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mes de l’empire de Russie: le tout enri-chi de diamans.
Le cordon est une, chaîne d’or ornée deroses, à chacune quatre flammes entail-lées couleur de feu , pour les jours de cé-rémonies,
ANDREAS (Saint-) , Géogr. mod.,ville d’Allemagne dans le cercle d’Autri-rhe, duché deCarinthie, fur la rivièrede Levant. Long. 32} lat. 46, 50.
* ANDREJOF, Géog. mod., ville si-tuée proche du Borysthene, entre la Mos-covie & la Pologne.
ANDRENE , Géogr ., ville de l'Ara-bie déserte , à la place de l’ancienne An-drona, dont on découvre encore quelquesmonumens. Cette ville n’estpas fort con-sidérable; mais ses environs font très-fertiles en fruits & en grains. (C. A.')
,* ANDRES , Géogr., bourgade de laNatoìie , dans la province de Bolli, futautrefois une ville nommée Androjìcti -■ * ANDR 1 A , Géogr. mod. , ville allezconsidérable d’Italie a u royaume de Na-ples dans la terre de Bari. Long. 34,3 ;lat. 41, IÇ,
* ÂNDRINQPLE, Géog. moi.-, villecélébré de la Turquie en Europe dans laJlomaníe , fur.la rivière de Marisa. Long.,44, 1; ; à 41, 45.
Amurat 1 , empereur des Turcs, pritcette ville fur-lis empereurs Grecs en1362; & elle fut la capitale de l'cmpircOttoman jusqu’à la prise de Constantino-ple en 14 ;z.
§ANDRO, Géogr<, isle de Turquie;en Europe, dans ì’Archipel. C’est l’unedes Cyclades, connue chez les anciensfous les divers noms à'Audro , Cmiros,Lajìn, Nonagria , Efagris , Antandros UIlydrujìa. Elle est à l’oueft de S nirn-e& •au sud-est de Négrepont, dont elle n’estéloignée que par un petit détroit. On y .compte trente à quarante villages peu-plés de ccnt à deux cents habitons..cha-cun ; le plus considérable est le bourgd’Arna, où résident un aga , un eadi, unévêque grec & un évêque catholique.-C’est un pays très-fertile , arrosé d’-unemultitude de petits ruisseaux,-& couvert-.d’orangers, jfe mûriers.L de jujubiers , &-d’autres jolis arbustes, qui en rendent le Iséjour délicieux.. Le vin , les grains &fur-tout Pargè-y abondent. 11 y a anffi deshuiles, mais i.e,qui fait son revenu.prin-cipal, c’est une eípeee de Joie qui estpro-
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pre k Faire la tapisserie , & don-t les habí-tans font un grand commerce. On voitprès du bourg d’Arna, les ruines de l’an-cienne ville d’Andro, capitale de l’isle jce font de gros pans de murs, des frag-mens de colonnes, & des piédestaux cou-verts ({'inscriptions, qui font conjecturerque cette ville a dû être une des plus con-sidérables de la Grece. Long. 42,40 ; lat.37, 30. (C. A.) - -
* ANDROGENIÈS, f. F. pi. Alyth.,fêtes instituées -par les'Athéniens enl’honneur d’Andregé’,fih de Minos , quele roi d’Atbeues allarmé de ses liaisonsavec les. Pallantidcs, fit assassiner. Minesvengea la mort de son fils, & contraignitles Athéniens à en rappetler la mémoire,par les fêtes appellées Androgénies.. -. * ANDROGYNES , hommes de ta fa-ble quiavoient les deux sexes, deux tê-tes, quatre bras, & deux piés. Le termeandrogyne est composé des deux motsgrecs au génitif «v’ìlpsç, mule , & deytív», femme. Beaucoup de rabbins pré-tendant qu’Adam fut créé homme &femme, homme d’un coté,femme de -l’ait-tre , & qu’il étqit ainsi composé de deuxcorps que Dieu ne fit que séparer. Vay?Manaf. Ben. Ifrael,\Mahnonid. op. Heì-lleg. Hijl. Patïiarcb. toìn: J, p■ 128.
Les dieux , dit Platon dans le Banquet ,avoient d’abord formé l’homme d’une fi-gure ronde , avec deux corps & deux se-xes. Ce tout bizarre étoit d’une force ex-traordinaire qui le rendit insolent. L’-«r»rdrogyne résolut de faire la guerre auxdieux. Jupiter irrité, l’alloit détruire:mais fâché de faire périr en même teinsle genre humain, il se contenta d’affaiblitl’anirogyne, en.le séparant en deux moi-tiés: 11 ordonna à Apollon de perfection-ner ces deux demi-corps, & d’étendreTapeau , afin que toute leur surface eh fûtcouverte. Apollon obéit & la noua aunombril. Si cette moitié se révolte, ellesera encore sous-divisée par une sectionqui ne lui laissera qu’uue des partiesqu’.eUe a doubles; & ce quart d’hommefera anéanti, s’il persiste dans fa méchan-ceté. L'idée' de ces midrogynes pourraitbien avoir été empruntée du passage de-Moyse, où cet .historien de la naissancedu monde dit-, qu’Eve étoit l’os des os- Stla chair de la chair d’Adam. Quoi qu’ilert soit la fable de Platon'a été très-ingé-nieiìsemsnt employée par un de nos poè-tes