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Tome second. AL - AOU.
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diffèrent point oe ceux de Vmtévrysmefaux dont nous allons parler.

L’opération de ì’anérvyfine faux différéde celle qui convient à Vanêvrysme vrai.II cil pas possible Rappliquer le tourni-quet lorsque le bras est: fort gonflé, &que ce gonflement s'étend jufqn’à fais-selle : souvent il n'est pas nécessaire des’en servir , quoìqu’on doive toujourssavoir prêt au besoin , parce que i’é-panchement du sang peut être interrom-pu parla présence d’un caillot qui feraformé dans i’ouverture de l’artere. J’aien oceaíìon de Faire cette opération àune personne qui avoir reçu un coupd’épée , qui avoir pénétré obliquementdepuis la partie inférieure de l’avant-bras jul'qu’au pli du coude. Après avoirouvert deux tumeurs dans leurs partiesles plus saillantes , & avoir été les cail-lots du mieux qu’il me Fut possible, jepansai les plaies avec de la charpie sé-ché , des compresses.,, & un bandageconsentis: je ne pus découvrir le pointde l’artere ouverte que le quatrièmejour, lorsque la suppuration eut entraî-né le caillot qtii s’opposoit à la sortie dusang. J’appliquai aiors le tourniquet, &fis la ligature de l’artere : le malade gué-rit en peu de temps.

Si l’applicaí^on du tourniquet est pos-sible il faut le mettre en place : on in-cise ensuite les tumeurs dans tonte leurétendue : on cite le plus exactementqu’on peut les caillots de sang qu’ellesrenferment, & fi l’artere donne du sang,on fait serrer le tourniquet : on essuiebien le fond de la plaie , pour voir posi-tivement le point d’où il sort : on resserreensuite le tourniquet : on passe alors par-deffous l’artere l’aiguille plate de M.Petit, qui porte deux brins de fil ciré,dont l’un sert à faire la ligature au-dessusde la plaieduvaiffi au , &l’antre au-des-sous : on fait relâcher le tourniquet, & sila .ligature est bien faite,-on panse lema-lade tout simplement com.me il vient d’ê-tre dit.

La cure consiste à faire suppurer laplaie, à la mondifìer, déterger &. cica-triser comme les ulcérés.. F 7 ’., .ULCERE.Les Ijgattnes tombent pendant !a í'uppu-raton, non en se pourrissant , mais ensciant peu à peu les. .parties qui étaientcomprises dans l’anse qu’elles formoient.

Lutlqu’an a fait la ligature d’une ar-

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tere, il faut, s’il y alleu de craindre quece ne soit un tronc principal,couvrir toutle membre de compresses, qu’on arroserasouvent d’eau-de-vie ou d’esprit-de-vincamphré , pour donner du ressort auxvaisseaux, & résoudre le sang coagulé. ILne faut pas se décider trop légèrementpour l’amputation , à la vue d’un gonfle-ment accompagné du froid de la partie ;il faut au contraire faire des saignées, ap-pliquer des cataplasmes, & fomenter lemembre avec l’eau-de-vie camphrée &ammoniacée. J’aì vu faire l’opération del ’anévrysme au bras ; le pouls fut plus de.quinze jours à fe faire sentir : on croyoisde jour en jour qn’on suroît obligé defaire l’amputation le lendemain : enfin-par des foins méthodiques les choseschangèrent de face ,-le malade guérit par-faitement.

M. Foubert reconnoît une autre especeà' anévrysme faux, que celle dont on vient ■de parler ; il 'la nomme anévrysme enkisté:.cette seconde espece á'mévrysme fauxprésente tous les signes de l'anévrysmevrai , ou par dilatation , quoiqu’elle soitformée par U sortie du sang hors de l’arte-rç. Cet anévrysme est ordinairement lafuite d’une saignée au bras , où l’artere aété ouverte. Le chirurgien ayant recon-nu à la couleur du sang & à ('impétuositéavec laquelle il fort , qu’il a ouvert l’ar-tere , doit en laisser sortir une quantitésuffisante pour faire 1111e grande & co-pieuse saignée. Pendant que le sang cou-le , il doit mâcher du papier, & faire pré-parer des bandes & plusieurs compresses'graduées. II arrête facilement le sang, encomprimant l’artere au-dessus de la sai-gnée. II réunit ensuite la plaie en ressér-';rant la peau, afin d’arrêter Pécoulementdu sang de la veine, dont fa sortie accom-pagne fort souvent celle d u sang artériel.Le chirurgien pose sur l’ouvérture letampon de papierqu’ila mâché & expri-mé; ce; tampon doit être au moins’de la :grosseur d’une aveline: on pose fur ce pa-pier trois ou quatre compresses graduées,depuis la largeur d’une piece -de vingt- 'quatre fous, jufqu’à celle d’un écu de sixlivres ; par ce moyen l’ouverture de l’ar-tere fe trouve exactement Coin priméependant que les parties'voisines ne le sontque légèrement. O11 contient ces com- -presses graduées avéc une bande pareille’à celle dont on so sert pour les soignées