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Tome second. AL - AOU.
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598 AN B

Géog. moi ., ville de la province de Barian royaume de Naples. On croît que c’estl’ancienne Egnatia ou Gnatia. Quelquesmodernes la nomment Gnazziou Nazzi.

* ANBAR , Gépg. moi ., ville de laprovince de Chaldée ou Irac Arabi-que, fur l’Euphrate. Elle s’est appel-lée Huschemiah.

ANBLATUM, Hijl. fiat. , genre deplante à fleur monopétale, anomale, tu-bulés , <& faite en forme de masque. Ony voit deux levres , qui pour f ordinairene font point découpées. II s’éleve dufond du calice un pistil qui est attachéà la partie postérieure de la fleur, com-me un clou, & qui devient dans lafuite un fruit renfermé le plus souventdans le calice de la fleur. Ce fruit sesépare en deux parties, & il est remplide semences ordinairement arrondies.Tournefort, itifl. rei herb. corol. VoyezPLANTE. ( 7 )

* ANCA ou ANCA MEGAREB ; nomque les Arabes donnent à un oiseau d’unefi prodigieuse grandeur , qn’ils préten-dent qu’il pond des œufs gros commedes montagnes; qu’il enleve des élé-pbans, comme l'épervier des moineaux ;que ses ailes , quand il vole, font lefracas d’tm torrent impétueux ; qu’ilvit mille ans ; qu’il s’accouple à cinqcent a»s; qu’un jour qu'il enlevoit unenouvelle mariée avec ses bracelets &tous kes atours de noces , le prophètesimulais le maudit, & que Dieu ayantégard à l’tmprécation du fils de Saplnia-ne, relégua >'épouvantable oiseau ravis-seur dans une isle inaccessible , où ilse nourrit d’éléphans , de rhinocéros,de bufles , de tigres & d’autres ani-maux féroces.

* ANCAMARES ou ANTAMARES .Géog. moi., peuples de l’Amérique méri-dionale, qni habitent le long du fleuveModéré , qui se perd dans la rivière desAmazones.

ANCAON SEBACE, Géog. moi ., chaî-ne de montagnes dans le Béira , provincedePortusrn!, qui tient à une autre qu’onappelle Sera-ctEíheSa. Celle-là tourne àJ’orient, entre les rivières Moddego &Zezere. Elles paroiffent détachées d’uneantre qui commence près de Lamego . &s’étend depuis Porto jusqu’à Coïmbre,fans qu'il y ait dans tout cet espace plusde trois lieues ou environ de plaines.

A' N C

ANCARANO, Géog. »rnck., petite villede l’ctat ecclésiastique daus la marched’Ancone.

ANCASTER ou Ancastre, Géog.,bourg d’Ançleterre,dans le comté deLin-coln, & près de la ville de ce nom. Sui-vant l’itíiTéraire d’Antoniu, c’est l’an-ciemie Ctococalana ou Crorolana, capi-tale du pays des Corítains. (C. A.)

ANCÇ. Voyez Anse.

ANCEE , Hist. Grecq ., roi d’Arcadie,fameux pour avoir donné lieu au pro-verbe , il y a encore bien du chemin entrele verre N la bouche , fut fils de Lycur-gue, &, selon d’autres, de Neptuned’Astipalée.' On .le compte an nombredes Argonautes ; & Pausanias rapportequ’ayant suivi Méléagre à la chaise dusanglier de Calydon, il mourut d’uneblessure que lui fit cet animal. Ceux quile font fils deNeptune &d’AflipaIée,ajou-tent que ce prince n'eut de passion quepour l’agriculturc, & qu’ayant maltrai-té un de ses esclaves pour avoir négligéses vignes , celui-ci lui dit : qu'il s'yìntérejfoit « tort , que jamais il ne boiraitdes vins qu'elles produiraient. Ancée frap-pé de cecte prédiction , attendoìt avecune impatience mêlée de crainte, P im-itant de la vendange : alors prenant unecoupe pleine de vin . voîs-tu , dit-ii àl’eselave , raccomplijsement de ta prophé-tie ? Mais ce dernier lui répondit, quela coupe n'étoit pas encore àsa bouche. Ef-fectivement, un sanglier qui ravageoitses vignobles, s’étant présenté, i! laissaéchapper la coupe , & poursuivit le san-glier qui se jeta sur lui & le tua. II ya fans doute du fabuleux dans ce ré-cit; a u reste , le lecteur pourra le re-jeter ou l’admettre. Plusieurs prétendentqu’il faut distinguer Ancée , fils de Ly-curgue,d’avec le fils deNeptune & d’Asti-palée. Pans. lib. VIII , Aulug. Noël. at-tic. lib. XIII, chap, já. Hom. & alii.(T.n.)

§ ANCENIS , Géogr ., petite ville deFrancs en Bretagne, à six lieues est deNantes & à dix d’Angers. Elle est fur laLoire,dans une situation très-agréabie &dans sn pays fertile. C’est l’ancienne An-cenìfîmt , capitale des Amnìtes, peuplesdes environs de l’embouchnre de la Loi-re. II y avoit autrefois un château fortqui est aujourd’hui ruiné. Long. 16,lot. 47, iî, (C, A)