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Tome second. AL - AOU.
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ne de la grosseur d’une grosse corde à vio-lon , longue de deux doigts, recourbéepar le bout, ronde, blanche comme l’os ,& entourée de petites plumes comtes ,noires & blanches; le cou long de septdoigts; le corps d'u» pié & demi ; les ai-les grandes & de différentes couleurs; laqueue longue de dix doigts, & large com-me celle de suie ; les piés, quatre doigtsarmés d’ongles ; la voix sotte , & criantvihu, vihu. 11 n’est jamais seul, la Fe-melle l’accompagiie toujours; & quandl’uo des deux meurt, Vautre le fuit..deprè». C'cst la fgmelle qu’on vient de dé-crire ; le.mâle, est uneifoís aussi gros,; ilfait fou nid avec de la boue , en Forme defour, dans. les troue des arbres & à terre.

On attribue .à sa corne plusieurs,pro-,priétés médicinales ; on dit qu’ínFuséependant une nuit-dans du vin , ce vin .se- :ra bon pour.fos.yenins, les suffocations de'matrice, &.provoqjiera l’accoucliement.Leinerv , Traitédes dragues.

: ANHIXGA , f. m . Hì/l. nat. Orn. gen-re d’oileau aquatique de la famille descormorans, c’est-à-dire , de ceux dont lesjambes font entièrement emplumées , &les doigts au nombre de quatre, réunisensemble .d’un. bout à Vautre par unemembrane fort lâche. Marcgrave nousen a donné une assez mauvaise figure dansspn Hìfl.nat. du Brésil, pag. 228, qui a étécopiée par Jonston. Avi. f . 149 , psi 60.Moerhing lui donne le nom de ptinx,stviim, p. 63 ; & Klein celui de phmettsSrusilienfisanhinga vocatus. Avi. p. 24; ,»°. 8- M. Bn'ffon l’appelle anhinga Ju.perd nìgrtcans, maculés albïdìs varia, in.fernì albo-argçnteu ; capite fis coìlo fupe-fiore grisio - rushs : çïítibus ; gvtture sijcollo inferiore.grifeis , urrhopygio re/lri-

ejhufi/ue splendidè aigris . Anhinga.

Ornithol. -vol. VI h ,p. 496.

11 est commun au .Brésil & à Cayenne, ;pù , selon Barrere, il est appelle plongeontrilinairc. Ar.hingatB. le nom que les To-qiiuambous dp Brésil lui donnent. Sa•grandeur est à peu près celle du canarddomestique. Du bout du bec au bout dela queue il a trente - quatre pouces ; jus-qu’aux bouts des ongles vingt - sept pou-ces. La longueur de son bec depuis lapointe jusqu’aux coins de sa bouche , estrie deux pouces & demi ; celle de faqueue , sept p onces & demi, de son piéun pouce Sc un quart, de son doigt le pins

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long avec l'ongle deux pouces L demi. Satête est menue & allongée , ainsi.que soncou qui est long d’un pié. Ses ailes , lors-qu’eìles sont pliées , atteignent jufqu’aumilieu de !a longueur de fa queue,& éten-dues , elles ont trois piés un pouce de vol.

La forme de son bec est conique , très-allongée , comparable à celle dû bec duhéron, mais beaucoup plus menu à pro-portion Sc extrêmement signé : chaquedemi bec est dentelé fur ses cotés Jans fa.moitié supérieure de dents extrêmementfines tournées en arriéré. Sa queue estlarge, arrondie , composée de douze plu-mes, dont les extérieures font tant soitpeu plus courtes.

Ses yeux sont noirs, avec un iris jau-ne d’or ; son bec gris, excepté vers sonorigine qui est un peu jaunâtre. Ses piés& ses doigts , avec leur membrane, sontd’un gris tirant fur le jaune obscur ; sesongles font gris. Les plumes qui recou-vrent la têts & le dessus du cou sonfctrès-étroites , d’im jaune grisâtre , dou-ces au toucher comme ru velours; cellesdu dessous du cou sont grises. La poitri-ne, le ventre, les cuisses & les jambesfont recouvertes de plumes molles L ar-gentées. Le dos est.noir , ainsi que les ai-les & la queue qui est luisante avec l’ex-trémíté grise. Le commencement du dos& les ailes , font couverts de plumesétroites , brunes, qui portent à leur mi-lieu une taches oblongue d’un blánc*jau-nâtre ; celles qui bordent ces plumes íbnfcblanches d’un coté & noires de l’autre.

Mœurs. Idanhingct nage comme leplongeon fur les rivières d’eau douce , oùil fait avec beaucoup d'ápreté la chas-se aux poissons, dont il se nourrit : dèsqu’il en apperçoit quelqu'un, il replieson cou fur lui - même à la Façon des ser-pens , puis il darde son bec qui le perceL le retire comme avec un hameçon aúmoyen des dents dont il est armé ; il s’endébarrasse ensuite & les prend avec fe*piés pour les manger. La chair de l’aa-hiaga n’est pas meilleure que celle dùgoéland ou de l'hirondelle de mer.

Remarques. Quoique eet oiseau appro-che beaucoup de celui du Sénégai, il endifféré assez par ses couleurs & par ïalongueur de son cou, pour en être dis-tingué comme une espece différente.Nous avons cru devoir réformer d’aprèsla description même de Marcgrave, qui