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Tome second. AL - AOU.
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A N E

rai & le nourrir. LYi ne les foulage danstous leurs travaux ; il est employé à tout,pour (enter, pour recueillir & pour por-ter les denrées au marche'. Le lait d’á-nejse a de grandes propriétés dans la méde-cine ; on le préféré dans certains cas aulait de chevre & au lait de.vache. Ondoit commencer à faire travailler lesânes à trois ans ; ils font très-forts jufqu’àdix on douze , même jufqu’à quatorze &quinze; ils vivent environ trente ans, &même plus. On croit que la vie de la fe-melle est plus longue que celle du mâle:mais il est rave que cet animal aille aubout de fa carrière naturelle , la plupartmeurent beaucoup plutôt, excédés de fa-tigues & de travaux. La peau sert à fairedes cribles, des tambours: celle qui re-couvre le dos , peut servir à faire dessouliers. Voy. Acijl. anim. lib. VI, cap.xxiij. Ali. íie quud. folip. lih.I, cap. ij ,Voy. Quadrupède.

Ane sauvage, onager. Htfl. nat.Les anciens ont fait de l’âxe sauvage uneefpece différente de celle de Vânt domesti-que, & ils lui ont donné un nom diffé-rent. M. Ray dit expressément qu’il n'su-roît pas cru qu’ilycnt d’autre différenceentre Vâne sauvage & Vâne domestique,que celle qui fe trouve ordinairemententre deux animaux de la même efpece,dont f un est sauvage & l’autre domesti-que, si Belon & Rauwolf qui ont vu l’/t-nesauvage , n’en avoient fait une efpeceparticulière. Rauwolf dit que les ânessauvages font fréquens en Syrie , queleurs peaux font très-fortes, & qu’on lesprépare de faqon que leur surface exté-rieure est parsemée de petits tubercules àpeu près comme une fraise ; on s’en sertpour faire des fourreaux d’épée, des gai-nes de couteaux-, &c. c’êst ce qu’on ap-pelle d II chagrin. Synop. metbod . quai.pag. 6a. Voy. Chagrin. Les descrip-tions que noits avons de Yìuie sauvagefont si imparfaites, qu’on ne fait pastrop que! est cet animal. I! y a grandeapparence qu’on fa souvent confonduaveciezebre, qui est en effet assez res-semblant à l'âne. Voy. Zeere. (/)Ane MARIN, ojìnus marinus. On adonné ce n o m au polype de mer. VoyezPolype de mer. (7)

Ame, s. m. C’cst en terme de table*,ticr- carnetier, tm outil fur lequel outvuideies dents d’un peigne. V. Evui-

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dEb. Vâne est une efpece de tenaillesplacées fur un établi posé en forme deprié-dieu, sur un montant qui sert debanc, sur lequel l’ouvrier s; met à che-val. Ala mâchoire supérieure de 'Ycme estune corde qui descend jufqu’à la hauteurdii píé de l’ouvrier, qui lâche ou serrecette corde avec son pié , selon qu’il en estbesoin pour les différentes faqons qu’ildonne au peigne. Vâne est aulli à l’ufa-ge des puvriers en marqueterie.

ANEANTISEMENT, f. m. Métapb.faction de réduire une chose à rien, dedétruire absolument son existence. Voy*Substance, Existence.

L 'anéantiJetant est opposé à la créa*tien : anéantir est réduire quelque choseau néant ; & créer est du néant faire quel-que chose. Tout anéantissement est néces-sairement sur-naturel & métaphysique.Les corps n’admettent point naturelle-ment une destruction totale , quoiqu’il*soient susceptibles d’altérations & dechangemens. Voy. CoRPS , ALTÉRA-TION, Corruption.

Quelques philosophes objectent contrecette notion de/’anéanltjfèiKrnt.qn’elle sup-pose un acte pour l’opérationi aulieu queC anéanti sentent, disent-iis , doit être uneconséquence inévitable de la pure inac-tion de Dieu sur la créature ; c’est-à-dire,de la cessation de faction par laquelle ill’a créée ; caria conservation d'une chosen’en étant que la pure création continuée,ainsi que tout 1c monde en convient, ilest évident qu’elle doit cesser d’ètre dèsl’instant que Dieu cesse de la créer. (.Y)

* ANECDOTES , f. f. pi. Hist. anc. £fmod. , nom que les Grecs donaoient auxchoses qu’on faisoit connoître pour lapremiere fois au public , composé d’*privatif avec un v pour la douceur de laprononciation, & .d’txSwaj qui vient lui-meme d'ìx & de iïíiïú/zi,dare. Ainsi anecdo-tes veut dire choses non publiées. Ce mot esten usage dans ta littérature pour signifierdes histoires sécrétés de faits qui fe fontpassés dans fintérieur du cabinet ou descours des princes, & dasls les mystèresde leur politique,

Cicéron dans la xvij e de ses épîtres àAtticus , lin. XIV, s’est servi de ce motanecdote. Procope a intitulé anecdotes unlivre, dans lequel il peint avec lies cou-leurs odieuses l’cmpereur Justinien , &Théodore épouse de ce prince. II-paraît