tien ; & quand même il résulterait unanimal mi-pnrti, une espece de mulet,comme ce mulet ne produiroit rien , celasuffiroit pour établir que le renard & lechien ne b roient pas dc la même espace,puisque nous avons supposé que pourconstituer une espece, il falloit une pro-duction continue , perpétuelle , invaria-ble, semblable en un mot à celles desautres animaux. Dans les plantes on n’apas le même avantage; car quoiqu’onait prétendu y reconnoítre des sexes &qu’ou ait établi des divisions de genrespar les parties de la fécondation, commecela n’est ni auffi certain ni aussi appa-rent que dans les animaux, &qued’ail-leurs la production des plantes se fait st eplusieurs autres façons où les sexes n’ontaucune part & où les parties de la fé-condation ne font pas nécessaires, onn’a pu employer avec succès cette idée ,& ce n’est que fur une analogie mal en-tendue qu’on a prétendu que cette mé-thode sexuelle devait nous faire distin-guer toutes les especcs différentes deplantes.
Le nombre des especes d'animaux estdonc plus grand que celui des especcs deplantes : mais il n’en est pas de mêmedu nombre d’individus dans chaque es-pece: comme dans les plantes 1c nom-bre d’individus est beaucoup plus granddans le petit que dans le grand, l’especedes mouches est peut-être cent millionsde fois plus nombreuse que celle de l’é-léphant ; de même, il y a en généralbeaucoup pins d’herbes que d’arbres,plus de chiendent que de chênes. Maisfl l'on compare la quantité d’individusdes animaux & des plantes, espece à espe-ce, on verra que chaque espece de planteest plus abondante que chaque especed'animal. Par exemple, les quadrupèdesn« produisent qu’un petit nombre de pe-tits , & dans des intervalles assez considé-rables. Les arbres an contraire" produi-sent tous les ans une grande quantitéd’arbres de leur espece.
M. de P,liston s’objecte hii-tnême quëfa comparaison n’est pas exacte , & quepour la rendre telle , - il faudroit pòuvoircomparer la quantité de graines-que pro-duit un arbre , a rec la quantité, dë-gèr-mes que peut contenir la semence d’iinanimal ; que peut-être on' troiiveroitalors q u s tesa’r.’tnanx font ënoor’e plus
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abondans e*i germes que les végétaux.Mais il répond que fi l’on fait attentionqu’il est possible en ramassant avec fointoutes les graines d’un arbre , par exem-ple, d’un orme, en les semant,d’avoir unecentaine de milliers de petits ormes dela production d’une feule année,on avoue-ra nécessairement que quand <ra pren-drait le même foin pour Fournir à uncheval toutes les jumens qu’il pourroìtsaillir en un an, les résultats seraient fortdifférons dans la production de C animal& dans celte du végétal. Je n’examinedonc pas (dit M. de Buffon) la quantitédes germes, premierement parcs quedans les animaux nous ne la connoiffonspas, & cn second lieu parée que dans lesvégétaux il y a peut-être de même desgermes séminaux , & que la graine n’estpoint un germe,mais une production aussiparfaite que l'est le fœtus d’un animal , àlaquelle, comme celui-ci, il ne manquequ’un plus grand développement.
M. de Buffon s’objecte encore la prodi-gieuse multiplication de certaines espè-ces d’insectes, comme celle des abeillesdont chaque femelle produit trente àquarante mille mouches : mais il répondqn’il parle du général des animaux com-paré au général des plantes , & que d'aîl.leurs cet exemple des abeilles, qui peut-être est celui de la plus grande multipli-cation que nous connnoiffions dans lesanimaux , ne fait pas une preuve ; car detrente ou quarante mille mouches que lamere abeille produit',' il n’y en a qu’utltrès-petit nombre tîé' femelles , quinzecents ou deux mille mâles, L. tout lereste ne ; >s<mt qnê-des mulets oti blutât 'd< s mouches neutres, fans sexe , inca-épablss de produire.
II saut avotîerqne dans les infectes, lespoissons,'lescnquillagcs, !! y a dés especcs'•qui paraissent être extrêmement abon-dantes-: lés hfiitrès, les harengs , lesces, les hannetons, &fc. font peut êtrscà,aussi grand-tiomhre que >ês mousses Lies'a litres plantes Ids-MÌs eoírinihnes :"riiats’à tout prendre on remarquera aisémentque la plus grande partie des efbçpésàstíj-nimaux est moins'ab'bridante en m'tiqirfnï •que les especes de plantes ; K' d'e Mis'ónobservera qu’eir comparant là' multipli-cation des especes de plantes eh.ir'ëHes ',il n’y a pas des différences aussi grandes'dans le noínbredqs individus, que dans'