Band 
Tome second. AL - AOU.
Seite
667
JPEG-Download
 

AN G

graines mûres fur cette plante, qu'ou est;obligé pour la multiplier d’enlever lesdrageons ou œilletons qui sortent de sasouche , & de les repiquer dans un ter-rain frais & herbeux. Elle est communeà Java & à Balea, mais on ne la trouveque dans des jardins à Amboine , où ellese reproduit du pìé, sa racine mouranttous les deux ans.

Qualités, l'ungttri n’a dans toutes sesparties , même dans ses fleurs, d’autreodeur que celle de la mauve quand 011 lafroisse. Ses fleurs cueillies prennent ,comme ImTqu’elles fe fanent naturelle-ment, une couleur brune. Elles ontuneheure fixe pour s’cpanouir ; dans lestemps sereins , c’est communément àdeux ou trois heures du loir , & elles nerestent ainsi gtiere plus d’une heure, aprèsquoi les pétales se recourbent en-dedans ,& restent ainsi jnfqu’au coucher du soleiloù elles fe fermant entièrement, commesubitement, pour ne pluss’oiivrir.

Usages. Cette plante sert, comme lamauve & la guimauve, en bain, en fo-mentation , emplâtres & cataplasmes ,pour adoucir, calmer & dissiper les dou-leurs. La poudre de ses graines fe boità la dose d’un demi gros dans le vin con-tre les douleurs néphrétiques. Une oncede ses graines est fi foporative , que ceuxqui en prennertt cette dose , 11e peuventêtre réveillés de leur sommeil qu’avec lesecours du vinaigre, dont on frotte leursnarines.

Remarques. Quoique M. Btirmann aitconfondu, & M. Linné après lui, le be-'loëre du Malabar avec cette cspecc, il nefaut que consulter les descriptions &lesfigures de ces deux plantes pour s’apper-ccvoir qu’ellcs font d’especes différentes.M. Linné désigne celle-ci par le nom deJtda ajìatictt , fclìis cordatìs indivijìs, sti-fv.lìs rejlexis , pedunculis lougioribus , cap-sulés multilocularibus hirsutés , culice bre-vierìhus, dans la derniere édition de ionSyffema uafura , imprimé eu 17 ( 56 , page418. Mais indépendamment de la confu-sion que cet auteur fait de cette planteavec le beloëre , fa description renfermeplusieurs erreurs : d'abord le sida des an-ciens Grecs étoit le grenadier ; ainsi 011ne peut pas raisonnablement transporterce nom à une espece d’abutilon , & enco-re moins à une espece qui a deja un nom :en fécond lieu, il n'est pas vrai que la

AN G 66 7

capsule de Vangurì soit plus courte quele calice de la fleur , elle le déborde deprès de la moitié. ( M. Aimtson. )

* ANGUS , Géogr. mod ., province del’Ecoffe septentrionale. Forfar en est la

Cft tft i 0

* ANGUSTICLAVE , f. m. Hijl.cmc. .c’étoìtune partie ajoutée à la tunique deschevaliers romains ; la plupart des anti-quaires disent qu’clle consistoit en unepiece de pourpre qu’on inséroìt dans latunique , qu’elle avoit la figure de la tèted’un clou , &que quand cette piece étoitpetite , on l’appelloit angustieìave : maisRubenius prétend avec raison, contreeux tous, que Vangujliciave 11’étoit pasrond comme la tête d’un clou, mais qu’ilimitoit le clou même ; & que c’étoit unebande de pourpre oblongue, tissue dansla toge & d’autres vétemens ; & il ne man-que pas d’autorités fur lesquelles il ap-puie son sentiment. Les sénateurs & lesplus qualifiés d’entre les chevaliers, por-toient le luticlave ; ceux qui étoient d’un.état inférieur ou de moindre naissance ,prenoient Vangujliciave'. on les appelloitangujlidavii ; le pere de Suétone fut an-guflicltive. Cet historien le dit lui-mèmeà la fin de la vie d’Othon. Voy. Antiq.expl. t. III.

4 ANHALT , Géogr. mod, , principau-té d’AUemagne , dans le cercle de la bau-te-Saxe , bornée au sud par le comté deMansfeld , àl’occident par la principau-té d’Halberstad , à l’nrient par le duchéde Saxe, & au septentrion par le duchéde Magdebourg.

ANHELER , v. n eu t. Dsns les Verre-| .ries, c’est entretenir le Feu dans une cha-leur convenable : mais quand la journéeest finie, ou que les pots font vnides, onn 'anhele plus; 011 laisse mourir le feu,<85 lesmarchandises fe refroidissent peu à peu.

” ANHERAGE ANERAGE, f. m.terme de riviere usité dans la Bourgogne ,p.onr lignifier le ponrioire , ou les arrhesque'l’on donne aux ouvriers que l’on em-ploie à la conduite des trains. Cela arrivequdquefois ponr les vins.

’ ANHIMA, ílijl. nat ., oiseau aqua-tique & de proie, on le trouve au Brésil :il est plus grand que le cvgnè; il a la têtede la grosseur de celle du coq , le bec noir& recourbé vers le bout ; les yeux decouleur d’or, avec un cercle noir, la pru-nelle noire; fur le haut de la tête une cor-