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arc , attaché an bout d’une espace de bâ-ton on chevalet de bois , que la corde deTare, quand il n’étoit point bandé, con-fort â anales droits.
Ce bâton «u manche ou chevalet, qu’onappelloit au-ssi l'urbrier de l'urbalête, avoitvers le milieu une petite ouverture ouFente dc la longueur de deux doigts ,dans le milieu de laquelle étoit'une pe-tite roue d’acicr lolide & mobile , au-travers du centre dc laquelle paflbit unevis qui lui servoit d’i llien. Cette rouefor o t en partie en debar-s aù-dessus du.chevalet , & avoit une-coche -on échancrure où s'arrétoit la corde de {'arbalètequand elle étoit band'ee ; & une autre-coche plus petite dans la partie oppoleede fa circonférence , par le moyen delaquelle le ressort-de la détente tenoitla roue ferme. Cette roue I s’appclloitla -noix de s arbalète. Sous le chevalet,'en approchant vers la poignée, émit iaclef 'd c la détente, a fiez semblable àcelle du - serpentin ri’un mousquet.Par le moyen de cette clef, que l’onpreffoit avec la main contre le man-che de {'arbalète, le ressort.laissoit ie mslíi-■ vement libre à la roue qui arretoit la cor-de , & celle-ci, eu se débandant, faisoitpartir le dard. :
•-Sur le'ciievalet , au - dessous dé lapetite roue , étnit une petite lame decuivre qpi fe levoit- & fe couchoit, &■■étort.-att icliée par ses deux jambes avec-doux'- vis sux deux cotés dti ohevaìetCétoif iefrontean de mire. Elle- étoit-perc-.e an haut de . eux petits trous l’unfur Ta-utre 5 & quand la lame étoit le-vée, ces deux trous répondoient à unglobule de la grosseur d’un petit grainde chapelet , qui étoit suspendu tout a ubas de {'arbalète par lin fil de fer très--irteni>v&,\ attaché a deux petites colon-nes de>fér ptírpuidicuìam s , mie à droi-te & l’àirre à gauche. Ce petit globulerépondant an trou de 1 1 lame , lervoit. à regl.ei; la mire , foi t pour - tirer bori-■zontaíeijiént, soit pour tires eu-haut,Jìpit ppip iirer en-bas. ■ ■
La corde iie Tare étoit double. Lesdeux cordons étoieut tenus sépares i’unde J autre à droite & à gauche par deux.■petits cylindres d. fer, à égale distance,des deux extrémités de l’are . & du ce li-tre, Alix deux cordons, dans k nriiieu
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tenoit un anneau de corde, qui servoïtà ['arrêtera la coche dontj-’ai parlé, lors-que l’arc étoit bandé. Entre ks deuxcordons au centre de !a.corde , & immé-diatement devant Panneau , étoit un pe-tit quarté de corde où l’on plaqoit l’ex-trémité de la fléché pour être poussée parla corde.
Telle étoit l’ancienne arbalète, & jecrois qn’elles se reflembloient toutespour les parties essentielles. C'étoit avecla main que l'on bandait la corde des pe-tites arbalètes, par îe moyen d’uu bâ-ton ou d’un fer en forme de levier,appelle pied de chem-e , parce qu’íl étoittourchn du coté qui s’appuyoit fur l’ar-balete-Ss fur la corde. Ou bandoit lesgrandes avec le píê , & quelquefois avecles deux , en les mettant dans une eí'peced’étrier, selon ce vers de Guillaume leBretoir: - ■
Ealijlà âuplìci tensà pede mijsa sagitta.
On les bandoit aussi avec tin moulinet &avec une poulie. Ces arbalètes étoieut oude bois ou de corne ou d’aeier , ec qui fedoit'entendre de Tare Lui. Elles étoieutde différentes grandeurs, comme, d’unpié & demi, de deux pies & de trois pies,& d’antres plus longues, fournies de leurpié de chevre , de leur moulinet & de leurpoulie, , . ,.
Ce fut Richard cœur-de-lion, roi d'An-gleterre, qui rétablit Tissage dc i 'arbalète,& ii fut tué de cette arme. Ce n’elt pasqu’avatìt ce temps-Là on ne fe fût jamaissem-.de l 'arbalète : on s’en Lrvoit fousLouis le gV", aieul de Philippe Auguste ;car l’abbc Suger , dans la vie de Louis legros, dit que ce prince attaqua Dragond. Montiar avec une grosse-troupe d’ar-chers & d’arbalêtiiers ; & plus bas queRjolil de Vermandois eut Tœil crevé d’nnquarreau d’arbalète.
11 y,avoit un canon du ,second concilede Latran , tenu eu IIJ8, fous Ie régnéde Louis-le jeune, pere de Philippe Au-guste, qiu défendoit cette arme. On Tob-ferva lous !e règne de Louis le jeune &au coimneiicement du régné de PhilippeAuguste ; mais depuis on n’y eut nulégard,, ni en Fiance ni en -Angleterre,quoiqu’Innocent III en eût recommandéTobLrvatjon. L’ usage de la baìiste &