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vit le sang circuler des artères dans lesveines , & il remarqua plusieurs ckcon-ftances intéressantes du mouvement decette humeur. II découvrit, d’après Ham-me , les petits animaux qui habitent dansla liqueur fécondante dn mâle : tOT.it peulettré qu'il étoit, il donna de l’importan-ce à ces animaux , les envisagea commeles embryons de chaque espece, & nelaissa à la femelle que la fonction de lesloger. 11 décrivit les lames cellulaires ,q m avec la fibre composent le muscle , Lles filets qui composent la fibre. II a con-nu plusieurs especes de polypes. On litutilement ses ouvrages, parce qu’ils pei-gnent la nature; mais il faut apporterune faine critique à cette lecture.
Oliger Jacobaens a fait un aífez bonouvrage fur les animaux quadrupèdes àsang-froid.
Les observations de Juste Sehrader,recueillies en Hollande d’après Van Hor-ne , Sylvius , Swammerdam & Ruyfch ,font remplies de faits utiles.
Joseph Guichard Duverney fut un desplus grands anatomistes de ce siécle , &nous trouvons dans ses ouvrages posthu-mes le canevas de presque tout ce quel’ouvrage de Winslovv a de particulier :jl a vu le premier une infinité de choses ,& jusqu'à l’artére centrale du crystallin.II a donné un nombre considérable de pe-tites observations détachées : mais le seulouvrage de quelque importance qu’il aitfini, c’est le traité de fouie, dontles plan-ches font très-belles. Duverney a décou-vert dans cet organe la membrane de l’é-trier ; il a approfondi la structure de lalame spirale. II a laissé quantité d’obfer-vations fur l 'anatomie comparée. Dansune controverse fort animée avec Mery,il défendit la bonne cause , mais fansavantage. II a disséqué avec exactitudedeux fœtus réunis par les bassins & a dé-fendu le système des monstres originaux.Ses ouvrages posthumes font pleins desmeilleures choses , & contienne.nt uncours entier A’unatomie. II y décritle ganglion ophtalmique , & le cornetsphénoïde de Berlin. II n’admit dans lepoumon qu’un tissu cellulaire, & pré-vint Helvétius. II a vu l’ouvertnre de l’é-piploon hépatogastrique, les trois lîga-mens du colon , & les prostates inférieu-res. II a fait des recherches exactes fur lavalvule d’Eustachio. Mais nous ne pou-
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vons nommer qu’un petit nombre de sesdécouvertes. II en auroït cependant faitde plus intéressantes encore, si dans lecours d’une longue vie , uniquement oc-cupée de Vanatomie , il n’avoit eu un mal-heureux penchant pour sauter d’un objetà l’autre.
J. Conrad Peyer de SchafFlioufe nedonna à Y anatomie qu’un petit nombred’années , mais elles furent fécondes endécouvertes. II donna un excellent ou-vrage fur les glandes des intestins , qu’ilsuivit le premier en détail, & fur l’esto-mac des oiseaux granivores. II donpaen-core un assez grand ouvrage fur les in-strumens de la rumination. On a de luiplusieurs morceaux détachés fur Vunato.mie comparée. II découvrit la cavité del’ouraque.
Jean Méry , grand anatomiste, un peutrop ami des systèmes & des paradoxes.II avoít préparé après Perrault , maisavant Duverney, un traité fur l’nreille ,qui ne parut qu’après Duverney, II dé-couvrit la communication des deux ram-pes du limaçon , & i’a fait dessiner en en-tier, mais à nu. II travailla beaucoup furla circulation du sang dans le fœtus. IIfe convainquit que l’artere pulmonaire yest plus grande quel’aorte ; & en partantde ce principe , il crut devoir renverserla direction qu’Harvey-avoít donnée ausang qui traverse le trou ovale : il P a faitrepasser de gauche à droite pour ajou-ter, du volume à l’artere pulmonaire , &pour diminuer celui del’aorte; cette hy-pothèse , après avoir été le sujet de biendes contestations, , a été entièrementabandonnée. II a donné de nombreux mé-moires , & a travaillé fur plusieurs sujetsA'anatomie & de physiologie. II est quel-quefois dans l’erreur , mais il est toujoursoriginal,
Auguste Quirin Rivimis , médecin &botaniste, n’a donné fur V anatomie qu’n-ne thefe j mais il y décrit l’autre variétédu conduit sublingual . & les conduitspar lesquels cette glande s’ouvre en plu-sieurs endroits fous la langue.
Denis Dodart , premier médecin , atravaillé fur la transpiration ; mais -nousn’avons qu’un- fragment de ses expérien-ces. II a donné deux mémoires importansfur là voix & fur fes organes. II trouve laca.ufe des sons obtus 011 aigus dans le plusou moins d’ouverture de la glotte.
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