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Tome second. AL - AOU.
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soit aphélie , ou du retour au mêmepoint de son ellipse. Si les orbites desplanètes étoient fixes, & qu’elles répon-dissent toujours aux mêmes étoiles, larévolution anomalijliqv.e seroit égale à larévolution fydérale ; mais toutes les pla-nètes ont un mouvement progreffif dansleurs apsides ; ainsi il faut plus de tempspour atteindre l’aphélie qui s’est avancéedans l’interv.ille , que pour revenir à lamême étoile. Par exemple , la révolutiontropique du soleil) par rapport aux équi-noxes est de 365 j. çh4s'45", Pan néefydérale , ou le retour aux étoiles est de3 j. 6h <)' 11" , enfin la révolutionanomalìflìque est 36; j. 6h 15' 20", paresquel’apogée du soleil avance chaque an-née de 65" | par rapport aux équinoxes,& le soleil ne peut atteindre son apogéequ’après avoir parcouru les 6;" f deplus que la révolution de Pannée quile ramené aux équinoxes. Pour trouverla durée d’une révolution anomaliflique ,on peut faire cette proportion , le mou-vement total d’une planète , pendantun siecle , moins le mouvement de sonaphélie , est à la durée d’un siecle , ou3 t;;7koooo" comme 360° font à la durée de la révolution anomaliflique. (M.de la Lande.)

ANOMEENS ou DISSEMBLABLES,adj. pris subst. Tbéolog. , dans Phistoireecclésiastique , nom qu’on donna dans leIV. siecle aux purs ariens , parce qu’ilsenseignoient qpe Dieu le fils étoit dis-semblable , edvitioiM , à son pere , enessence & dans tout le reste.

Ils eurent encore différens noms ,comme d’aétûns , d'eunomiens, &c. qu’onleur donna à cause d’Aétius & d’Euno-mius leurs chefs, ils étoient opposés auxsemi-ariens , qui nioient à la vérité laconsubstantialité du Verbe , c’est-à-dire ,l’unité de nature du verbe avec le pere ,mais non pas toute ressemblance. V.Arien, Semi-Arien.

Ces variations firent que ces héréti-ques ne s’attaquerent pas moins vive-ment entr’eux qu’ils avoient attaqué lescatholiques ; car les fémi-ariens condam-nèrent les anoméens dans le concile deSéleucie , & les anoméens à leur tourcondamnèrent les fémi-ariens dans lesconciles de Constantinople & d’Antio-chc, en effaçant le mot , de la

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formule de Ri mini & de celle d’Antio-che , & protestant que le verbe avoltnon - feulement une différente substance,mais encore une volonté différente decelle du pere. V. Homooujios. Socrateliv. II. Soz omene , li-v. IV. Théodo-ret, liv. IV. ( G)

ANONA, Hift. nat., fruit qu’on trou-ve à Malaqueaux Indes : l’arbre qui leporte est petit, & ne passe pas pour P or-dinaire douze à quinze pies. L’écoree enest blanchâtre en-dehors, rouge ende-dans , & assez raboteuse ; la feuille pe-tite , épaisse , & d’un verd pâle ; la fleurcomposée de trois feuilles longues ,triangulaires L spongieuses, qui Ferméesforment une pyramide triangulaire. Co-deur en est agréable. Le fruit est coni-que, fort gros par la hase où est attachéle pédicule qui est ligneux , de la gros-seur du petit doigt , & de la couleurdu bois de l’arbre , se divisant en plu-sieurs filamens blancs qui traversent lasubstance du fruit Lorsque le fruit estmûr, la peau en est rouge, d’une assezbelle couleur , lisse & mince , centrel’ordinairedes fruits des Indes, qui Pontfort épaisse , à cause de la grande cha-leur. Le dedans est rempli d’une substanceFort molie & Fort blanche qu’on tire avecune cuiller ; elle est sucrée & d’unassez bon goût : il y a dans le milieuplusieurs petits grains noirs , sembla-blables à ceux qu’on trouve dans les poi-res , renfermés dans de longues capsulesdont le tissu est fort fin , & qui vontaboutir aux fibres qui font dans lemilieu du fruit de haut en bas. Lors-que le fruit estdans fa derniere maturité,il tombe par morceaux à terre , se déta-chant de la queue & des longs fila-mens qui y font joints , lesquels demeu-rent à l’arbre.

Cet arbre, ainsi que le goyavier dé-crit dans P Hortus Malabaricws , pour-roit passer pour un poirier des Indes.Defcript. de quelques arbres du Mnlaqnepar le P. Beze , de la Compagnie de Jésus.JHém. de l’acad. tom. IV.

* ANONE , Géogr. mod. , fort d’I-talie au duché de Milan , fur le Tanaro.Long. 2sij lat. 44, 40.

ANONNER , v. n, Muf.que , c’eft dé-chifrer avec peine & en hésitant la mu-sique que l’on a fous les yeux. (S)

ANONYME,