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Tome second. AL - AOU.
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A N C

ANCETRES, s. m. pi. Hist. & Gram.se dit des personnes de qui l’on descenden droite ligne,' le pere & la mere noncompris. Ce mot dérivé d u latin ante-crfor , & par syncope ancejjor , qui vadevant.

En droit on distingue ancêtres & prédé-cesseurs. Le premier de ces deux nomsconvient à certaines personnes dans l’or-dre naturel ; on dit un homme U ses an-cêtres : le second a direítement rapport àTordre politique ou de la société, nousdisons un évêque isf ses prédécesseurs. Ondit également un prince U ses prédéces-seurs , pour lignifier les rois qui ont régnéavant lui : mais on ne dit un roi ísf ses an-cêtres , que quand il est descendu par lesang de ses prédécesseurs.

Dans l’ufage on met cette différenceentre lespcm & les ancêtres , que ce der-nier ne se dit que des peres d’nne person-ne qualifiée. Il servit ridiculequ’un arti-san dît, mes ancêtres ont fait le même mé-tier que mai. ( (?. & //. )

ANCETTE DE BOULINES ou CO-KES DE BOULINES , Mur., c’est ainsique l’on nomme les bouts de corde quifont attachés à la relingue de la voile ,dont le plus long n’excede pas un pié &demi, leur usage est d’y passer d’autrescordes qu’un appelle pattes de boulines.V . Bouline ës Relingue. (z)

ANCHAKIË , L f. Myth. , déesse quele peuple d’Asculum dans la Rouille ado-Toit.

ANCHE, f. m. c’est le conduit quarrépar lequel la Farine passe dans la huchedu moulin. Voy. Moulin a farine.

ANCHE, f. f. en Lutherie, petite ma-chine de canne, de léton, de bois , ou detoute autre matière, d’urte onde plusieurs parties, qu’on adapte à desinstru-mens à vent, & qui les fait relouer, enportant une ligne d’air contre la surfacedu tuyau,que cette ligne d’air rase en vi-brant comme une corde, dont le poids deTathmosphere servit le poids tendant, &qui aiiroit la longueur du tuyau. V.Instrument de Musique. Ce quifera réfoner un instrument à vent, &ne formera pas avec lui un tout, pourras’appeller rmese. Sans Tanche, la «don-ne d’air q ni remplit Tinstrunjent seroitpoussée toute entiers à îa fois, & il n’ya u roi t point de ion produit. Les anches jd’orgue fout des pieees de cuivre de îa I

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forme d’un cylindre concave , qui seroitcoupé en deux par un plan qui passeraitpar son axe. La partie inférieure île l’<i»rche est relevée, ensorte que quandelle est appliquée sur un plan, le passageà Pair soit entièrement fermé de r» coté.On les forme sur l’étampoir, V Etam-poir. Aux trompettes dont les anchesfont la bouche, la partie supérieure deTanche entre dans la noix. Voyez Noix.On la recouvre ensuite d’une piecede lé-ton flexible & élastique, qu’on appellelanguette, & on affermit le tout ati moyend’un coin, dans le corps de la noix , dontil acheve de remplir l’ouvertnre. Lesanches doivent suivre la proportion dudiapason.

Quant anx autres sortes d 'anches, voyez,les instrumens auxquels elles appartien-nent. Voyez Basson , Hautsois, £jV.

ANCHE , adj. Blason, courbé : il se ditseulement d’un cimeterre courbé.

Tomnier. S. Victoret à Marseille, dsgueules à l’écnsson d or chargé d’un aiglede sable , l’écusson embrassé de deux sa-bres hadelaires ou braquemars anchésd’or , les poignées vers le chef. ( V)

* ANCHEDIVE ou ANGADIVE,Géog. nwd., petite isle de l'Océan indien,fur la côte du royaume de Décan, nonloin de Goa, vers le midi.

ANCHIALE , Anchiiilum , Théol. ter-me célébré parmi les critiques qui ontécrit fur ce qui concerne les Hébreux oules Juifs. On le trouve dans cette épi-gramme de Martial, lib. XI, ef. xcv.

Ecce negas , jurasqus mihi per templa 7 ~o-nantis :

Non credo ; jura, verpe, fer Ahtchialum,

c’est-à-dire , pour nier ou pour affirmer,tu attestes les temples de Jupiter :je ne t'encrois pas jures, circoncis, par Anchiale.

Oïl demande qui est cet Anchiale, fic’est le nom du vrai dieu ou d’un fauxdieu, & pourquoi Ton demanJoit auxJuifs , de la bonne foi (lesquels on se dé-finit , de jurer par Anchiale.

II est certain , dit le P. Calmet, que lejurement le plus ordinaire des Juifs est ,vive le Seigneur : ce serment se trouvecn plusieurs endroits des livres saints,comme dans les Juges , viij r 19. dans’cHvredeRuth, c.iìj, v. iz. dans le pre-mier livre de Rois , c, xiv, v. 4;. I.e Scï—

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