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Tome second. AL - AOU.
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dc Zama Fut un nouveau motif pour lesCarthaginois de demander la paix. Anni-hal honteux d’être témoin de l’opprobrede fa patrie , se réfugia d’ahord chez An.tiochus roi de Syrie, ensuite chez Prujìusroi deBithynie, & ne se croyant pas enfureté dans ces deux cours amies des Ro-mains, Ravala un poison subtil qu’il por-toít depuis long-tevnps, dans le chaton defa bagne,- l’an 18Z avant J. C. âgé de 64ans. Délivrons, dit-il, les Romains de laterreur que je leur inspire : ils eurent au-trefois la générosité &'avertir Pyrrhus de seprécautionner contre un traître qui le vou-loit empoisonner, U ih ont aujourd'hui labctjjtjje de solliciter Prujìas à me fairepérir. Rame perdit un ennemi, & Car-thage un défenseur. Un courage mêlé desagesse, une fermeté que rien ne trou-bloit, une connoissance parfaite de fartmilitaire, une attention scrupuleuse àobserver tout, une activité fans égale,ont mis Annibttl dans le premier rang desgrands généraux de tous les siécles. 11cultiva les lettres au milieu du tumultedes armes. Plusieurs écrivains, en luireprochant de n’avoir pas mené son ar-mée victorieuse à Rome après la bataillede Cannes, repétent ce mot de Maharbalcapitaine Carthaginois : Anntbal , voussavez vaincre ; mais vous ne savez pasprofiter de la victoire. Un auteur plusjudicieux dit, qu’on ne devroít pas pro-noncer si légèrement contre un fi grandcapitaine. Rome jalouse, Rome inquiète,ajoute-t-il, fait bien comprendre quelhomme étoit Annibal.

* ANN 1 BI ( lac d’) Géogr. mod .,lac de la grande Tartarie aux pies desmontagnes & dans la contrée du mêmenom an nord de Kitar. Ni ce lac, ni rienqui lui ressemble, ne se trouve dans lacarte de M. Witsen. Mat. Géog. ,ANNIHILATION, f.s. ou ANEAN-TISSEMENT, Commerce, est usité dansun sens moral en Angleterre ; & l’on dit :le capital de la suer du Sud eft réduit « lamoitié; Ji l'on n'y prend bien garde, lesmalversations des facteurs produiront in-failliblement bientôt une autre annihilationfur tout le dividende. ( G. )

ANNILLE , f. f. c’eft proprement unfer de moulin ; & on l’a nommé ainsi,par-■ee qu’on le met comme un anneau autourdes moyeux pQur les fortifier. Ces annil-

les étant souvent faites en forme de croixancrée , on a nommé ces fortes de croixannilles dans le blason. ( Vj

ANNION ( Bénéfice d’) ancienterme de Droit français , se disoit de let-tres royaux qui accordoient à un débiteurI le délai d’une année pour la vente de sesmeubles, dans le cas où il étoit à craindrequ’ils ne fussent vendus à vil prix. V.Répit, Lettres d’Etat, &Quin-quenelle. ( H )

ANNIVERSAIRE , f. m. Thlol. , motcomposé Sminus, année, & de verto , jetourne. C’est proprement le retour annuelde quelque jour digne de remarque , an-ciennement appellé un jour d'an ou jourde souvenir. P~. JovR.

Anniversaires ; les Jours anni-versaires chez nos ancêtres étoient lesjours où les martyres des Saints étoientannuellement célébrés dans l'église,comme auffi les jours où à chaque find’année l’usage étoit de prier pour lesâmes de ses amis trépassés.

Anniverfarin Aies ideò repetitur defunc-tîì, quantum nefeimus qualiter habeatureorum causa ìn alia vita. C'étoit la raisonqu’en donnoit Alcuin dans son livre deojficiis divinis. V. Natalis.

Dans ce dernier sens C anniversaire êstle jour où d’année en année on rappel-le la mémoire d’un défunt en priant pourle repos de foname. Quelques auteurs enrapportent la premiere origine au papeAnaclet, & depuis à Félix I. qui instituè-rent des anniversaires pour honorer avecsolemnité ia mémoire des martyrs. Dansla fuite plusieurs particuliers ordonnèrentpar leur testament à leurs héritiers de leurfaire des anniversaires, & laissèrent desfonds tant pour l’entretien des églises quepour le soulagement des pauvres, à quil’on distribuoit tous les ans ce joar-là del’argent & des vivres. Le pain L le vinqu’on porte encore aujourd’hui à l’offran-de dans ces anniversaires , peuvent êtredes traces de ces distributions. On nom-me encore les anniversaires, obit U ser-vices. V. Obit, Service. ( G)ANNOBON, Géogr. mod. , isle d'A-frique fur la côte de Guinée. Long. 24 ;lett. mérid. I , Ço.

ANNOM 1 NATÍON, f.s '.figure de Rhé-torique; c'eft une allusion qui roule furles noms, un jcn de mots. Elle est ordi-Yy *