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Tome second. AL - AOU.
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précieuses, & torique la gravure se Fai-sùit encore sur le métal même , cha-cun portoit Vanneau à sa Fantaisie ,au doigt & à ta main qu’il lui plai-soit. Quand on commença à enchâs-ser des pierres dans les anneaux, on neles porta plus qu’à la main gauche , & on ise rendoit ridicusè quand on les mettoit jà la main droite.

Pline dit qn’on les porta d’abord a uquatrième doigt de la main , ensuite ansecond ou index , puis au petit doigt,& enfin à tous les doigts , excepté celuidu milieu. Les Grecs portèrent toujoursVanneau au quatrième doigt de la maingauche, comme nous l’apprend Aulugel-lc, lìh. X. La raison que cet auteur endonne eit prise dans l’anatomie : c’est, se-lon lui, que ce doigt a un petit nerf quiva droit au coeur, ce qui fait qu’il étoitregardé comme le plus considérable descinq doigts, à cause de fa communicationavec une fi noble partie. Pline dit que lesanciens Bretons portoient Vanneau audoigt du milieu.

D’abord on ne porta qu’n n seul anneau ;puis un à chaque doigt: Martial, liv.AY, épig. Ix ; enfin nn à chaque jointurede chaque doigt. Voyez Aristophane , inXu'o. Peu à peu le luxe s’augmenta aupoint qu’on eut des anneaux pour chaquesemaine. Juvénal, sat.vij, parle d’ítre-neaux semestres, annulé semestres: oneut auísi des anneaux d'hiver & des an-neaux d’été. Lampride remarque, chap.xxxij, que personne ne porta là-deffusle luxe aussi loin qu’Héliogahalc , qui ncmit jamais deux t'ois le même anneau,non plus qneles mêmes souliers.

On a aulsi porté les anneaux au nezcomme des pendans d’oreilles. Barthaiina Fait un traité exprès , de annulis narium,des anneaux des narines. St. Augustinnous apprend que c’étoit P usage parmiles Mores de les porter ainsi; & Pietrodélia Valle fait la même remarque ausujet des Orientaux modernes.

On peut dire qu’il n’y a point de par-tie du corps où on n’ait porté Vanneau.DifFérens voyageurs nous assurent quedans les Indes orientales, les naturelsdu pays portent des anneaux a» nez , auxlevres, aux joues , & au menton. SelonRamnnsio , les dames de Narsin^ua dansle levant, & selon Diodore , hv. III,

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les dames d’Ethíopíe a voient coutumed’orner leurs levres à'anneaux de Fer.

A l’égard des oreilles, c’est encore unechose ordinaire partout que de voir deshommes & des femmes y porter des an-neaux. V»yèz Pendant.

Les Indiens, particulièrement lesGu-zarates, ont porté des anneaux auxpiés. Lorsque Pierre Alvarez eut sa pre-mière audience du roi La lient, il le trou-va tout couvert de pierres enchâsséesdans des anneaux : il avoít à ses deuxmains des bracelets , & des anneaux à sesdoigts; ilenavoitjusqu’aux piés & auxorteils. Louis Bortome nous parle d’unroi de Pégu , qui portoit à chaque orteil,ou gros doigt du pié, une pierre en-châssée dans un anneau.

Usage des anneaux. Les anciens avoienttrois différentes sortes d'anneaux : la pre-mière servoit à distinguer les conditions& les qualités. Pline assure que d’abordil n'étoít pas permis aux sénateurs deporter un anneau d’or, à moins qu’ilsn'euffent été ambassadeurs dans quelquecour étrangère; qu’il ne leur étoit pasmême permis de porter en public Van-neau d'or, excepté dans les cérémoniespubliques; le reste du temps ils portoientun anneau de fer: cettx qui avoient eules honneurs du triomphe étoient assu-jettis à la même st».

Peu à peu les sénateurs & les cheva-liers eurent la permission de porter pres-que toujours Vanneau d’or: maisAcron,fur la Sat. -vii, liv. II, d'Horace, re-marque qu’il étoit nécessaire pour celaque Vanneau d’or leur eût été donné parle préteur.

Dans la fuite Vanneau d’or devint unemarque distinétive des chevaliers : lepeuple portoit des anneaux d'argent & lesesclaves des anneaux de fer : cependantl’anuea» d’or étoit quelquefois permis aupeuple , & Severe accorda à ses soldatsla liberté de le porter ; Auguste donna lamême permission aux affranchis. Néronfit à la vérité dans la fuite un règlementcontraire : mais on ceffa bien-tôt de l’ob-server.

Les anneaux de la seconde espece é-toient ceux qu’on appe'loit annulì spon-sditii , anneaux d'épousailles ou de noce s.Quelques auteurs finit remonter l’origi-ue de cet usage jufqu’aux Hébreux : ils