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comrr.e'pîus court, plus simple & plusfacile à prononcer.
C’estun arbre haut de soixante pies ,dont la cime est conique, épaisse, à bran-ches menues & pendantes. Son tronc estdroit, haut de quinze à vingt pies, quel-quefois cylindrique , quelquefois angu-leux, de quatre à sept pies de diamètre,couvert d’une écorce épaisse , de quatreà cinq lignes, brune ou cendré - jaune ,souvent cachée sous une mucosité verte ;il est partagé en un très-grand nombre debranches alternes très-serrées, menues,écartées fous un angle de quinze à vingtdegrés, & couvertes d’une écorce lisse& noirâtre. Les feuilles font disposéesalternativement & oirculairement le longdes jeunes branches; elles font ellipti-ques, pointues aux deux bouts 1 , lon-gues de trois à quatre pouces, trois Foismoins larges, minces, fermes, lisses,verd-obscur, entieres, relevées en des-sous d’une côte qui a six à sept nervuresde chaque coté , & portées fur un pédi-cule cylindrique, menu, assez court.
De ('extrémité de chaque branche sor-tent un ou deux épis, une fois plus courtsque les feuilles , composés chacun devingt à trente fleurs blanches, petites,dont les unes font mâles ou stériles, furun pié, & les antres femelles , qui fontattachées fur leur moitié supérieure,fans aucun péduncule. Chaque fleur con-siste en un calice verd à cinq feuilles,persistantes, réfléchies en dessous en unecorolle à cinq pétales, égaux au calice,& en cinquante étamines courtes, d’unblanc sale, qni forment au centre unecavité fans ovaire dans les mâles. Dansles femelles , c’est un ovaire qui rem-place les étamines. Celui-ci, en mûris-sant, devient un fruit charnu, ovoïde,Verd , épais, semblable à une olive àune loge, qui contient un osselet dur &epais , dans lequel est renfermée uneamande plate , comme celle du melon ,& recouverte d’un duvet roussâtre.
II ne mûrit ainsi qu’un ou deux fruitsau bas de chaque épi, ce qui fembleroitindiquer que les fleurs supérieures fe-roient mâles ou des hermaphrodites sté-riles ; néanmoins Rhlimphe nous apprendque cet arbre a deux individus , qni tousdeux croissent abondamment dans lesisles d'Amboine & de Celebe ; que la fe-melle a les feuilles beaucoup plus gran.
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des & plus molles, t'écoree plus blan-che , le bois plus pâle & plus mou , &q n’elle croît dans les plaines sablonneu-ses; au lieu que le mâle fe plaît plusvolontiers fur les montagnes pierreuses,abondantes en argille rougeâtre, dans leslieux découverts & exposés aux grandsvents, comme l’arbre appellé iammar:il fleurit en novembre.
Qualités. L’écorce de Vanâjuri est fansfaveur & tendre , lorfqu’elle est encorerécente & fraîche, mais elle durcit à lafumée , & devient rouge. Son bois estroux tant qu’il est humide; tuais en sé-chant, il prend une couleur larme dsmiel. Sa substance est dure , solide com-me de la corne , & composée de fibresgrossières; de forte qu’il est aussi facileà fendre en long , que difficile à cou.per en travers." II forme aufíì p'us d’é-clats qu’aucun autre bois, & exige parlà plus de précautions- pour ne pas fe bles-ser pendant qu’on le travaille. II prendfen très-aifément, même fans être biensec; mais alors il pétille comme s’il étoitmêlé d’un set subtil. Exposé au soleilencore verd , il se fend aisément.
Usages. Son bois est d’un usage jour-nalier chez les forgerons Macassarespour faire du charbon propre à fondrele fer, parce qu’il conserve long tempsle feu fans se consumer. Ils y mêlentaussi du bois de Saley , qui est un ar-brisseau dont le charbon est fort dur,quoique petit; mais nos fo;gérons Eu-ropéens en font peu de cas, parce quecomme il est brûlé en plein air, & nonpas étouffé , il ne résiste pas à factiondes soufflets & fe consume trop vite. A ureste les orfèvres Macassares le préfè-rent à tous les autres pour fondre leuror en petites masses ; & comme ils n’ontpas l’u sage des creusets, ils choisissentle charbon fait de son écorce, qui, quoi-que léger , est cependant assz solide pourleur permettre d’y creuser une petitefosse , dans laquelle ils mettent leur or,qui , a u moyen du feu dont ils le recou-vrent, s’y fond avant qne l’écorce quisert de creuset, soit rompue ou consu-mée. L'usage général que les Macassaresfont de ce bois, lui a valu le nom debois à charbon , comme il a été dit; maisces peuples l’emploient encore à beau-coup d’autres usages à cause de fa solidi-té ; ils en font des pilons de mortiers, des