Band 
Tome troisieme. APA - ATZ.
Seite
194
JPEG-Download
 

194 A R B

passe la Sorle de !a selle à ourdir. VoyezSelle a ourdi R. 1! y a encore au cen-tre de i’extrémité d’en-bas, nn pivot defer qui entre dans une petite crapaudineplacée au centre des.traverses d’en-bas.C’est fur ce pivot que arbre tourne pen-dant le travail. OURDISSOIR.

Chez les Tourneurs , c'cst un mandrinfait de plusieurs pieces de cuivre, de fer,&de bois, dont on le sert pour tourneren l’air, pour faire des vis aux ouvragesde tour , & pour tourner en ovale & end’autres figures irre'gulieres. V. Tour.

On voit par les exemples qui précé-dent , qu’il y a autant d 'arbres difterensde nom , qu’il y a de machines différentesoù cette pieee se rencontre; mais qu elle apresque par-tout la même fonction : aussiles différentes sortes A'arbres dont nousavons fait mention, suffiront pour faireconnoùre cette fonction.

ARBRISSEAU, frutex , s. m. Hift.fiat. bot. , plante ligneuse , du tronc delaquelle s’élevent plusieurs tiges bran-chées , qui forment naturellement unbuisson. II n’estpas possible de détermi-ner précisément ce qui distingue un ar-hrissau d’un arbre; il est sûr qu’un ar-brifcaueíh moins élevé qu’un arbre , maisqueile différence y aura-t-il entre la me-sure d’uo grand urbrijfeau & d’un petitarbre? L'arbrijJèau fera quelquefois plusgrand que 1 arbre. Cependant on peut es-timer en général la hauteur d’un arbris-seau , depuis environ six jufqll’à dix oudouze pies; tels font l’aubépin, le grena-dier, le filaria, (sc. Voyez Afi bb E. (I)

Sous-arbrisseau , f. m. sujfrutex ,plante ligueuse qui produit d’un seultronc plusieurs menues branches qui for-ment un petit buisson. Les sous-arbrijseasixfont plus petits que les arbrisseaux, com-me leur nom le désigne. On peut regar-der comme sous - arbrisseaux , toutes lesplantes ligneuses que l’on voit fous famain, lorsqu’on est debout, comme lesgrofeliers, les bruyères, fisc. Voy. Ar-brisseau. (I)

ARBROT , s. m. terme d’Oiseleur , c’estun petit arbre garni de gluaux. On ditprendre les oiseaux à Varbrot.

ARBUSTE, sub. m. Hift. nat. bot. ,très petite plante ligneuse, telle qu’unsous-aíbrisseau. V- Sous-arbrisseau.

œ

ARC

ARC, arme offensive propre à combat-tre de loin, faite de bois, de corne oud’une autre matière élastique, & que l’onbande fortement par le moyen d’une cor-de attachée aux deux extrémités, eníbr-te que la machine retournant à son étatnaturel , ou du moins sc redressant avicviolence, décoche une fléché. Voy. Flé-ché, TIRES DE L’ARC.

LVn-c est Parme la plus ancienne & laplus universelle. Les Grecs, les Ro-mains, mais sur-tout les Parthes, s’enservoient fort avantageusement. Elle estencore en usage en Asie , en Afrique ,& dans le nouveau monde. Les anciensen attribuoient l’invention à Apollon.

Avant que l’usage des armes-à-Feu fûtintroduit eii Europe , une partie de P in-fanterie étoit armée (Parer, & l’on nom-moit archers les soldats qui s’en ser-voient. Les habitons des villes étoientmême obligés de s’exercer à tirer deParc ; c’est l’origine des compagnies bour-geoises, des compagnies de P arc, quisubsistent encore dans plusieurs villes deFrance. Louis XI abolit en mgi l’usagede Parc & de la fléché, & leur substituales armes des Suisses, la halebarde, lapique, & le sabre.

En Angleterre on fait un grand usagede Parc ; il y a eu même des loix & desréglemens pour engager les peuples àfe perfectionner dans Part d’en tirer.Sous le régné de Henri VIII, le parle-ment fe plaignit que les peuples négli-geaient un exercice qui avoit rendu lestroupes Angloifes redoutables à leursennemis; & en effet, elles durent enpartie à leurs archers le gain des batail-les de Créci, de Poitiers, & d’Azincour.Par un règlement d’Henri VIII, chaquetireur d’arc de Londres est obligé d’enfaire un d’if & deux d orme, de cou-drier, de frêne, ou d’autre bois: ordreaux tireurs de la campagne d’en fairetrois. Par le huitième règlement d’Elifa-beth , chap. x, les uns & les autres fu-rent obligés d’avoir toujours chez euxcinquante arcs d’orme , de coudrier, oude frêne, bien conditionnés. Par le dou-zième règlement d’Edouard, chap. ij , ilest ordonné de multiplier les arcs, & dé-fendu de les vendre trop cher. Les meil-leurs ne pouvoient pas valoir plus de sixfols huit deniers. Chaque commerçant