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le contenu de l’ouvrage des hommesdignes d’être nos maîtres. Homère &Offian sont , quant à l’essentiel , deschantres d u» même genre , mais ils dif-fèrent totalement entr’eux , quant auxaccessoires , & principalement dans laforme. Lequel des deux fera donc notregnide à ce dernier égard? Ce ne fera nil’un ni l’autre. La forme est accidentelle ;on l’abandonne à notre choix ; il suffitqu’elle ne répugne pas au sujet, & quece sujet soit grand. II y a des auteursmodernes si prévenus en faveur des for-mes de l’antinuité , que peu s'en fautqu’ils Rétablissent pour réglé que l’é-popée ait vingt-quatre chants. Heureu-sement que l’Enéide n’en a que douze ,sans ecia la réglé auroit été vraisembla-blement introduite. ( Cet article est tiréde la théorie générale At'í beaux arts deM. Sulzer. )
ANCHRÈ, Mar., V. Ancre.
ANCH RE, s. f. Commerce , est une me-sure pour ies choses liquides , fort enusage dans la ville d’Amsterdam. L’a«-ebre est le quart de l’aume, & tient deuxsteckuns, chaque steckun 16 triangles,& la mangle est égale à deux pintes deParis, V. Pinte. ( 6 )
ANCILE , f. m. en antiquités , especede boucliers de bronze que les anciensprétendoient avoir été envoyés du cielà Numa Pompilins ; ils ajoutòient quel’on avoit entendu en même temps unevoix qui promettoit à Rome l’empiredu monde, tant qu’elle conserveroit eeprésent. Voyez Palladium.
Les auteurs sont partagés fur l’étymo-logie & fur l’ortliographe de ce mot. Ca-jnerarius L Muret le prétendent grec ,& le font vemr d'xyAvtxs , courbé , aussiécrivent-ils ancyle , ancylia , toujours| avec un y : nous lisons certainement dansPlutarque àyxvhix. Juba dans son his-toire, soutient que ce mot est originai-rement grec. Mais on ne peut conciliercette orthographe avec les manuscritsL les médailles , où ce mot se trouveécrit avec un ì simple ; Varron le faitvenir de ancilja ab ancij'u , & supposeI que ce nom fut donné à une espece dej boucliers échancrés ou dentelés á !a ma-niéré des pcltíc de Thrace.
Plutarque même dit que telle étoit lafigure de Vancile j mais il différé de Var-ron , en ce qn’il prétend que les petits
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boucliers des Thraces Revoient pointcette figure , & qn’ils étoient ronds :Ovide paroît en avoir eu la même idée ;suivant ce poète, la rondeur de ce bou-clier le fit nommer ancile , c'est-à-dire ,ancisum , de ant , & credo , égalementcoupé en rond.
Plutarque lui trouve encore d’autresétymologies; par exemple, il dérive «»-cile de dyxw , parce que l’on portoitce bouclier au coude. Quoiqu’il n’enfût tombé qu’un des nues , on en con-servait douze à ee titre ; Numa par l’a-vis, disoirion , de la nymphe Égétie ,ayant ordonné à Veturius Manurius d’enfabriquer onze autres parfaitement sem-blables a u premier, afin que si quelqu’unentreprenait de le dérober, il ne pût ja-mais savoir lequel des douze étoit lcVéritable ancile.
Ces anciles étoient conservés dans latemple de Mars , L la garde en étoitconfiée à douze prêtres nommés Saliens ,établis pour vaquer à ce ministère. VoyezSalien.
On les portoit chaque année dans lemois de mars en procession autour de Ro-me ; & le troisième jour de ce mois, onles remettait à leur place. (6)
* ANCLAM , Géog. moi ., ville d’Al-lemagne , dans le cercle de la haute Saxe& le duché de la Poméranie , sor la Pêne,L°»g- Zi, 55; lat-í 4-
§ANCOBER, Géogr. , petit royaumed’Afrique, fur la côte d'Or en Guinée.II s’étend du nord au sud , dans uneespace de dix-huit ou vingt lieues, lelong de la rivière qui porte ton nom.Nos voyageurs nous racontent que lesbords de cette rivierq font plantés debeaux grands arbres , habités- par unemultitude d’oïseaux , dont le plumagevarié & le ramage enchanteur en fontun lieu charmant. Ils ajoutent de plusqu’il y a des femmes qui ne se marientjamais , tout exprès pour se dévouer àune prostitution publique ; & qRon lesinstalle dans cette vocation par des cé-rémonies infâmes. (C. z?.)
* ANCOLIE , s. f. f lift. nat ., aqui-legia, genre déplanté à fleur anomale,composée ordinairement de plusieursfeuilles inégales , dont quelques-unessont plates, & les autres sont faites enforme de capuchon ; elles sont toutesentremêlée* alternativement : il s’éleve