur la théoriedes muscles, à laquelle on n'avoit pastouché, & fur laquelle il a donné de très-bonnes idées.

Jules Casserins, son disciple, a moinsécrit: mais il a mieux réussi dans les des-sins, & il a répandu dans ses ouvragesun certain nombre de découvertes inté-ressantes. On lui doit l’arcade de l’aorte| bien représentée, les muscles supérieurs& postérieurs de l’oreille exprimés pardes figures, un indice du conduit deStetion, une anatomie comparée assezsuivie du larynx & de l’oreilíe, des fi-gures entièrement neuves des musclesdu dos, dont quelques-uns paroissent ioipour la premiere fois, plusieurs figuresdu cerveau avec l’arachnoïde bien ex-primée. II a plus dans ses figures que i’é-diteur n’y a reconnu.

Jean Riolan , le fils . joignit beau-coup de lavoir à la connaissance de Ya-natomie ; mais fou humeur étoit tropAcre, & il montre trop peu d’équitépour le mérite de fer comteinporains, IIdécrivit le premier quelques muscles ,& il perfectionna les descriptions d’ungrand nombre de parités du corps hu-main. Ii fit des expériences fur les ani-maux vivans, & laissa plusieurs obser-vations intéressantes. Ii s'opposa auxplus belles découvertes de son siécle , àla circulation rlu sang, au canal thora-chique.

Nicolas Habicot, chirurgien de Paris ,n’eut pas le lavoir de Riolan, mais fa se-maine anatomïque est pleine de bonneschoies.On y trouve l’arcade de l’aortv peuconnue même de son temps ; la véritableorigine du coracoïdien,('insertion du mus-cle styìophatïngien dans le cartilage thyr-roade, plusieurs ligaipens, les inuicles in-férois ux dans leur véritable ordre. 11 eutlç malheur de défendre une mauvaise