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du pie, c’est-à-dire, une fois plus longueque celle dont on le sert ordinairementpour la saignée du bras. II ne faut serrerce bandage que médiocrement, de crain-te d’occafionnerle gonflement de la main& de l’avant-bras : un chirurgien appuie-ra ensuite ses doigts fur les compressespendant quelques heures, en observantque la compression qu’il faitne porte queiur le point où l'artere a été piquée. Lors-que le chirurgien cessera de comprimer,il faut substituer à ses doigts un bandaged'acier, dont la pelote bien garnie portefur l’appareil, & appuie précisément surle lieu de l’ouverture. ( V. les figures îgf 3 , fl, XXII , qui représentent cestspeces de bandages. ) Ce bandage ne gêneeh aucun faqoitle retour du sang , parcequ’il reqoit son point d’appui de la partieopposée à la pelote, & que tous les autrespointé de la circonférence du membrefont iexempts de compression. Ou peutlever cet appareil au bout de sept à huitjours, fans craindre la sortie du sang: onexamine si la compressen immédiate dupapier sur la peau n'y a pas produit unecontusion qui pourroit être suivie d’uieé-ration, afin d’y remédier. Si les choses,font en bon état, on remet un nouveautamponne papier mâché , un peu moinsgros qu’à la preniiere fois ; on appliquedes compresses graduées, qti’on assujettitpar des tours de bande un peu moins fer-rés qu’au premier appercil ; si l’on a re-marqué quelque contusion, on remettrale bandage d’acier fur le tout, & on feraobserver au malade le repos du bras ,qu’il aura foin de ne pas tirer de l’échar-pe où il fera mis: à huit jours de-ià onpourra renouveller l’appareil, qui' pour-ra être ferré plus légèrement. Ce traite-ment doit être continué î> à 30 jours : àchaque levée d’appareil , le chirurgienexaminera avec attention s’il ne s’est pointfait de tumeur ; il s’attacheroit alors àfaire fa compression fur le point tuméfié:mais on ne doit point être dans cet em-barras, û l’on a suivi exactement ce quivient d’étre prescrit.
Si ces moyens sont négligés , ou qn’onne les ait pas continués assez de temps ,ii survient une tumeur mévryfnmlc , par-ce que i’impulsion du sang chasse le cail-lot qui bonchoit ^ouverture de l’artere.II se forme d’abord une petite tumeurHui augmente peu à peu, & qui acquiert
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plus ou moins de volume selon l’ancien-ncté de fa formation , & la quantité du.sang extravasé. Cette tumeur est ronde,circonscrite , sans changement de cou-leur à la peau ; elle est susceptible d’unediminution presque totale , lorsqu’on lacomprime : enfin elle a tous les signes deY anévrisme vrai , quoiqu’elle soit causéepar l’extravafion du sang. Voici commecela arrive : lorsqu’on a arrêté le sangd'une ancre, & qu’on a réuni la plaie surlaquelle 011 a fait une compression suffi-sante , la peau , la graisse , ['aponévrosedu muscle biceps, & la capsule de l’artè-re , fe cicatrisent parfaitement : maisl’incision du corps de l'artere ne se réunitpoint. Les fibres qui entrent dans fastructure fe retirent en tous sens par leurvertu élastique, & laissent une ouvertureronde dans laquelle il.fe forme un caillot.Si l’on coiitinuoit assez long-temps lacompression , pour procurer une indura-tion parfaite du caillot, on guériroit ra-dicalement le malade : mais fi l'on per-metl'exercice du bras, avant que le cail-lot ait acquis allez dc solidité pour cimen-ter l’adhérence de la capsule & de ^'apo-névrose , il s’échappera du trou. Le sangs’infinuera alors dans ['ouverture, lesimpulsions réitérées décolleront les par-ties qui avoiíinent la circonférence de['ouverture de l’artere, & ce décollementproduit la tumeuranévryimale , qui ren-tre lorsqu’on la comprime, parce que lesang fluide repasse dans l’artere. Cettetumeur en groffiflant & devenant plusancienne, forme de couches sanguines,qui fe durcissent considérablement ; rai-son pour laquelle M. Foubert la nommeunévrysme enkijlé , ou cufsilaire.
Cette théorie est fondée fur un grandnombre de faits par les opérations d'oué-■vrysmes de cette efpece , que ce célébréchirurgien a eu occasion de pratiquer, &par les observations qu’il a faites , en dis-séquant les bras des personnes mortes, &qui avoient été guéries de semblables ac-cusons par le moyen de la compression,E11 ouvrant dans ces dissections l’arte-re postérieurement à l’endroit malade,il a trouvé un trou rond bouché exacte-ment par un caillot de iang fort solide, &disséquant avec attention la face exté-rieure de l’artere , il a trouve à l’endroitdu trou un ganglion formé par le caillot ,en.forte.que l’artere -, la capsule & _1’apo-névrose