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ceux qui tiennent de lui des charges vé-nales; au moyen de quoi elles font con-servées & transmises à leurs héritiersaprès eux. 11 n’est point dû de droit an-nuel pour les charges de îa maison duroi, mais ímffî ne passent - elles pointaux héritiers.
Le droit annuel est la même chose quela paulette. V. Paulette. (//)ANNUELLE , adj. Bot. , parmi lesplantes bulbeuses ou ligamenteuses, onappelle annuelles celles qui ne durent quel’année , ou que l’on semé tous les ans,ou dont on replante les cayeux. (K)Annuelles ( Offrandes ), Théol., cefont celles que faisoient anciennementles parens des personnes de'cédées, lejour anniversaire de leur mort. V. Of-frande, Obit, Inferi*, ô’c.
On appelloit ce jour un jour A'an , &c.& l’on y célébrois la messe avec une gran-de solemnité., (G)
ANNUITE , s. f. Comm. U Math .,se dit d’une rente qui n’est payée quependant un certain nombre d’années; deforte qu’au bout de ce temps , lc débiteurse trouve avoir acquitté son emprunt avecles intérêts, en donnant tous les ans uneinême somme.
Les annuités font extrêmement avan-tageuses au commerce dans les pays oùelles font en usage ; le débiteur trouvedans cette maniéré Remprunter, la faci-
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lité de s’acquitter insensiblement & sansse gêner ; st le créancier a dts dettes àpayer avant t’écbéance des annuités , & ils’en sert comme de l’argenten déduisantles intérêts à proportion du temps qu’ily a à attendre jufqu’à l’échéance.
Les annuités font fort en usage en An-gleterre , & l’état s’en sert très-avanta-geusement lorsqu’il a des empruntsconsidérables à Faire ; peut-être un journous en servirons-nous en France. Lescoupons de la loterie royale de 1744étoient des annuités, dont chaque couponperdant après le tirage de la loterie, doitproduire 6; livres par an, pendant dixans , au bout dcsquels le billet fera rem-boursé.
M. de Parcieux, des académies roya-les des sciences de Paris & de Berlin, ainséré à la fin de son essai sur les proba-bilités de la durée dc la vie humaine ,imprimé à Paris en 1746, une tablefort utile par laquelle on voit la sommeque l’on doit prêter pour recevoir 100 li-vres à la fin de chaque année , de manié-ré qu’on soit remboursé entièrement aubout de tel nombre d’années qu’on vvu-dra jusqu’à cent ans ; c’est-à-dire , la va-leur des annuités qui rapporteroient 100livres pendant un certain nombre d’an-nées. Voici une partie de cette table,qui peut être très-commode dans le cal-cul des annuités.