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Tome second. AL - AOU.
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de , depuis le Mexique jusqu’au Brésil ,& u n le trouvera vraisemblablement jus-qii'à la terre de Feu , en avançant versle pôle austral. Son cri ordinaire est Fortmonotone ; il semble prononcer les sixlettres y i i i iy d’u n ton uniforme , enélevant seulement la voix vers les deuxlettres dii milieu. Les voyageurs nousdisent que ces oiseaux font de très-grandsnids dans les buissons, & qu’ils pondent& couvent ensemble jusqu’au nombre decinquante dans le même nid ; mais ce fait,qni n'a pas encore d’exemple, nous paroîtau moins fort douteux , & il pourroitbien se faite que les voyageurs , par cetteexpression , eussent voulu feulementfaire entendre que ces animaux viventcomme par famille dans les buissons oùils nichent fort près à près les uns des au-tres , en pondant cependant & couvantchacun dans son nid. L’wti ne se mangepoint. ( M. Adanfen. )

§ Ani ou Anikagae, Géog ., ville dela grande Arménie en Asie, au gouver-nement de Kars , fous le beglierbegd’Erzerum. Ses murs fond arrosés d uneriviere , qui descend des monts de Min-grélie*par un cours très-rapìde. Elle futautrefois connue fous le nom à’Am. Elleétoit si considérable & si forte alors, queles anciens rois d’Arménie y dépofoientleur trésor dans un château , que Moysede Chéronée cite souvent dans son His-toire d'Arménie sous le nom de châteaud 'Ani. On y voit encore deux chausséesqui fervoient à traverser les marais dontelle étoit entourée , & qui sont en partiedesséchés aujourd’hui. Quand les Turcs& les Perses se font la guerre , les envi-rons d'Ani sont assez ordinairement lepremier théâtre de leurs hostilités. Cequi donne lieu à cette circonstance, c’estqu’^ÎKí est entre Erivan & Erzerum quifont les deux principales villes frontiè-res d’où les armées fe mettent en marchede part & d’autre. Long.yq-,lat. 41 .{C.A.')

ANIAN, Géogr ., nom d’un détroit cé-lébré dont on a beaucoup parlé, & qu’onn’a jamais bien connu. Le P. Riccioli,dans fa Géogr. réformée , publiée en 167a,dit qu’au- delà de la Californie, entre leroyaume de Quivia & la Tartarie , fetrouve le détroit d'Anitm dont on ne faitencore rien de certain. Dans une cartegravée en 17;» par M. de Liste , on voitque Ion frété Guillaume de Liste, en

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1695, plaqoit le détroit d 'Anton ver,deux cents cinquante degrés de longitude& cinquante degrés de latitude , aveccette note : “ on pourroit croire fur desconjectures assez fortes , que le détroitd ’Anian fait en ce lieu la jonction desdeux mers ,„■& il le place entre la baie deBassins & le nord de 1a Californie. Sui-vant les nouvelles cartes , ce détroit quisépare l’Asie de l’Amérique, doit êtrevers soixante-cinq degrés de latitude &cent soixante-douze degrées de longitu-de ; il semble autorisé par des voyagesdeMelguer en 1660, & de Deschnewen1648. l r oy. les Aleiu. ©* observ. géogr. ,par M. Engel , à Lausanne, 176; ; lesVoy. U Découv. faites far les Ruses, tra-duit de Muller, 1766, deux volumes;les Conjiàér. géograpb ., par M. Buache;

1 esAléut. del'Acad. des sciences four 1754.La France & l'Angleterre ont formé desprojets pour la vérification de ce fameuxpassage. On l’appelle communément dé-troit du Nord , 011 détroit de Béering , dunom d’un capitaine Russe, qu’on assurey avoir passé en 1728. ( M. de la Lande. )

* ANIANE , on SAINT-BENOISTD’ANIANE, Géogr. mod ., petite villede France dans le bas Languedoc, dio-cèse de Montpellier, aux pies des mon-tagnes, près de l’Arre. Long. 21 , 22 ;htit. ;z, 45.

ANIEN, ou ANIAN-FU, Géogr. mod ..ville de la Chine, dans la province deChuqnami.

ANJENGO , Géogr ., petite ville d’A-sie fur la côte de Malabar, dans la pres-qu’isie de l’Inde, au deqà du Gange. Elleappartient à la compagnie des Indesd’Angleterre, qui y tient un comptoir,& qui en tire du poivre & des toiles decoton. (C. A.)

* ANIGRIDES , Myth ., nymphes quihabitoient les bords du fleuve Anigrussu Péloponnesc. Quand on avoit-destaches à la peau , on entroit dans la grottedes Anigrides , on les invoquoit , «nFaisoit quelques sacrifiées, on frottoir lapartie malade , on passoit VAnigrus à lanage, & l’on guérissoit ou l’on ne gué-rissoit pas, fans que les Anigrides en fus-sent moins révérées, ni la grotte moinsfréquentée.

♦ANIGRUS, oh A N [GRE , . Géogr.e.V Mytb., fleuved’Elide, daus.le Péso-ponnese , où les Centaures blessés pat -A