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te* que ses malheurs ont rendu presqueaussi célébré que ses vers. II attribueavec le philosophe ancien, le penchantqui entraîne un des sexes vers l’autre àI ardeur naturelle qn’ont les moitiés del’androgyne pour se rejoindre , & l’in-conftance à la difficulté qu’a chaque moi-tié de rencontrer 1? semblable. Une fem-me nous paroît-elle aimable, nous la pre-nons fur le champ pour cette moitié, aveclaquelle nous n’euffions fait qu’un tout,fans l’infolcnce dn premier androgyne.
Ze cœur nous dit .• ah ! lu voilà, c'est este :
Muìs à l’épreuve, hélas, ee ne l'eft point!
* Androgynes, Géog. m te., ancienspeuples d’Afrique dont Aristote & Plineont fait mention. Ils avoient, à ee qu’ondit, les deux sexes , la mamelle droitede l’homme & la mamelle gauche de lafemme.
Androgyne , subst, pris adjest. Lesastrologues donnent ce nom à cglles desplanètes qui sont tantôt chaudes & tan-tôt froides. Mercure , par exemple , estcensé sec St chaud proche du soleil, maishumide & froid proche de la lune. VoyezAspect, voy, aujjì Influence.
ANDROGYNE , f. m. Hist. natur ..Kv^oywîç. C’cst le nom qu’on donne auxanimaux qui , par une configurationmonstrueuse des parties qui fervent- à lagénération , paroissent réunir en eux Içsdeux sexes, celui du mâle & celui de laFemelle. Voici comme les auteurs de mé-decine décrivent ce défaut de conforma-tion : Est vicìosu gev.italium confohnatio ,prœter légitimas» pudendum , altcrius ,etiam fiexàs pudendo apparente. Hujusvitìi quatuor dijj’crentiœ , tres in viris,unit in mulieribtis, In viris qnjdcmalìùs juxtà perimeum , qliàs in médiaficroto pudendum ntuliebrp pilofum uppthret ; aliàs verò , quœ tertio, differentiq est,per ìiipsnnt qttpdìn média jet r ta pudemliformant habet, urina emìttitur, Jnmitlie-rlbies auteni finpyà pudendum fiuxtâ pubem ,virile fréquenter génitale reperitur , tribusquìbitfdam extantìbus corpòrihits , ano tun-quam cale , Auoìiús autem veluti teflindis :Jed ferè fit ut ex Auqbûs pudendì; asteruminers jit U invalidant , ncc nijl' rarijjhnìistrmnque mi votèrent vjonetim hahetnr ;fluribus etiam utrumque imper feéluvt est ,ut nec maris nec f satina opïts exercerepojjti. U'parois, par la comparaison deTerne //. Pari. 11.
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tout ce qui a été observé à leur égard, pardes naturalistes dignes de foi, qu’il n'estpoint de parfait androgyne , c’eft-à dire ,d'animal qui par une configuration con-tre nature , ait réellement les deuxsçS:es, '& soit capable de faire les fonctions na-turelles du mâle & de la femelle pour 1%génération ; Irrégularité consistant presoque toujours dans quelque superfluitéajoutée à l’un des deux fe.xes , qui luidonne les apparences de l’autre , laps lissen donner la réalité; & presque toujoursc'est le sexç féminin qui est le vrai sexe'de ! 'androgyne. Comme cette monstruositéne détruit point chez les humains le ca-ractère de i’humanité, ce malheur invo-lontaire ne donne point le droit de priverceux en qui la nature le fait rencontrer ,des privilèges naturels à totjt citoyen #ct cette défectuosité n’étant pas plus con-tagieuse que tout autre défaut de confi-guration corporelle, je ne vois pas pour*qpoi l’on interdirait lp mariage à un an~drogyne , qui y servit servir le sexe domi-nant chez lui,, Si par sa configuration dé-fectueuse , Vandrogyne est stérile , on n'apas plus le droit de rompre le mariagequ’il auroit contracté, si son conjoint nedemande pas par cette raison le divorce,qu’on n’a le droit de rompre un mariage,de l'infécondité duquel quelque autredéfectuofité connue pu inconnue est lacause, 11 n’y a que les abus licencieux desoin ou de i’autre des sexes, qui puissentêtre soumis à l’animadverfioh de I-poli-ce. V. Hermaphrodite. (<?. M.')
ANDROIDE, f. m. Méehan. automa-te ayant figure humaine & qui, par lemoyen de certains ressorts, &fc. bien dis-poses , agit ct fait d’autres fonctions ex-térieurement semblables à celles del’homme. V. Automate, Çe mot estcomposé:du grec «vx? , génitif òfyh »homme , & de forint.
Albert le grand avoit, dit-on , fait unanstrofde. Nous en avons vu un à J?.arisen 173S , dans le Flitttur automate de M*Vaueanlòn, aujourd’hui de i’açadémieroyale des sciences.
L'auteùr publia cette annép173g , uamémoire approuvé avec éloge par la mê-me académie: il y fait la description deson Tuteur', quë tout Paris a éfé voir enfoulé. Nous inférerons ici la plus grandepartie de çe mémoire, qpi nousa paradi^ne d’étïe conservé;
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