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Tome second. AL - AOU.
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A N I

Hercule allerent laver leurs blessures,ce qui remlit fes eaux ameres & désagréa-bles, de douces qu’elles étoient aupara-vant.

§ ANILLE, f. Fém. terme de blason ,meuble de l'écn , en forme de deux crois-sans, l’un tourné a dextre , Tautre à se-nestre , proche l’un de l’autre , jointspar deux listels ; de forte qil’il fe trouve■un vu!de qua'ré a» centre.

Vanille est ainsi nommée d’un fer quiservoit autrefois comme un anneau au-tour des moyjsux des roues, pour les for-tifier.

Vauclerois de Courmas , de la Ville-aux-Boi?., en Champagne , d'argent àVanille de sable.

D’Artigoity, en la même province ,à,'azur à Vanille d'argent.

De Moulins de Damiette , de Beaulieu,de Villeneuve , en Poitou , argent àtrois anilles de fable. ( G. D. L. T. )

* ANIMACHA ou ANIMACA, Géog.moi ., riviere de 1 Inde , au royaume deMalabar , qui a fa foucce dans celui deCalicut, & fe décharge dans 1 Océanaux environs de Cranganor.

ANIMADVERSION, f. f. ïittér., si-gnifie quelquefois correílion , quelque-fois des remarques ou des observationsfaites fur un livre , Çstc. & quelquefoisune sérieuse considération ou réflexionfur quelque sujet que ce soit, par for-me de critique.

Ce mot est formé du latin animadver-fere, remarquer, composé, d ’animas ,l’entcndement, & adverto , je tourne àou vers ; parce qu’un observateur oncritique est censé avoir appliqué particu-lièrement ses méditations , ou pour ainsidire , les yeux de son esprit, sur les ma-tières qu’ii examine. Au reste, ce termeest plus latin que François, & purementconsacré à la littérature ou philologie.Nous avons beaucoup d’onvrages fous letitre d ’anìmadverfiones : mais sn les ap-pelle en François, observations , remar-ques , réflexions, esc.

Animadversion, f. f .en style desalais, signifie réprimande ou correBìon.

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* ANIMAL, f. m. ( Ordre encyclopé-dique, Entendement, Raison . Philosophieo u science, Science dé la nature, Zoologie ,Animal.') Qu’eft-ce que l ’animal ? Voilàitr.e dt ceî questions dont en est A'autan t

A NI 6?i

plus embarrassé, qu on a plus de philoso-phie Çst plus de connoijjanct de l'hiftoirenaturelle. Si Von parcourt toutes les pro-priétés connues de /'animal, on n'en trou-vera aucune qui ne manque à quelque êtreauquel on est forcé de donner le nom d’ani-mal , ou qui n'appartienne à un autre au-quel on ne peut accorder ce nom. D'ail-leurs , s’il est vrai , comme on n en peutguere douter, que l'univers est une feuleest unique machine , où tont est lié, & oùles êtres s'élèvent att-dejsus ou s'abaijfentait - dessous les uns des autres par des de-grés imperceptibles , en forte qu'il n'y aitaucun vuìd.e dans la chaîne, If que le ru-ban coloré du célébré Pere Cajlel, jésuite ,où de nuance en nuance on passe du blanc nunoir sans s'en appercevoir , soit une imagevéritable des progrès de la nature , il nousfera bien difficile de fxer les deux limitesentre lesquelles /'animalité , s’il est permisde s'exprimer ainjì, commence pst finit.Vue définition de /'animal fera trop géné-rale , ou ne fera pas assez étendue , embras-sera des êtres qu'il faudrait peut - être ex-clure , & en exclura à'autres qu'elle de-vroit embraser. Plus on examine la na-ture , plus on fe convainc que pour V expri-mer exaélement , il faudrait p-esqu'au-tant de dénominations différentes qu'il y ad'individus, & que c'est le besoin seul quia inventé les noms généraux, puisque cesnoms généraux font plus ou moins étendus,ont du sens, ou font vuides de sens, selonqu'on fait plus ou moins de progrès dansl'étnde de la nature. Cependant qn'efl - cequel 'animal ? C'est, dit M. de Bnffon,Hist. nat. gén. & part- la matière vivanteN organisée qui sent, agit, se meut , senourrit est se reproduit. Conséquemment ,le végétal est la matière vivante sst orga-nisée qui se nourrit est se reproduit , maisqui ne sent, n'agit , ni ne se meut. Et leminéral, la matière morte est brute qui nesent, n'agit , ni ne se meut , ne se nourrit ,ni ne se reproduit. D'où il s'ensuit encore ,que le sentiment est le principal degré dif-férentiel de/'animal. Mais eft-it bien con-stant qtiil n'y « point d’animaux,fans ceque nous appellent le sentiment, ou plutôt,fi nous en croyons les Cartésiens, y a-t ild'autres animaux que nous qui aient dasentiment? Les bêtes , disent-ils, en don-nent les figues, mais ï homme seul a la cho-se. D'aiUeurs , Vhomme lui-même ne perd-it sas quelquifois le sentiment , fans cejfè