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Tome second. AL - AOU.
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à'une infinité de diverses maniérés j enforte que nons ne sauvons plus remarquerf uniformité dans fan ucíìon. Delà il ar-rive que nous disons que la pierre tombenécejsairemer.t , (fi que le chien appelle'•uient librement ; que nous ne nous plai-gnons point d'une tuile qui nous cajse unbras , (fi que nous nous emportons contretm chien qui nous mord la jambe ,, quoiqueImite la différence qu'il y ait peut-être en-tre la tuile (fi le chien , c'est que toutes lestuiles tombent de même , (fi qu un chien nese.meut pas deux fois dans fa vie précisé-ment de la même maniéré. Nous riavonsiéautre idée de la nécessité , que celle quisiens vient de la permanence (fi de l’uni-fonnité de V événemerrt.

Cet examen nous conduit à reeonnoî-tre évidemment qu’il n’y a aucune dif-férence absolument essentielle & géné-rale entre les animaux & les végétaux :mais que la nature descend par degrés& par nuances imperceptibles, d’unanimal , qui nous paroît le plus par-fait , à celui, qui l’est le moins , & de ce-Jní-ci au végétai. Le polype d’eau doucefera, si l’on veut, le dernier des animaux,& la,premiere des plantes.

Après avoir examiné les différences,fi nous cherchons les ressemblances desanimaux & des végétaux , nous en trou-verons d’abord une qui est très-générale& très-essentielîe ; c’est la faculté com-mune à tous deux de fe reproduire , fa-culté qui suppose plus d'analogie & dechoses semblables que nous ne pouvonsFimagin'er , .& qui doit nous faire croireqne , pour la nature, lés animaux & lesvégétaux font des êtres à-peu-près dumême ordre.

Une seconde ressemblance peut fe tirerdu développement de leurs parties, pro-priété qui leur est commune ; car les vé-gétaux ont auflì-bien que les animauxla faculté de croître , & fi la maniérédont ils fe développent est différente, ellerie l’est pas totalement nr essentiellement,puifqu’il y a dans les animaux des partiestrès-confidérables, comme les os, lescheveux, les ongles, les cornes, (fie.dont le développement est une vraievégétation , & que dans les premierstemps de la formation le fœtus végétéplnrót qu’il ne vit.

Une troisième ressemblance, c’est qu’il■y a des animaux qui fe reproduisent com-

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me les plantes, & par les même's moyensla multiplication des pucerons, qni lésaitfans accouplement, est semblable à celledes plantes par les graines ; & eelle despolypes , qui fe fait eu les coupant,ressemble à la multiplication des arbrespar boutures.

Ori peut donc assurer avec plus de fon-dement encore, que les animaux & lesvégétaux font des êtres dn même ordre,& que la nature semble avoir passé desUNS aux autres par des nuances insensi-bles, puifqu'ils ont entr’eux des ressem-blances essentielles & générales, & qu’ilsíi’ont aucune différence qu'on puisse re-garder comme telle.

Si nous comparons maintenant lesanimaux aux végétaux par ft'autres fa-ces , par exemple , par le nombre , parle lien , par la grandeur, par la Force ,(fie. nous en tirerons de nouvelles in-ductions. . .

Le nombre des especes d’animaux estbeaucoup plus grand que celui des espe-ces de plantes ; car dans le seul genre desinsectes, il y a peut-être un plus grandnombre d’efpeces dont la plupart échap-pent à nos yeux , qu’il n’y a d’efpecesdeplantes visibles fur la surface de la terresLes animaux même fe ressemblent engénéral beaucoup moins que les plantes ,& c’est cette ressemblance entre les plan-tes qui fait la difficulté de les reeonnoî-tre & de les ranger ; c’est là ce qui adonné naissance aux méthodes de bota-nique, auxquelles on a par cette raisonbeaucoup plus travaillé qu’à celles de lazoologie, par ce que les animaux ayanten effet entr’eux des différences bienplus sensibles que n’en ont les plantesentr’elles, ils font plus aisés à reeounoî-tre & à distinguer, plus faciles à nom-mer & à décrire.

D’ailleurs il y a encore un avantagepour reconnnître les especes d’animaux ,& pour les distinguer les unes des autres tc’elt qu’on doit regarder comme la mêmeefpece celle qni au moyeu de la copu-lation fe perpétue & conserve la simi-litude de cette efpece , & comme des ef-peces différentes celles qni par ies mêmesmoyens ne peuvent rien produire en-semble; de forte qti’un renard fera tinsefpece différente d’un chien , sien effetpar la copulation d’un mâle & d unefe-melle de ces deux especes il ne résulte