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Tome troisieme. APA - ATZ.
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nous ayons fur cette matière ; il a sentile ridicule tles méthodistes, qui mêlentindifféremment les herbes & les arbres,& il a tâché de l’éviter en rangeant les ar-bres & les arbrisseaux dans des classesparticulières; cependant comme fa mé-thode est arbitraire , il a été obligé peurla suivre de s’éloigner quelquefois del’ordre naturel ; par exemple, en réu-nissant fous le même genre l’yeble avec lesureau , Valtbœa frittex avec la guimau-ve , £stc. La nature se refusera toujoursà nos conventions ; elle ne s’y soumettrajamais , pas même à la meilleure desméthodes arbitraires. Voyez MÉthope.

Les jardiniers & tous ceux qui ont cul-tivé des arbres , n’ont donné aucune at-tention aux calices & aux pétales, niaux pistils & aux étamines dés fleurs :mais ils ont observé soigneusement la na-ture des dift'érens arbres, pour savoir lafaçon de’les cultiver, - ils se soir t efforcésde multiplier ceux qui méritoient de l'ê-tre par la qualité du bois , la bonté desfruits , la beauté des fleurs & du feuil-lages. Auffi ont-ils distingué les arbres enarbres robustes & en arbres délicats, ar-bres qui quittent leurs feuilles , arbrestoujours verds, arbres cultivés , arbresde forêt , arbres fruitiers, arbres d'ave-nues , de bosquets, de palissades, arbresfleurissons, £stc.

Tous les arbres ne peuvent pas vivredans le même climat: nous voyons quepour les arbres étrangers, le climat est enFrance le plus grand obstacle à leur mul-tiplication ; il y a peu de ces arbres quise refusent au terrein , mais la plupart nepeuvent pas résister au froid. La serre &Tétuve sont une solide ressource poursuppléer â la température du climat, lesarbres délicats n’y végètent que languis-samment.

Les arbres qui quittent leurs feuillesfont bien plus nombreux que ceux quifont toujours verds ; les premiers crois-sent plus promptement & se multiplientplus aisément que les autres, parmi les-quels d ailleurs il ne s'en trouve qu'n ntrès-petit nombre dont le fruit soit bon àmanger.

On ne seine pas toujours les arbres pourles multiplier ; il y a plusieurs autres fa-çons qui font préférables dans certainscas. La greffe perfectionne la fleur & leTome III. Tart. I.

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fruit : mais c’est aux dépens de la hau-teur & de Tétât naturel de Varbre. La bou-ture «st une voie facile , qui réussit pluscommunément pour les arbrisseaux quepour les arbres. Le rejeton est un moyensimple & prompt ; mais il n’y a que depetits arbres, & des plu* communs , quien produisent. Enfin la branche couchée,la marcotte ou le provin, est un autreexpédient que Ton employé pour la mul-tiplication ; c’est celui qui convient lemoins pour les grands arbres. Ceux qu’onmultiplie de cette façon pèchent ordi-nairement par les racines , qui font tropfossiles , en petite quantité, & placées leplu? fouvënt d'un seul coté. On r.e parlepas ici de, la multiplication par les raci-nes & par les feuilles, qui est pins cu-rieuse qu'utile. Tous les arbres cepen-dant ne se prêtent pas à tontes ces façonsde les multiplier ; il y en a qui ne réus-si fient que par un senl de ces moyens , &ce n’est pas toujours celui de la graine :beaucoup d’arfra n'en produisent pointdans les climats qui leurs font étran.gérs.

Les arbres des forêts ne font pas lesmêmes par-tout j le chêne domine plusgénéralement dans les climats tempérés& dans les terrains plats; on le trouveauffi dans les coteaux avec le hêtre sile terrein est crétacée , avec le châtai-gnier s’il est sablonneux & humide,avec le charme par - tout où la terre estferme & le terrein pierreux: par-toutoù il y a des sources , le frêne vientbien. Les arbres aquatiques, tels que lepeuplier, Tanne, le saule, $stc. fe trou-vent dans les terreurs marécageux ; aucontraire , les arbres résineux , commesont les pins , le sapin , le melese , £i fe.sont sur les plus hautes montagnes ,este.

On distingue en général les arbres frui-tiers qui portent des fruits à noyau , deceux dont les fruits n’ont que des pé-pins. On s’efforce continuellement deles multiplier les uns & les antres ; maisc’est moins par la semence, qui donnecependant de nouvelles efpeces, que par1* griffe qui perfectionne le fruit. C’eftpar le moyen de la taille, T opération laplus difficile du jardinage, que Ton don-ne aux nrbres fruitiers de la durée , del’abondancè & de la propreté. Les »r-