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cour le prince électoral : son refus sem-bla augmenter & justifier les soupqons ;elle n’eut plus d’autre moyen pour s’enlaver, que de mettre la tête de son frere àprix ; depuis ce moment accablée de cha-grin, elle languit juí'qu’au rZ d u moisd’aovìt de la même année, qn’eliemou-rut, digne de régner fur un peuple moinsinquiet que l’Anglpis.
ANNEAU, s. m. Hìfì. anc. ^fmod.,petit corps circulaire que l’on met audoigt, soit pour servir d’ornement, soitpour quelque cérémonie.
Vanneau des évêques Fait un de leursornemens pontificaux: on le regarde com-me le gage du mariage spirituel que l’é-véque a contracté avec son église.
Vanneau des évêques est d’un usage fortancien. Le quatrième concile de Totede,tenu en 633 , ordonne qu’un évêque quiaura été condamné par un concile , &qu’ensuite un second concile aura déclaréinnocent, sera rétabli dans sa dignité, enlui rendant Vanneau, le bâton épiscopalou la croise , N c.
L’nsege de Vanneau a passé des évêquesaux cardinaux , qui doivent payer unecertaine somme pro jure annuli cardìnuli-tii. F . Cardinal.
Origine des anneaux. Pline , liv.XXXVII,chap. j, observe qne l’on igno-re entièrement qui est celui qui a le pre-mier inventé 011 porté Vanneau , & qu’011doit regarder comme une fable I’histoirede Prométhée & celle de Midas. Les pre-miers peuples parmi lesquels nous trou-vons l’nsage de Vanneau établi, font lesHébreux, Gen. xxxviij ; dans cet en-droit il est dit que Judas, fils de Jacob,donna à Thamar. son anneau pour gagede fa promesse : mais il y a apparence queVanneau étoit en usage dans le mêmetemps chez les Egyptiens, puisque nouslisons , tìen. xlj. que le roi Pharaon mitun anneau au doigt de Joseph , commeune marque de I autorité qu’íl lui don-noit. Dans le premier liv. des Roi s,chap.xxj, Jczabél scelle de Vanneau du roi Per-dre qu’elle envoie de tuer Naboth.
Les anciens Chaldéens, Babyloniens,Perses & Grecs, se servoient auffi deVanneau, comme il piroit par dift’érenspassages de l’écriture & de Qniute-Curce.Ce dernier auteur dit qn’Alexandre scel-la de son propre sceau les lettres qu’il
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écrivit en Europe, & qu’il scella de Van-neau de Darius celles qu’il écrivit en Asie.
Les Persans prétendent que Guiam-schild quatrième roi de leur premiere ra-ce, est le premier qui se soit servi de Pa«-ntau , pour en signer ses lettres & ses au-tres actes. Les Grecs, selon Pline, neconnoissoient point Pa»»e«« du temps dela guerre de Troie ; la raison qu’il endonne, c’est qn’Homere 11’en fait pointmention : mais que quand on vouloit en-voyer des lettres, on les lioit ensembleavec des cordes que l'on nouoit.
Les Sabins se servoient de Vanneau dèsle temps de Romnlus : il y a apparenceque ces peuples furent les premiers quirequrent cette pratique des Grecs. DesSabins elle passa au* Romains, chez quicependant on en trouve quelques tracesun peu de temps auparavant. Pline nesauroit nous apprendre lequel des rois deRome l’a adopté le premier: ce qui estcertain, c’est qtre les statues deNuma&de Servius Tulliiis étoient lespremieres,où l'on en trou volt des marques. Le mê»mê auteur ajoute que les anciens Gaulois& Bretons se servoient auffi de Vanneau.F . Sceau.
Mâture des anneaux. Quelques - unsétoient d’un seul & unique métal; d’au-tres étoient de plusieurs métaux mêlés,ou de deux métaux distingués : car le Fer& l’argent des anneaux étoient souventdorés, ou au moins l’or étoit renfermédans le Fer, comme il paroît par un pas-sage d’Aríemidore, liv. II, ch.v. Les Ro-mains se contentèrent long-temps d’««-neaux de Fer; & Pline a assure qne Marinsfut le premier qui en porta un d’or, dansson troisième consulat, Pan de Rome 6ço.Quelquefois Vanneau étoit de fer, & lesceau d’or; quelquefois il étoit creux,& quelquefois solide; quelquefois la pier-re en étoit gravée , quelquefois elle étoitunie : dans le premier cas, elle étoit gra-vée tantôt en relief, tantôt en creux. Lespierres de cette derniere efnece étoientappellées gemmai eílypce, & les premiè-res , gemmasculfturâ prominente.
La maniéré de porter Vanneau étoitfort différente selon les différons peuples :il paroît par le ch. xxij de Jérémie, queles Hébreux le portoient à la main droi-te. Chez les Romains , avanfrque l’on eûtcommencé à orner les anneaux de pierres