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il forme le golfe appelle pat les EspagnolsGolfg dì Cariaco. C’est près de là qu’onvoit, à trois cent pas de la mer, lapinsfameuse saline que l’on connoiffe : elledonne lin sel excellent & très-dur. Onl’exploite tous les,mois. (C. A.)
ì * ARBA ou ARBE, Géog. anc. & mod .,ville de Palestine, appellée autrefois Hé-bron, Mamré , Cariath , aujourd’hui Calil., ARBACE, m fi. d’Afyrie. Mede d’o-rigine, il fut un des principaux capitainesI de Sardanapale, dernier roi d’Affyrie :
l ce monarque , honteusement célébré par
| sa mollesse & ses déhauches, s’étoitren-
I du invisible à ses sujets, pour vivre dans
j son palais, environné d’eunuques & de
j concubines. Arbace profita du mécon-
! tentement du peuple pour le précipiter
i du trône; & pour mieux assurer le suc-
ji cès d’une révolution, il crut devoir se
faire un complice parmi les prêtres,dont le ministère sacré en impose tou-| jours au vulgaire : il jeta les yeux fur
! Belisis, prêtre révéré, astrologue savant,
j & qui joignoit à ces deux titres tous les
i talens de l’homme de guerre. Ce com-
I plice artificieux rassura que les dieux
1 l’appeìloient au trône d'Assyrie. Arbace
I flatté de cette prédiction lui promit le
| gouvernement de Babylone : ses manie-
! res affables & populaires lui concilièrent
j tous les cœurs ; mais ambitieux avec
prudence, il voulut connoître le carac-| tere du monarque avili, dont il vouloit1 envahir la puissance. Les eunuques,corrompus par ses largesses, l’introdui-] firent dans l’endroit où languissoit ce fan-
j tome couronné; dès qu’il eût étudié ses
Ì penchans & ses mœurs, il eut une plei-ne confiance dans les promesses deBeli-fis , qui eut l’adresse de faire entrer lesprincipaux seigneurs Babyloniens dans laconjuration.
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La constitution militaire de l’Assyrieetoit de lever une armée, qui après avoirservi un an , étoit remplacée par nne au-tre l'année suivante. Arbace profita decette coutume pour faire entrer dans farébellion les Perses, les Medes & les Ba-byloniens q ni dévoient servir Tannée sui-
vante : il en forma une armée de quatrecent mille hommes tous dévoués à sesvolontés. Sardanapale sorti du sommeilde la débauche, marche contre les re-belles qu’il a la gloire de tailler en pie-
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ces. Arbace ne fut pas moins redouta-ble après fa défaite ; il rassemble lesdébris de son armée , & vient défier sonvainqueur au combat. Sardanapale , aulieu d’opposer la force , met à prix 1»tète de ce rebelle. Aucun soldat ne futassez avare pour se fouiller d’un assas-sinat ; & Arbace vaincu tine seconde fois,fe retira dans des montagnes inaccessi-bles , où fans espoir de vaincre il n’eûtrien à redouter des vengeances du monar-que offensé. Belisis fit servir la religionpour le relever de sa chute ; il annonçaaux rebelles que les dieux dont il étoitTinterprête , lui avoient révélé qu’ilsn’avoient qu’à combattre pour rempor-ter la victoire: encouragés par ses pro-messes , les rebelles engagent mie action,& ils essuient une nouvelle défaite.Belisis ne fut point rebuté par ee mauvaissuccès ; il emploie toute la nuit à consul-ter les astres ; & au lever de Taurore , i!leur annonce l'arrivée d’une milice céles-te. II étoit informé qu’uue armée de Bac-triensmarchoitausecours de Sardanapale;il députe des hommes de confiance à cesauxiliaires pour leur représenter la honted’obéir à un prince efféminé , & leur of-frir les moyens de rentrer dans leur an-cienne indépendance. Les Bactrienséblouis par cette promesse fe joignentaux rebelles. Arbace soutenu de ces nou-veaux alliés attaque Sardanapales, quiétoit occupé à donner des fêtes aux com-plices de ses débauches ; il en fit un hor-rible carnage, & ce monarque fe retirafous les murs de Ninive, où il essuya uneseconde défaite. 11 y soutint un siégé «tetrois ans , & fe vovant fans espoir d'êtresecouru, il se précipita dans un bûcheravec ses femmes, ses concubines & seseunuques. Arbace possesseur de ses étatssonna de Tempiré d'Assyrie trois grandesmonarchies; la Médie, Babylone & laPerse eurent leurs rois particuliers.C T-n. )
Akbace, Géog ., ville de la Celtibé-rie selon Etienne le géographe. On nenous apprend aucunement en quel lie»elle étoit située. ( C. A.')
§ ARBALETE , Art militaire , Armes,h'arbalète, appellée en latin arcus balìfla-riusovi batìjla mamialis, pour la distinguerdes balistes & des catapultes , étoit unemachine offensive, qui consistoit en mr.
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