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lettres dont la valeur numérale équivautà 666.
On trouve parmi le-s écrits de Raban-Maur, d’abord abbé de Fulde , puis ar-chevêque de Mavence , auteur Fort célé-bré du neuvième siecle , un traité fur !avie & les mœurs de Vemtechrist. Nousn’en citerons qu’un endroit singulier :c’est celui où Fauteur , après avoir prou-vé, par S. Paul, que la ruine totale del’empire romain, qu’il suppose être celuid'AUemagne , précédera la venue de V an-téchrist , conclut de la sorte : K Ce termefatal pour l’empire romain n’est pas en-corre arri vé.Il est vrai que nous le voyonsaujourd’hui extrêmement diminué, &,pour ainsi dire détruit dans fa plus gran-de étendue: mais il est certain que sonéclat ne sera jamais entièrement éclipsé:parce que tandis que les rois de Fran-ce, qui en doivent occuper le trône, sub-sisteront , ils en seront toujours le fermeappui. „ Hoc tempus nonium advenìtquia licet Romanum imperium videamusex maxima parie dejlruâíum , tamen qu«n-diu Francorum reges duraverint qui Ro-ntunu’ft imperium tenere dehent , Romaniimp‘TÍi dignitas ex toto non peribìt , quiain regibusfuis stabit. Et rapportant en-suite le sentiment de quelques docteursde bon sens, il ajoute : “ Quelques-unsde nos docteurs assurent que ce fera unroi de France qui à la fin du mondedominera fur tout l’empire Romain. Ceroi fera le dernier & le plus grand qui aitjamais porté le sceptre. Après le régnéle plus brillant & le plus heureux , il iraà Jérusalem déposer son sceptre & sacouronne sur la montagne des oliviers;le moment d’après, l’empire Romain finirapour toujours , & soudain s’accompliral’oracIe de l’apótre fur la venue de Van-tecbriíl. „ Quidam doélores noftri dìcuntquod ttntts de regibus Francorum impe-rium Romanum ex intègre tenebit , qui innovijjìmo tempore erit, & ipfc erit maxi-fnus U omnium regittu ultimus , qui pojî-quam regnum fimm féliciter gubernave-rìt , ad ultimum Jtrofolyntam veniet , cfiin monte Oliveti feeptrum est coronamfuam de ponet. Hic erit finis efi confum-matio Romanortim Chriftianorwnque reg-norum ; ftatim fecunimn prmdiciam f en-tentiam apofloli Pault antichriftum di-cunt futurum. Si la derniere prédiction
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de ces docteurs n’eífc pas plus exactementaccomplie que la premiere de Raban-Maur , elles seront fausses de tout point.
Malvenda , théologien espagnol , adonné un long & savant ouvrage sur l’««-teebrift. Son traité est divisé en iq livres.II expose dans le premier les différen-tes opinions des peres touchant l’stHíe-chrijl. 11 détermine, dans le second, letemps auquel il doit paroître , & prouveque tous ceux qui ont assuré que la ve-nue de ['antéchrist, étoit proche, ont sup-posé en même temps que la fin du monden’étoitpas éloignée. Le troisième estimedissertation fur l’origine de Vantéchrist ,& fur la nation dont il doit être. L’auteurprétend qu’il fera Juif & de la tribu deDan , & il se fonde sur ['autorité des pe-res , & fur le vers 17 , du chap. xljx , dela Genefe , où Jacob mourant dit à sesfils : Dan est un serpent dans le chemin , estun cérqste dans le sentier j & fur le chap.viìj , vers. 16 de Jérêmie , où il est dit queles armées de Dieu dévoreront la terre j& encore fur le chap. vij , de V Apocalyp.où S. Jean a omis la tribu de Dan dansTénumération qu’il fait des autres tri-bus. I! traite dans le quatrième & lecinquième , des caractères de Vantechrifl.II parie dans le sixième de son régné& de ses guerres dans le septième , deses vices ; dans le huitième , dc fa doc-trine & de ses miracles; dans le neuviè-me , de ses persécutions ; & dans le restede î’ouvrage , de la venue d’Enoch &d'Elie , de la conversion des Juifs , durégné de Jésus - Christ, & de la mort del 'antéchrist , qui arrivera après un régnéde trois ans & demi. V. Millénaires.( 6 )
ANTECIENS , Antoeci , adj. pi. m.du grec arrí, contre , & d’o/Kiai , j'habite.On apnelle, en géographie, antéeiens ,les peuples placés fous le même méridien,& à la même distance de l’équatenr : lesuns vers le nord , & les antres vers lemidi. F". Terre. De-là il s’ensuit queles antéciens ont la même longitude L lamême latitude, & qu’il n’v a que la dé-nomination de latitude septentrionale ouméridionale qui le* distingue. V. LATI-TUDE.
Ils sont fous la même circonférence duméridien, mais fur des pur nielles placesde différens cotés de l’équateur.