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Tome second. AL - AOU.
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l'aiitre sans leur être attaché : êlles fontjaunes , avis, hautes que la corolle, &surmontées chacune par une anthèrerouge. L’ovaire , placé au fond du caliceintérieur patte, comme les étamines, autravers de son collet, son style qui égaleles étamines est terminé par un stigmatehémisphérique velu & rougeâtre. Cet o-vaire en mûrissant devient un pépin ovoï-de, blanc, couvert d’une feule membranejaune, très-iine , mais enveloppé du ca-lice intérieur qui en se fermant en dessus,est devenu coriace comme une capsulesphéroïde noire, ridée, de six lignes dediamètre, relevée de cinq angles ou cis-tes, par lesquels il s’ouvre en cinq bat-tans qui imitent les cinq feuilles d uncalice, & qui sont alternes avec les cinqdivisions du calics extérieur.

Qualités. On fait que les fieurs de l’a»-dhnnllerie restent fermées le jour L ne«'ouvrent que le soir après le coucher dusoleil.

Usages. Les Indiens emploient cesfleurs dans leurs cérémonies.

Remartjttes. On distingue trois especesS anAìmatíeri aux Indes. La seconde a lesfleurs pourpre foncé ; la troisième les ablanches avec des anthères jaunes St lestigmate rouge ; & il ne faut pas confon-dre, comme ont fait quelques auteurs,ccs especes avec les variétés qui donnentdes fleurs rouges plus ou moins foncées,marbrées ou fouettées de blanc.

II est essentiel d’avertir ici queM.Linnés’est trompé en disant que la fleur decette plante est portée furie fruit, & quel’ovaire est renfermé dans un nectaire:ces deux assertions font également con-traires à la vérité ; la corolle ne toucheen aucune façon l’ovaire, & c’estla choseimpottìble, puisque, comme l’on a vu,elle est portée sur les bords d’un caliceintérieur coriace, qui est enfilé par lesétamines , lesquelles partent du fond dnréceptacle entre ce calice & l’ovaire , &séparent par conséquent l’un de l’autre ;en second lieu , l’ovaire n’est point ren-fermé dans un nectaire, puisque la mem-brane des étamines, qui feule pourroitprendre ce nom , s’obiitere & disparaîtdès que la fleur est passée. Nous n'adop-toiis pas non plus le nom de mirabilisque M.Linné donne à cette plante, nonfeulement parce qu’ii est adjectif, maisencore garce qu’ii a été donné à ia prune

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mirabelle & à plusieurs autres plantes.(AI. AAtmfon.')

* ANDIRA on ANGELYN, 6 . Pison.Hist. nat. bot ., est un arbre du Brésildont le bois est dur & propre pour lesbâtimens; son écorce est cendrée , & fafeuille semblable à celle du laurier,mais plus petite. II pousse des boutonsnoirâtres d’oìi sortent beaucoup de fleursramassées, odorantes, de belle couleurpurpurine & blanche. Son fruit a la fi-gure & la grosseur d’un cens, verd d’a-bord, mais noircissant peu à peu , ayantcomme une suture à un de ses cotés,& d’un goût très-amerv Son écorce estdure, & il renferme une amande Jau-nâtre , d’un mauvais goût, tirant fur Pâ-mer avec quelque astriction.

O11 pulvérise le noyau , & l’on faitprendre de la poudre pour les vers : maisil faut que la dose soit au dessous d’unscrupule, autrement elle tournerait enpoison.

L’écorce , le bois & le fruit , fontamers comme de l’aloès; Lc’esteu quoiil différé d’iiu autre andira semblableen tout à celui-ci, excepté par le goûtqu’il a insipide. Les bêtes sauvages man-gent de son fruit, & elles s’en engrais-sent. I.esnery.

* ANDIRA - GUACU , Hìfl. nat. .•chauve-souris de la grosseur de nos pi-geons ; elles ont une excroissance fur lenez , ce qui les fait appeller chuuve-souris cornv.es', des ailes cendrées longuesd'1111 demi-pié, les oreilles larges , lesdents blanches , & cinq doigts au piéarmés d’ongles crochus. Elles poursui-vent les animaux, & les sucent quandelles peuvent les attraper. II y en a quise glissent dans les lits , & percent lesveines des pies ; la langue & le cœur deVandira passent pour un poison.

* ANDIRINE, Mytbol., surnom deCybclequiavûit un temple dans la villed’Andere.

ANDJURI, f. m. fíift. nat. bot ., ar-bre des isles Molitques, dontRumphe apublié une figure assez bonne, quoiqu’in-complete , fous le nom de carbonarix,au •vol. III de son Ilerbarium Antboini-cuist, pag. ; 2, fl. XXIX. Les Mal aysrappellent cajustwas , c’eft à-díre , haisde charbon j Si les Macassares andjuri ,qui est le nom que nous avons adopté,