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Tome second. AL - AOU.
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OU branche ; de deux pâtes, qui sont deseípeces de crochets ou pointes recour-bées , l une à droite & l’autre à gauche,à peu près semblables à des hameçons.

Toutes ces parties font soudées oujointes ensemble, en telle sorte qu’ellesne font qu’une feule & même piece très—forte & très-solìde, qui a presque la fi-gure d’une arbalète ; il n’y a quel'anneauqui toit mobile , étant passé dans un trouà l’extrémité de la verge , du coté du jas.

Le jas qu’on nomme auiîì Paiflieu oule jouet de l'ancre , eft un assemblage dedeux pièces de bois de même proportion& figure, jointes ensemble par des che-villes de fer au-dessous du trou de la ver-ge ; en forte que le bout de la verge passeau travers du jas où il se trouve comme'"'encastré , ainsi que les tenons ou bras dela croisée de l’ancre. Ce jas empêche quel’ancre 11e se couche de plat furie sable ,& fait que l’une des pattes s’enfonce dansle terrein solide qui se trouve au fond dela mer, afin d’arrêter le vaisseau parlemoyen du cable attaché d’un bout à Pan-neau , & qui de l’autre va se joindre auvaisseau où il est amarré: on fait ordinai-rement le jas de la même longueur quela verge 5 & quand il eft au fond de l’cau,il se trouve toujours couché fur le fable,en lorte que l’ancre 3 Tune de ses pattesenfoncée dans la terre , & l’autre est au-dessus qui ne fait aucune fonction.

On ne peut point douter que l’inven-tion des ancres nc soit très-ancienne, &n’aitsuivi de près, si elle n’a accompa-gné la témérité du premier navigateur.Apollonius de Rhodes, Etienne de By-zance, parlent des ancres de pierre dontles anciens fe servoient comme le fontaujourd’hui les habitans del’isle de Cey-lan. Dans quelques endroits des Indes,les ancres font des especes de machinesde bois chargées de pierres; & on pré-tend que les vaisseaux arrêtés par cettee p :ce d’ancre demeurent plus fermesque ceux qui font fur une ancre de fer,on fur une simple pierre. '

•On a fait des ancres à une, deux , trois& quatre dents ou pattes; les premieresne font plus d’uiage ; la'troisième & laquatrième efpece font sujettes à bien desineonvéniens : on fe.sert de Pexpreffimide talìnguer le cable , lorsqu’on Rajustedans Banneau. .

Quoique toutçs les ancres soient faites

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de la même maniéré, 011 les divise en qua-tre classes : ta plus grande, qu’on nom-ime ancre maitrejse, ne sert jamais quedans les gros temps, & dans le dangerévident où le navire tomberoit en côte,c’est-à-dire, que poussé par les vents oulescorrans, il iroit échouer & sc brisersur la côte ; celle qu’on nomme la secondeancre sert à tenir le bâtiment en rade ; latroisième est l’ancre d’ajsourchê on á'as-sourdie ; ou la mouille après en avoir jetéune antre à la partie opposée, pour af-rourcher le vaisseau , l’empécher de tour-ner sur son cable, de s’éîoigner , de setourmenter, & de chasser sur son ancre :la quatrième s’appelle l'ancre de toue ; ons’eu sert pour haler le navire & le Faireavancer avec le cabestan ou virevau ,lorsqu’il s’agit d’entier dans un havre oud’en sortir, de changer déplacé dans lesrades, & de rappelles le vaisseau à lamer lorsque le vent le jette à la côte.

L'ancre à demeure est une très-grosseancre, qui demeure toujours dans un porton dans une rade , pour fixer & touer lesvaisseaux.

L'ancre de veille est celle qu’on tienttoute prête à être mouillée.

Vancre du large est celle qui est mouil-lée vers la mer, lorsqu’il y en a une autrequi est mouillée vers la terre , & qu’onnomme ancre de terre.

Lorsque deux ancres font mouillées àl’oppoíite l’une de l’autre, on les nommeancre de flot & de jusant ; la pramiere estpour tenir contre le flux , & la secondecontre le reflux de la mer: les cablesdont on se sert dans cette occasion Rap-pellent hensiercs.

Pour indiquer les endroits où font lesancres, on met un crin 011 grosse cordeaccollée anx deux bras de l’ancre , & quiaboutit à un gros liège, ou à un baril quiflotte fur Peau.

Lorsqu’on a connu par la sonde quel’endroit sur lequel on doit mouiller l’an-cre est un fond sablonneux ou de mau-vaise tenue, on met des planches à sespattes , cè qu’on appelle aider l’ancre ,afio.-.que le fer ne creuse & n’élargissetrop le sable.

- On dit que les vaisseaux chajsent surleurs ancres-, lorsque par la violence descoups de mer, ou pareeque les fonds nefont pas bons, ils labourent & s’éioigr.entdu lieu où l’on a mouillé.

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