Band 
Tome second. AL - AOU.
Seite
638
JPEG-Download
 

6Z8 ANE

mais elle n’est pratiquable que .dans lecas de la,dilatation, d’une ramification,ik. non dans celle d’nn tronc. Pour savoirsi Vanévrisme affecte une branche, ou untronc, il faut comprimer l’artere- imme-dìatement au-dessus de ta poche anévrys-male , après avoir intercepté le cours dusang par la partie dilatée : il faut êtreattentif à observer.fi la chaleur & la viese conservent dans les parties inférieu-res , car e’est un ligne que le sang passepar des branches collatérales : ain fi encontinuant cette compression , les bran-ches de communication fe dilateront peuà peu , & deviendront en état de sup-pléer l’artere principale , dont l’opéra-tionabolit l’usage. Si cette compressionpréparatoire prive les parties inférieu-res de sabord du sang nécessaire à leurentretien , il faut la cesser promptement,se contenter.des moyens palliatifs indi-qués pour-les anévrismes des capacités;puisque l’opération n’auroit aucun suc-cès , & qu’elie feroit suivie de la morti-fication du membre.

■ Pour opérer Yanévrysmc vrai , il fauty avoir préparé le malade par des remè-des généraux, & après avoir disposé l'ap-pareil convenable., qui consiste en ai-guilles enfilées de fil ciré, cn charpie,compresses & bandes', on fait mettre lemalade en situation : il peut être dansson lit, ou assis dans son fauteuil. IIfaut faire assujettir le membre par desaides-chirurgiens : on applique ensuitele .tourniquet au- dessus de la tumeur.( V. Tourniquet. ) L’opérateur pin-ce la peau transversalement sur la tu-meur avec les pouces & les doigts indexde chaque main :il fait prendre par unaide le pli de la peau qu’il tenoitavec lesdoigts de I» main droite ; il requit de cet-te main un. bistouri droit qu’on lui pré-sente , & avec lequel i! incise tout le plide la peau r il passe une sonde canneléedans sangle'inférieur de l’incision. lon-gitudinale qu’ila faite, & il la conti-nue jusqu’àu - de-là de la poche , ailmoyen du bistouri droit dont la pointeest conduite par la cannelure de cettesonde ; on en fait autant à l’arig'e su-périeur de • l’incision. Si la tumeur onpocheranévrysmale est recouverte d’uneaponévrose , comme au pli du bras parcelle du muscle biceps, il faut faire flé-chir l’avant-bras pour inciser cette par-.

ANE

f tiê , & le débrider supérieurement & in-férieurement comme on a fait la peau.Lorsque la maladie est bien découverte,on passe une aiguille enfilée d’un fil cirésous le corps de l’artere a u-dessus de sâdilatation , évitant d’v comprendre lenerf, dont la ligature exciterait dt*s con-vulsions, II y a une aiguille parti-culière pour cette opération. Au défautde cette aiguille, on peut íè servir du ta-lon d’une aiguille courbe ordinaire. On,a observé, lorsqn’on s’est servi de lacompression préparatoire dont j’ai parié,que l’artere contraste adhérence avec lesparties l'uhjacentes , & qn’alors il n’estpas possible de se servir d’une aiguille àpointe obtuse. Quelque praticiens dansce cas embrassent beaucoup de chairsavec une aiguille bien pointue ,& tran-chantes fur .les cotés ; & il mettent par-làle nerf à P a bri des accidens que produitla constriction trop exacte de ce genre devaisseaux. On pourroit néanmoins fe ser-vir d’une aiguille forte courbe & bientranchante -, & passer immédiatementlotis l’artere, fans lier le nerf, qui n’yest jamais collé exactement. D’ailieurs,l’obfervation a démontré que la dilata-tion de l’artere éloignoit assez le nerf,& lui faisoit faire un angle dans lequella ligature pouvoit passer ; ainsi avec unpeu d’attention , on ne risquera pas de lecomprendre dans la ligature , ou de le pi-quer avec l’aiguille pointue & tranchan-te.On fait une seconde ligature au-dessouspe la poche, car le sang des artères » ! la-térales pourroit rétrograder, parce qu’iltrouveroit moins de résistance vers cetendroit. ( Voyez ces ligatures , pi. XXII,fis- 5 ) On ouvre ensuite la poche , on, la vuide de tout le sang qui y est conte-nu , L o» retranche avec le bistouri leslèvres da la plaie de la poche , & decelle des tégumens, fi on juge qu’ellespuissent embarrasser dans les pansemens rcomme cela arrive toujours, pour peuque la rumeur ait de volume.

L’appareil consiste à remplir la plaiede charpie seohe , qu’on contient avecles compresses & quelques tours de ban-de. II ne faut pas beaucoup serrer le ban-dage; mais on peut laisser le tourniquetmédiocrement ferré, en supposant qu’on*se soit servi de celui de M. Petit, afinde modérer faction du sang contre la li-gature supérieure. Les paniemens *ne