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demie de Leyde, est très-riche, & con-tient beaucoup de squelettes & de varié-tés dans les os. Ses leçons réimpriméesdans l’ Amphithéâtre de Valentitli, ne fontpas fans d'utiles découvertes. Rau amieux vu que ceux qui l’ont précédé &qui Pont suivi, la véritable structure deIVrticulation de la mâchoire inférieure.II a rétabli l’apophyse antérieure du mar-teau.
Iserman Ridleg, médecin, a donnéune anatomie du cerveau , enrichie deplanches dessinées par Cowper , dont lescontours ne font pas assez exprimés. Celi’est pas une anatomie bien complété,mais il y a beaucoup de choies , ou nou-velles, ou mieux exprimées. II fit desti-ner le premier le lin us circulaire : il con-nut le plexus placé fur la glande pinéale,& découvrit plusieurs filets médullairesdu cerveau. II vit le mouvement du cer-veau se soutenir, & même devenir plussensible après que la dure-mere avoit étéincisée. Dans ses observations, il remar-que que le trou ovale est plus ouvert«tans le fœtus le moins avancé j il décritles cordes de fa valvule : ii a vu l’oura-que ouvert.
Guillaume Cockbtirîie donna un abré-gé de physiologie; il y réfuta des hypo-thèses qui régnoient de son temps. Dansson traité des écoulement, il donna uneplanche dessinée par le Blond, & gravéeen couleurs, où les sinus muqueux del’urethre font exprimés.
George Baglivi, de Raguse , médecinromain: il écrivit sur la physiologie, &même sur l 'anatomie. II hasarda une hy-pothèse sur les mouvemens de la dure-meré, produits par fa propre structure : ilétendit Pinfluence de ces mouvemensfur toute la machine animale ; il la fondaun peu à la Irrite fur les mémoires de Pac-chioni. Eli anatomie , il adonné les ana-lyses de la bile, de la salive ; des expé-riences fur la circulation du lang , imi-tées de celles de Malpighi ; une descrip-tion d u cœur de la tortue, Hsc.
Jean ì'ioyer doit être cité , parce qu’ila le premier réduit le pouls à des nom-bres exacts & proportionnés à l’àge , ausexe & à d’autres circonstances dn sujet,
Antoine Valifnieri, gentilhomme desmontagnes de Modene , & professeur dePadoue, a beaucoup travaillé fur Phiftoi-re naturelle. L’umiomie &.la physiologie
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ont profité des recherches qu'il a faites,pour découvrir les véritables paronsde tons ies insectes : il a réufli pour lesvers renfermés dans les galles , & a rec-tifié ce qui manquoit aux découvertes deRedi. L'anatomie dePautruche , & celledu caméléon font honneur à leur auteur :dans le premier de ces animaux , il croitavoir reconnu que le fer a été rongé plu-tôt que frotté : il a cherché dans les diffé-rentes passions la cause des changemensde couleur du caméléon , L a donné leméchanisme par lequel ses passions opè-rent. Nous avons encore de Valisnieriune collection considérable de monstres ,entre lesquels il y en a qu’on a disséquésavee beaucoup de foin. Un autre ouvra-ge considérable de notre auteur, c'est sontraité de la génération de Pliomme : il ycombat avec beaucoup d’esprit l'hypo-these de Leuwenhoeck ; il trouve biendes difficultés à celle des ovaristes, &conclut à un œuf invisible, beaucoupplus petit que les vésicules de Graaf. Ontrouvera beaucoup de bonnes choses ré-pandues dans tous les ouvrages de Valis-nieri.
M. Sylvestre , médecin François éta-bli à Londres, est le plus dangereux en-nemi de Phypothefe de Méry ; il a bienvu que c’est au grand diamètre du con-duit artériel, qu’il faut attribuer la pe-titesse de Paorte.
Jacques Keil est un des médecins quiont appliqué les mathématiques aux re-cherches physiologiques ; il est le premierqui pour faciliter les calculs se soit servides logarithmes. IS s’aidoit de Cowperpour injecter les vaisseaux, & en mesu-r.oit ensuite les lumières. Malgré le nomimposant de géomètre , presque tout ceque Keil a douné n’est qu’hypothese'• telque son système sur la sécrétion, sur leralentissement prodigieux de la vitessedu sang, sur la force presque nulle qu’ilassigne au cœur , sur le mouvement mus-culaire : il a fait des observations de sta-tique animale, fort différentes de cellede Sanctorio, & un peu trop irrégulieres.
Jean Fantoni, médecin du roi de Sar-daigne , mort dans un âge très-avancé, autiiementtravaiUé à faire voir le peu dpsolidité du système de Pacchioni ; il adonné un abrégé d'anatomie, dont il re-trancha P un des trois ventres dans uneseconde édition,L ne retint que l’abdomep