ARA
en 1508 , & la perdirent 150 annéesaprès , parce que le gouverneur avoitenlevé la tille d’un banian,
Parmi les différentes colonies Arabes,établies fur la plage maritime du golfePersique , la plus considérable est la vil-le d’Abuschahr , éloignée de l’équateurde 18^ 59'. Celle de Gambron , fon-dée par Schah-Abbas, a perdu depuisles troubles qui suivirent la mort violen-te de Schah - Nadir , cette splendeurqu’elle devoit à l’étendue de son com-merce.
L’ile deBaliarein, qui renferme cin-quante petits villages, appartient main-tenant, ainsi que la pêche des perles quise fait dans ses parages , au scheich d’A-buschahr , Arabe de nation : elle lui pro-duit environ 67 mille écus.
A cinq lieues de cette île , on trouvela ville de Natif qu’enrichit la pèchedes perles , entreprise aux fraix des ha-bitant.
Les Arabes de la province de Hedsias,ne dépendent en rien des ottomans. IIest vrai que le grand seigneur a un bachaà Osiadda , ville maritime de cette con-trée ; mais fa jurisdiction ne s’étendpasau-delà des murs de la cité.
Le sultan envoye chaque année à laMecque & à Medine quatre ou cinq vais-seaux chargés de denrées, qui font distri-buées anx habitans de ces villes. II faitpasser aussi annuellement au fiege de lafoi musulmane des sommes immenses,que partagent entr’eux les descendansde Mahomet. Rien de plus simple quel’architecture de la Câba ou maison deDieu: à deux tiers de la hauteur, pendune large bande de foie noire , qui pré-sente les principaux passages de l'alcoran,brodés en or. Les revenus de la plupartdes bains,bazars & caravanserais qui fonten Turquie, appartiennent à cette célé-bré mosquée.
Dans toute la presqu’île de Y Arabie ,on ne connoît que deux saisons, la sé-ché & la pluvieuse : celle-ci commencepour la province d’Yemen , vers le milieude juin, & finit en septembre : à Mas-cat, elle dure depuis le 21 novembreau 18 Février ; & dans l’Oman , depuisle 10 février jusqu’au 20 avril. La cha-leur n’est pas moins sujette à des varia-tions que le froid. ; à Sara le thermo-
A R Â ifl?
métré n’a jamais été au-delà cle 85 degrés,depuis le ig au 29 de juillet, tandis quedans fo Téhama, qui est plus bas quel’Yemén, on l’a vu au 98 degré, depuisle 6 au 21 aout. Les Arabes donnent lenom de samum à leur canicule, ainsi qu’àun vent mortel qui souffle pendant lesgrandes chaleurs dans le désert , entreBassora , Bagdad, Alep & la Mecque.Pour fe garantir du danger qui les mena-ce , les habitans fe jettent à terre. Lespeuples de l’ile de Charedsi & de Mare-din, n’ont rien à redouter du samum : ilscouchent en plein air depuis le 15 maijusqu’en octobre , sans en être aucune-ment incommodés. Voyez Samum.
Les Arabes ne reconnoissent pour no-bles que les descendans de Mahomet &des scheichs , (seigneurs indépendans.)Presque tous les fchérifs ou émirs, fontremonter leur origine au saint prophète.Les Arabes observent à la rigueur la to-lérance religieuse , & sont prêts à rece-voir dans leur communion tous ceux quile désirent. Le gouvernement de Mokapaie à chaque nouveau converti im écu&lin quart par mois , jusqu’à cequ’il aitappris un métier. Quant à la supersti-tion , elle régné parmi les Arabes commechez la plupart des autres nations.
On trouve fur les montagnes de Hed-sias des tribus entieresde Juifs , qui nereconnoissent d'autre domination quecelle de leurs scheichs ; les chrétiens yfont en petit nombre ; & de tant de tem-ples superbes qui avoient été élevés auvrai Dieu dans cette vaste contrée, il neleur reste qu’une église à Bassora.
L’éducation des Arabes est très-sévè-re : à peine sont-ils sortis du harem, d’oì»ou les retire à l’âge de quatre à cinq ans ,que les peres les tiennent continuelle-ment auprès d’eux, fans leur permettreles amufemens les plus innocens. Lebeau sexe ne paroît jamais dans les com-pagnies : on peut juger par-là du plaisirqu’on y goûte. On n’est guere moinsdélicat en Arabie fur le point d’honneurque dans les autres pays.
Les loix pénales ont beaucoup de rap-port avec les loix judiciaires. A Sana ondécerne la peine de mort contre l’homi-cide : mais dans quelques autres districtsde l’Yemen , les parens de l’assassiné ontle choix dc faire quelqu’accommode-