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Tome second. AL - AOU.
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èzà ANE

dans la même saison où elles ont été se-condées ; le printemps & l’été sont aussif lits favorables pour l'ànon ; car le froidCst plus contraire à ces animaux qu’auxautres bête| de nos climats. Les. ânes pen-sent s’accouplér à deux ans & demi: maisil y en à bien peú qui soient féconds àeet'âgë ; Í1 faut qu’ils aient trois ans polirêtre bons étalons, & qu’ils n'en aient pasplus de dix. On droit que les meilleursfont cíe couletlr grise tirant fur le brun oule noir; qú’ise doivent être gros & grands:il faut qu’ils portent bien la tête, qu’iisâient lé don long, les flancs élevés , lacroupe plate , la queue courte, &c» &íùr-totítque les parties essentielles à l’o-pération à laquelle oíi lés destine, soientgrosses, charnues & robustes. Si la fe-melle n’a pas été fécondée avant que deperdre ses dernieres dents, elle est stérilepour toute fa Vie , dit Aristote. II y a desbicfcs qt!i font en chaleur chaque moisde Vannée t maison a remarqué qu’ellesfont moins fécondes que ses antres. Auffi-tôt qtie ía femelle á été faillie , on laFouette , & on la fait courir polir empê-cher qu'elle ne rende la liqueur séminalequ’elle a réqtie ; elle ne porte ordinaire-.ment qU’un petit à la fois , il esttrès-fa-reqti’èlle hit deux jumeaux. Sept joursaprès qu’elle a mis bas, elle s’adcouplede notiVeau aVec le mâle ; elle est fécon-dé pendant toute fa vie. On lie doit pas lafaire traVâillet pendant le temps qu elleporte; & âu contraire, le travail rendles mâles plus propres à l’accouplcment.ï/ôní s’abcouple avec lâ jument , & leCheval aVee l’âiiejse; les mulets viennentîle ces accouplemens , & fur-tout de celuide l'àne avec la jument. On choisit pourservir d’étálohs les plits grands íbiej &les plus Vigoureux , cëux qtii ont le plusgros membre, commé sont les âme; deMirebálais; íl yen a êu qui ont válu dansquelques provinces ou royaumes jusqti’àdouze & quinze cents livres. ^.MulêT.Vànt s’accouple aussi aVec la vâclie, &Yànijse avec le taureau , & ils produisentles jumarts. Vayez Jlí A Rí S.

L’â’tc est fort aisé â nohrrir; les plusmauvais pâturages sou t bons pohrcetani-mal; il eberdhe les chardons ; les feuil-lages des buissons & des saules lui suffi-loient. On lui fait manger des brins desarment. La paille l’engrlisse , il mangelej chaume. Le foin est un aliment de

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choix, du son de farine détrempé dan*Veau, est pour tàite nii aliment ttès-nour-rissant ; Vavoine répare ses forces lorf-qil'elles sont épuisées ; & on dit que plusil boit d’eau , plils il engraisse. On a re-marqtié qu’il plonge bien peu les sevrésdans Veau lorsqu il boit, & qil’il suppor-té lorig-temps la soif. II y en a qui sontquelquefois deux jours fans boire. Cetanimal a l’ouie très-fine : il prend quel-quefois une figure hideuse en relevantses sevrés , & en mettant ses dents à dé-couvert ; ce qui lui arrive lorsque qitel-que chose le blesse dans son haruois, &lorfqu’il leve la tête poitr éventer vincânejse qu’il sent de loin , & bien d’autreslois fans que Von puisse deviner ce qui ledétermine à faire cette figure, que Vondonne pour le symbole de l’ironie. Levoix de l’âtse est effrayante; elle est ex-trêmement forte , dure, élevée, & très-désagréable à l’orcílse; &lorsqtl’ilse metà braire, íl continue pendant un tempsassez considérable , & il recommence àplusieurs reprises.

Les ânes craignent le froid , aussi y ena-t-il peu, ou point de tout, en Angleter-re , en Danemarck, enSuede, en Polo-gne , en Hollande, & dans tous ses naysseptentrionaux ; L il s’eu trouve au con-traire beaucoup cn Italie, eh France, enAllemagne, en Giece, où on a vanté lesânes d'Arcadie comme les meilleurs.

L’n né est Un animai stupide, sent & pá-resseux;& cëpendaht on convient généra-lement qn’il est courageux, dur au travail& patient : mais ordinairement oïl ne lepeut faire marcher qu’à force de coups;fapeau est si dure qii’il n'est sensible qu’aubâton, & souvent on est obligé de lefmp-ber à grands coups redoublés. CependantVibre estun des animaux les pins utiles:'c’est; uUe béte de somme qui porte degrânds fardeaux à proportion de fa gros-seur , stir-tout loriqu'un le charge sut lesreins ; cette partie étant plus forte que ledos.il sert de monture: son allure est assezdouce & assez prompte:maisil est peu do-cile,& on ne se manie qu’avec peine. C’estaussi une bête de trait, on lui fait traînerde petites charrettes, & il tire la charruedarts les terres qui ne sont pas trop for-tes. Que de services on peut tirer d’unanimal qui coûte si peu à nourrir! Aussiest-il là ressource des gens de la campa-gne , .qui ne peuvent pas acheter un che-