ANA
dans la troisième. II y a beaucoup d 'anato-t»ie comparée dans cet ouvrage, & en gé-néra! bien de bonnes choses,dont une par-tie viont de Méry, dont Fantoni avoitété le disciple. II est entré fur-tout dansnn grand détail par rapport aux glandessébacées, L aux autres petites glandes:i! a pris la défense de Malpighi contrel’hypothese vasculaire.
j. Marie Lancisi , premier médecin deClément XI, qui avoit beaucoup de con-fiance en lui, a bien mérité de l ’anatomieen découvrant les œuvres d’Eustachio &en les publiant. II a écrit lui-même furle cœur, fur le mouvement d u sang , surles ganglions, fur la veine azygos & furles anévrismes. Mais comme il étoit obli-gé de se servir de mains étrangères pourles dissections, on ne peut pas y prendretine entiere confiance. II a donné des ob-servations fur le cerveau, & placé l’arnedans le corps calleux.
Placide Soraci a donné, sur la struc-ture des cheveux des recherches queChirac s’est attribuées.
Abraham Cyprian, médecin , mais ac-coucheur & lithotomiste, a laissé une re-lation d’un fœtus tité, à ce qu’ii se per-suade, de la trompe de Fallope.
Antoine Pacchioni, professeur de Ro-me: il a mi s en réputation de petitesglandes que Ton trouve entre les ori-fices des veines qui s’ouvrent dans lefinus de la faulx : il les croyoit destinéesà filtrer une lymphe nécessaire pour laconservation des méningés. II a travaillé•Tailleurs furies fibres de la dure-ntere,€c (ur-tout de la faulx: il a cru pouvoirleur attribuer un mouvement musculairequi en comprimant alternativement leCerveau fît équilibre avec le mouve-ment du cœur. Ces hypothèses n’ontpasréussi ; Pacchioni lui-même en a sentila Foiblesse.
Louis Lémery, de T académie, a donnéplusieurs mémoires fur les monstres, danslesquels il défend une structure originai-rement monstrueuse. II a décrit un fœtusqui paroît avoir été formé par deux en-fans fondus l’un dans l’autre; íi a écritfurie trou ovale, contre le sentiment deWinslow,
On ne l'auroit passer fous silence l’an-thropograpliie de Jacques Drake, méde-cin qui s’efr trop mêlé de politique. Cetabrégé, où Drake propose quelques liy-
A N A 5Z9
pothesespeti soutenables , est orné d’unnombre de belles estampes de la façon deCoavper j il y a fur-tout t»n squelette d'ar-teres, qui jufqu’ici a été copié dans tousles abrégés.
Jean Palfyn , chirurgien de Gand ,voyageoit de temps en temps à Paris & ILeyde : il y rainassoit les nouvelles dé-couvertes, & il en a composé son anatomiequ’on a souvent refondue en France. II adonné une bonne dissection d’un monstre,& une description des os , avec quelque*estampes assez bien faites. Dans les pre-mières éditions , Palfyn décrivoit l’arti-culationde la mâchoire selon les princi-pes île Rau ; cela est changé dans les der-nieres éditions.
Jean Salzman, professeur de Stras-bourg, n’a donné que des thèses ; maisil y en a d’utiles , comme celle dans la-quelle il dorme la description du canalthorachique dans Thomme, & la maniéréde Tinjecter : une autre , dans laquelle ilfait l’histoire d’un cadavre , auquel uagrand nombre de muscles manquoit ab-solument.
J. Puget, de Lyon. Nous nous faisonsUn plaisir de rappeller le petit traité de cedigne homme, iìrr les yeux des infestes.M. Puget y examine comment Tanimalpeut ne voir qu’un seul objet, avec tantde cornées & de rétines.
Jacques Hovius a donné fur les yeuxune thefe, fur laquelle il est difficile d’af-feoirun jugement; il est sûr que Hoviusa bien vu les vaisseaux longs de la scléro-tique, le cercle artériel de T uvée , lastructure des procès cilialres ; mais on necomprend pas les cinq tuniques de la cho-roïde, & on doute des vaisseaux que l’ar-tere lacrymale doit fournir à la cornée.
Antoine Maitrejean, célébré oculiste,a donné plusieurs mémoires, mais sur-tout un ouvrage entièrement original surla formation du poulet ; il a bien vu quel-ques choses très-intéreffantes, comme lacontinuité de la membrane extérieure dujaune avec Se péritoine du fœtus ,les val-vules du jaune, &c.
Antoine Marié Vasalva , professeur dePadoue, anatomiste & chirurgien : il adonné fur Toreille un ouvrage qui peutservir de supplément à celui de Buver-ney. Si d’un coté Vasalva a omis des cho-ies connues avant lui, î! y a ajouté quel--ques petits mu&ks de Toreille externe,